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Mis à jour : il y a 2 heures 30 min

Lutte contre l’esclavage : la rapporteuse appelle à un partenariat

il y a 10 heures 22 min

La Rapporteuse Spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Mme Urmila Bhoola, insiste sur la nécessité « de partenariats pour éliminer entièrement l’esclavage, ses causes et ses conséquences », dans une déclaration faite au terme d’une mission de 3 jours en Mauritanie.
L’objectif de ce déplacement est d’évaluer la mise en œuvre d’une feuille de route en 29 points pour l’élimination « des séquelles » de l’esclavage adopté en mars 2015 par le gouvernement mauritanien.
Au cours de ce voyage, l’experte onusienne a rencontré les autorités gouvernementales, les responsables des organisations de la société et les partenaires au développement, notamment les dirigeants des agences onusiennes.
Ainsi, l’experte onusienne « encourage la communauté internationale, y compris les donateurs et le bureau régional de l’ONU, à continuer à fournir un support financier substantiel au gouvernement, aux organisations de la société civile et autres parties prenantes dans la mise en œuvre en cours de la feuille de route et à s’assurer que les droits des victimes de l’esclavage et des pratiques semblables à l’esclavage soient intégrées à leurs activités ».
Les conclusions de cette mission en Mauritanie seront présentées au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU au mois de septembre 2017.
En dépit d’une législation juridique et judiciaire abondante adoptée par les autorités ces dernières années, le phénomène de l’esclavage reste au centre d’une vive polémique en Mauritanie.
Le gouvernement reconnait l’existence de «séquelles ».
Les ONG anti esclavagistes dénoncent un phénomène « couvert par une complicité et une impunité » favorisées par l’absence d’une réelle volonté politique.

TMLSA annonce un changement de direction à la mine de Tasiast

ven, 2017-04-28 12:56

Nouakchott, 28 avril 2017- Tasiast Mauritanie Limited S.A (TMLSA ou Tasiast) annonce qu’un changement de direction à la mine de Tasiast interviendra  à la fin du mois de mai 2017.

M. Raitt Marshall, qui occupe la fonction de Directeur Général depuis 2015, va quitter la Société pour se consacrer à d’autres activités. Sous sa direction, la mine de Tasiast a maintenu de solides performances en matière de sécurité au travail. Elle a amélioré la production et la fiabilité des opérations et a effectué des réductions de coûts en mettant l’accent sur les initiatives d’amélioration continue.

La recherche d’un nouveau Directeur Général est en cours. Sa nomination sera annoncée dans les prochains mois.

Dans l’intervalle, M. Grahame Smith, Directeur des Opérations à la mine, assumera les fonctions de Directeur Général par intérim. Il a rejoint Tasiast en 2011 où il a depuis occupé plusieurs hautes fonctions, notamment celle de la direction quotidienne des opérations.

 

Appel à candidature: Prix Cheikh Oumar NDIAYE 2017

ven, 2017-04-28 12:45

Le Club des Jeunes Journalistes (CJJ) organise la première édition du Prix Cheikh Oumar Ndiaye le 3 Mai 2017 à l’occasion de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse.

 

Concept :

Le Prix Cheikh Oumar Ndiaye prime les meilleurs :

  • Animateurs (radio - télé)
  • Reporters (écrit - radio - télé - web)
  • Monteurs (radio - télé)
  • Présentateurs (radio - télé)
  • Caméramans
  • Photographes

Objectif :

Le Prix Cheikh Oumar Ndiaye rend hommage à notre confrère décédé qui fut le premier président et l’un des membres fondateurs du Club. Le Prix encourage le journalisme professionnel et de qualité.

Comment postuler :

Tout journaliste (homme/femme) remplissant les critères suivants peut poser sa candidature :

  • journalistes de la presse écrite/électronique et de l’audiovisuel
  • journaliste cameraman/photographe
  • Animateur et monteur audiovisuel
  • Langue : Arabe, Français, Hassanya, Poular, Soninké ou Wolof
  • Aucune limite d’âge.

  • aucun thème spécifique exigé

 

La candidature doit parvenir au plus tard le lundi 1er mai 2017 à 12h à l’adresse suivante :prixchek17@gmail.com

ou au siège de Radio Nouakchott Libre.

 

L’attribution du Prix Cheikh Oumar Ndiaye aura lieu le 3 mai à Nouakchott (20h à La Case).

 

Le Club des Jeunes Journalistes a été fondé le 14 Février 2013 pour créer un cadre d’échanges professionnels et d’offrir des opportunités de formation aux jeunes journalistes. 

RFI Challenge App Afrique

ven, 2017-04-28 10:09

La deuxième édition du RFI Challenge App Afrique est lancée depuis le jeudi 27 avril au cours de l’émission 7 milliards de voisins sur RFI.

Cette compétition, ouverte à tous les Africains et jeunes entreprises basés sur des territoires francophones du continent, vise à développer des services numériques (sites internet, applications, services SMS..) qui améliorent l’éducation des filles.

Les candidatures seront ouvertes du 27 avril au 30 juin sur le site Internet dédié à l’opération [1]http://appafrique.rfi.fr/fr/.

https://mr.ambafrance.org/RFI-Challenge-App-Afrique

Cérémonie remise des prix Habib Ould Mahfoudh

ven, 2017-04-28 09:46

La cérémonie de remise du prix Habib Ould Mahfoudh du meilleur article 2017 aura lieu le Mercredi 03 mai à 17:00 au Nouakchott Hotel (en face du palais des congrès). 

 

 

 

 

 

ينظم حفل تسليم جائزة حبيب ولد محفوظ 2017 لأجود مقال يوم الأربعاء 03 مايو عند الساعة الخامسة عصرا في فندق انوكشوط أتيل مقابل قصر المؤتمرات

Des volontaires saoudiens opèrent au CNC

ven, 2017-04-28 00:57
Depuis le 25 avril 2017, une mission de volontaires  saoudiens, spécialisés  en  cardiologie effectue un séjour au centre national de cardiologie de Nouakchott (CNC). Composée de   cinq cardiologues, rompus au métier,  et  connus  pour leur notoriété, la mission humanitaire  a aussitôt  entamé,  avec leurs  collègues mauritaniens, des opérations de cardiopathies sévères, sur  une soixantaine de patients atteints de cette pathologie, ceci, au niveau de   l’unité de chirurgie du centre.   Outre la prise en charge  des malades, cette mission permet, par la même occasion, de renforcer  les capacités du personnel   et  d’actualiser  ses connaissances. Signalons que cette mission est rendue possible  grâce à la contribution de la fondation  BNM,  qui a pris en charge, tous les frais liés à l’hébergement. Cette mission rentre dans le cadre des efforts que le CNC déploie pour assurer une large couverture des populations déshéritées, mais aussi  de  limiter les évacuations sanitaires vers l’étranger. La mission humanitaire des volontaires saoudiens prendra fin le 1er mai prochain.    

Meurtre à Gani

jeu, 2017-04-27 12:07

Depuis le 10 avril 2017, la petite localité de Gani située dans le département de Tékane défraie la chronique à cause de l’assassinat d’un jeune commerçant de 23 ans répondant au nom d’El Houssein sauvagement tué par un habitant du village répondant au nom d’Idrissa Gaye. Dans l’intention de voler sa victime, l’assassin s’est embusqué dans la forêt attendant le retour de celle-ci qui partait chaque soir à vélo pour apporter la pitance à son troupeau de vaches placé à un peu plus d’un kilomètre du petit village. Lorsqu’El Houssein passe à son niveau, Idrissa lui asséna un coup mortel sur la tête et prit tout son temps de cacher le corps sous des branches et de subtiliser les téléphones de feu El Houssein. Lorsque ses parents qui l’attendaient pour le dîner s’impatientèrent de le voir revenir et qu’il était injoignable sur tous ses portables, ceux se résolurent à signaler sa disparition au poste de police. Quelques rapides investigations permirent de découvrir le corps et le vélo de la victime dans la forêt. Systématiquement, les autorités procèdent à l’arrestation de 17 Peulhs dont des femmes et des hommes dont les parents prétendent qu’ils ont été objets de toutes sortes d’humiliations et de tortures. Les détenus n’ont été relaxés que le 26 avril 2017 quelques jours après que l’assassin a été retrouvé.   

L'UNPO félicite IRA et son président

jeu, 2017-04-27 09:49

Un membre de l'Organisation des nations et des peuples non représentés (UNPO), en l’occurrence l’activiste et abolitionniste Biram Dah Abeid, a été choisi par Time Magazine parmi les 100 personnes les plus influentes de 2017. Ce choix est une reconnaissance des efforts nourris de Biram Dah Abeid pour l’instauration de la justice et pour le respect des droits humains en Mauritanie. Récemment, le fondateur et Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie), a reçu le Prix Emilio CASTELAR en Espagne. L'UNPO félicite M. Biram Dah Abeid pour cette reconnaissance par Time et abonde dans le sens des propos du Directeur de l'organisation Anti-Slavery International, M. Aidan McQuade, qui qualifie M. Abeid "d’être une inspiration pour des milliers d’individus qui continuent de résister à l’esclavage en Mauritanie et au-delà”.
Biram Dah Abeid est né en 1965 dans le village mauritanien de Jidrel Mohguen, près de Rosso, Trarza. Ses deux parents sont nés sous l’esclavage. Son père, Dah, finit par échapper l’esclavage, mais la pauvreté força son épouse à rester sous le joug de ce fléau. Le combat de Biram pour le triomphe de la justice et pour l’abolition de la forme moderne de l’esclavage dont souffre son groupe ethnique, les Haratins, a commencé alors qu'il avait 19 ans. A l’époque, il créa le Mouvement National Africain, mouvement dont l'objectif été de combattre la discrimination et l’esclavage dans son pays. En dépit de ses difficultés économiques et de son rang social, il arrive à décrocher sa Maîtrise en Histoire. L’activisme de M. Abeid a bourgeonné à travers les temps et plus tard il devint un membre du mouvement abolitionniste SOS Slaves.
En 2008, M. Abeid fonda l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie), une organisation qui défend les droits des esclaves et des anciens esclaves en Mauritanie et qui combat pour qu'ils accèdent aux opportunités éducatives et aux compétences culturelles nécessaires pour rompre les liens qui existent entre les esclaves et les maîtres. Aujourd’hui, la Mauritanie refuse encore de reconnaître IRA, en dépit du fait que l’organisation soit reconnue dans plusieurs autres pays. Malgré cela, l’organisation continue à user de la non-violence pour briser le silence officiel qui permet à l’esclavage de persister. Même si M. Abeid fut emprisonné plusieurs fois, il n’a jamais suspendu son combat pour le triomphe des droits humains dans son pays. En 2013, M. Abeid a reçu le Prix des Nations Unies pour les Droits Humains pour son perpétuel combat pour l’abolition de l’esclavage et pour la protection des droits humains de son peuple. En 2014, il se présente à l’élection présidentielle mauritanienne; il perdit contre M. Abdel Aziz.
L'UNPO se felicite de la décision de TIME Magazine de reconnaître M. Biram Dah Abeid sur sa liste annuelle des 100 personnes les plus influentes. Cette liste est publiée chaque année et identifie les personnes les plus importantes qui jouent un rôle remarquable en Politique, en Business, en Science, mais aussi dans les Arts et les Media. Le choix de M. Abeid est un message d’espoir tres fort au Haratin de la Mauritanie et aux activistes abolitionnistes de par le monde. Nous espérons que cette énième reconnaissance internationale fera pression sur Nouakchott pour l'obliger à abolir l’esclavage et pour mettre fin, une bonne fois pour toute, à la violation des droits humains des Haratin.

       

Pour une meilleure gouvernance de ressources minières : les journalistes se renforcent

jeu, 2017-04-27 00:20

18 journalistes des  médias publics et privés de 6 pays de l’Afrique de l’Ouest prennent part depuis ce mercredi 26 avril, à Bamako (Mali) à une session de formation des médias sur le thème de « la gouvernance des ressources minières en Afrique de l’Ouest ».

 En partenariat avec OSIWA (Open Society Institute for West Africa) et TrustAfrica, IRPAD (Institut de Recherche et de Promotion des Alternatives en Développement) est en train de mettre en œuvre une initiative régionale intitulée « Les Organisations de la Société Civile (OSC) de l’Afrique de l’Ouest s’engagent pour une meilleure gouvernance des ressources minières/naturelles ». La mise en œuvre de cette initiative dans six (6) pays de l’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal) est une opportunité pour mieux mobiliser les acteurs autour de la question fondamentale de valorisation/mobilisation des ressources nationales et régionales pour le développement. Le projet vise entre autres à renforcer les capacités des décideurs et des médias suite aux études menées dans les six pays. La présente session est celle dédiée aux médias publics et privés. Des parlementaires  des six pays ont pu, du 24 au 25 avril derniers, renforcer leurs capacités sur la bonne gouvernance des ressources minières et naturelles afin de  mieux comprendre les enjeux et contribuer aux changements de politiques et/ou de pratiques en lien avec les industries extractives. La consolidation du rôle et de la place des acteurs de la société civile dans l’interpellation des décideurs sur les questions d’équité dans le partage des ressources, de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources naturelles fait partie des objectifs spécifiques de la rencontre.

 

Il s’agissait aussi d’ouvrir le débat autour des ressources naturelles pour une prise de conscience des décideurs locaux (maires) sur la nécessité d’utiliser les revenus provenant des industries extractives pour le développement socio-économique des communautés.

A l’ouverture de la rencontre, le directeur exécutif de l’ IRPAD , Mamadou Goita, a salué la tenue de cet important événement qui permet d’assurer une mise à niveau des médias, des élus locaux et des parlementaires. Ce permettra aux différents acteurs aux yeux, de Goïta, « de jouer un rôle important dans la dynamique de construction du continent » et de faire face à l’exploitation abusive des ressources notamment celles liées aux industries extractives.

Plusieurs exemples provenant de différents pays montrent à suffisance que les ressources naturelles dont regorgent l’Afrique ne sont pas profitables aux Etats et aux peuples qui sont censés être les premiers responsables de leur exploitation. Cette situation est due en grande partie à l’insuffisance de la volonté politique qui doit permettre non seulement d’avoir des politiques cohérentes en la matière mais aussi de suivre, évaluer et capitaliser les engagements des décideurs vis-à-vis des processus de développement des différents pays.

Les sociétés minières spolient les communautés de leurs ressources, souvent avec l’aide des décideurs publics ou d’autres acteurs économiques. Les flux illicites, les exemptions fiscales, les changements dans les codes miniers, la corruption sont, entre autres, des causes essentielles qui compromettent l’avenir des investissements dans les zones minières. Chaque année, révèle Goita, le continent vit une hémorragie financière :50 milliards de $  sont perdus soit du fait d’évasion fiscale, de sous estimations des prix des matières premières ou du fait des flux financiers illicites. Cette importante manne financière aurait pu servir à financer l’intégralité des programmes de développement du continent, a assuré Mamadou GOITA.

En Mauritanie, la décision des autorités d’exonérer de TVA les entreprises minières sur certains produits est assez préjudiciable au trésor public. D’autant qu’en percevant la TVA, on anticipe sur la fraude. Or, sans la TVA, il n’y a pas de limites. Les parlementaires ont été édifiés sur cette anomalie bien particulière.

Avec la Nouvelle Vision Africaine des Mines (VAM) mettant l’accent sur l’exploitation minière comme un patrimoine à mettre au profit du développement, il existe une opportunité de travailler plus profondément sur des études de cas et de lutter pour des changements de politiques et de pratiques.

Avec le concours d’experts africains notamment le sénégalais Demba Moussa Démbélé et la burkinabé Karidia Sanon, il sera question entre autres des   grands enjeux liés à la gestion des ressources minières en Afrique de l’Ouest (Etat des lieux, enjeux et défis à relever) ; des Flux Financiers Illicites dans les industries extractives : Etat des lieux et perspectives en Afrique de l’Ouest, Forces et faiblesses des cadres institutionnels et réglementaires de la gestion des ressources minières en Afrique de l’Ouest : Etude de cas de la Guinée et échanges autour des expériences des autres pays.

Pouvoir/opposition : Le referendum cristallise les tensions

jeu, 2017-04-27 00:20

Depuis que le président de la République a décidé d’organiser un referendum, pour faire adopter les amendements constitutionnels préconisés par l’accord politique du 20 Octobre 2016, la tension, entre le pouvoir et l’opposition, se crispe. On peut même parler d’une « double crispation », dans la mesure où une partie des sénateurs de la majorité présidentielle s’oppose, également, auxdits  amendements. Le pouvoir doit donc se battre sur deux fronts. Un front intérieur, in « majorité présidentielle », qui gagne du terrain, et un front extérieur, celui de l’opposition dite « radicale », qui  refuse, en l’actuelle situation politique, toute idée de modification de la Constitution, un refus d’autant plus résolu que le Président entend s’appuyer sur l’article 38 de celle-ci. C’est dire que le referendum  annoncé pour le 15 Juillet ne fait pas l’unanimité en Mauritanie.

 

Bataille juridiques

Jugé inapproprié, en la présente occurrence, par le FNDU, le RFD, certaines organisations de la Société civile et nombre d’artistes, l’argument de l’article 38 est également très contesté par divers constitutionnalistes  et  non les moindres. L’opposition dite radicale a été la première à organiser une conférence-débat autour de cet article. Maître Lô Gourmo Abdoul et  le professeur Mohamed Lemine Ould Dahi y ont battu en brèche l’argumentaire du pouvoir. Pour les conférenciers et les nombreux intervenants, la manœuvre présidentielle, qui veut passer outre la défection du plus des deux-tiers des parlementaires – quorum exigé, par l’article 99, pour entamer toute procédure de révision de la loi fondamentale –   n’est rien d’autre qu’un  coup de force contre la Constitution ; plus exactement même, une « forfaiture ». D’où leur  détermination à faire barrage au projet  gouvernemental, en organisant des campagnes de sensibilisation auprès des acteurs politiques et des citoyens, espérant ainsi lever des manifestations de masse contre tout tripatouillage du texte fondamental. L’opposition n’est pas que de forme. L’usage de l’article 38, contre les articles 99 et suivants, spécifiquement dédiés aux éventuelles modifications de la Constitution, serait un précédent, craignent l’opposition et ses soutiens, qui pourrait permettre, à l’actuel chef de l’Etat, de déverrouiller, par le même recours, la limitation des mandats présidentiels et, partant, de se présenter à l’élection de 2019. Le FNDU et le RFD mettent en garde contre les conséquences imprévisibles d’une telle « hasardeuse aventure ». Mais, si tel est vraiment le projet d’Ould Abdel Aziz, l’opposition réussira-t-elle à lui « faire échec » ?

De son côté, le pouvoir n’est pas en reste. Depuis que son patron a décidé de transgresser le veto du Sénat, c’est grande ébullition dans la bergerie. Le Raïs a fait savoir qu’il n’entend pas échouer une seconde fois. Les troupes doivent  donc se remuer pour faire gagner le oui. A tout prix. Les militants et cadres de l’Union Pour la République (UPR), principale formation de la majorité présidentielle, sont entrés dans la bataille. Après la réunion du bureau exécutif,  il y a quelques semaines, et l’invite à  se mobiliser pour le triomphe du oui, toutes les structures du parti ont repris du service. Les meetings de soutien fleurissent partout dans le pays. Cadres, élus et simples militants n’ont même pas attendu  de connaître la date du scrutin et la convocation du collège électoral, pour rivaliser d’ardeur, exhibitionnisme et excès de zèle. C’est en masse que les laudateurs ont fini d’investir les media publics, pour  « réitérer leur soutien au président de la République, « sauveur », et « sublime bâtisseur », selon eux, de la Mauritanie. Pas besoin d’aller chercher loin les thèmes de la campagne : elles sont là, les « réalisations grandioses » du Raïs ! Nouvelle occasion  de les magnifier, pour convaincre les citoyens de ce pays, tant redevables à leur « président fondateur » !

Répondant  à l’argumentaire de l’opposition, le pouvoir a, lui aussi, organisé une journée sur l’article 38. Ses constitutionnalistes et juristes y ont été enjoints à conforter la décision du président de la République. En exercice ou à la retraite, anciens et nouveaux bâtonniers, présidents  de  la  Cour Suprême,  avocats et autres universitaires ont rivalisé d’ardeur, tandis que Radio Mauritanie et la TVM se disputaient la couverture médiatique de l’évènement.  Mais une question reste : quel est le degré réel d’engagement des troupes, depuis le vote négatif des sénateurs, désormais qualifiés de « frondeurs », pour ne pas dire « rebelles » ? Nombre de militants et sympathisants ne sont pas convaincus par le projet de leur président, certains n’hésitent même plus à vous l’avouer  en aparté. C’est peut-être ce qu’a compris le pouvoir, en décidant de séparer la question du drapeau du reste des amendements. Cela suffira-t-il à éviter un nouvel échec qui sonnerait, c’est évident, comme le désaveu final à une aventure entamée, voici près de neuf ans, avec l’orchestration, en sous-main, d’une fronde parlementaire ? Quelle ironie, alors, de l’Histoire…

DL

Faits divers… Faits divers… Faits divers…

jeu, 2017-04-27 00:17

Les braqueurs de l’agence BMCI cravatés

Trois des quatre braqueurs de l’agence BMCI du Centre émetteur ont été alpagués, vendredi21 Avril, par la Brigade de Recherche du grand Banditisme (BRB) du Commissariat Spécial de Police Judiciaire (CSPJ). Les limiers de la police ont mis la main sur une partie du montant dérobé, soit 20 millions, sur les 29.270.000 subtilisés lors du braquage, en pleine journée, à Nouakchott. Les armes et le véhicule qui ont servi pour l’opération ont été confisqués. Le quatrième braqueur est toujours en cavale.

Premier interpellé, Abdallahi ould Maouloud, 21 ans. Sans emploi et de mère de nationalité russe, Abdallahi s’active dans le travail humanitaire, via Besmat Kheir, une ONG fondée par des jeunes. Au cours de l’arrestation, les policiers ont découvert le véhicule de type « Avensis » volé qui a servi à l’opération, et les deux armes utilisées par les braqueurs : un Mauser et un pistolet. On a également trouvé les masques utilisés et une voiture neuve blanche, de type « Auris », achetée avec l’argent volé. Le deuxième  braqueur est gérant d’une usine de production de glace. Il est interpellé vers quatorze heures, dans le quartier « E-Nord », tandis que le sous-officier de l’armée de l’air, réputé chef du gang, sera arrêté à Bouhdida, juste après la prière du crépuscule. Les braqueurs passent bientôt aux aveux. Ils reconnaissent avoir confisqué, à un automobiliste, 400 000 UM, sous la menace d’armes, près de la zone universitaire, au moment où le président de la République animait sa dernière conférence de presse.

C’est sous un important dispositif de sécurité que les trois auteurs du braquage sont conduits, dimanche 23 Avril, en début de journée, par les services du CSPJ, sur les lieux de leur forfait, pour la reconstitution des faits qu’on rappellera ici succinctement. Vendredi 7 Avril, vers midi, le gang fait irruption dans l’agence de la BMCI de Tevragh Zeina, au quartier dit « Centre émetteur » et s’empare de 29.270.000 UM, avant de prendre la poudre d’escampette. Opération spectaculaire à Nouakchott. Les premiers suspects appréhendés réfutent toute participation à l’opération et sont bientôt relâchés, faute de preuve. La commission d’enquête, constituée des commissaires de police de Tevragh Zeïna 1, Sebkha 2 et Ksar 2, tâtonne et s’enlise. Mieux imprégnée de la pègre nouakchottoise et forte de lumineuses enquêtes, la BRB  est appelée en renfort pour pallier aux insuffisances des premiers enquêteurs qui s’étaient focalisés sur les multirécidivistes.

Les auteurs présumés se trouvent, actuellement, sous l’autorité du Parquet général, au CSPJ et seront déférés au terme des procédures de l’enquête. L’identité du dernier membre du gang encore en fuite est connue. « Son arrestation n’est qu’une question de temps », affirme la police.

 

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Arrestation de dealers et consommateurs de drogue en 2016 : Bilan effarant

L’Office national de  lutte contre la drogue, les substances  et produits psychotropes a révélé, jeudi, le bilan de son action, lors de l’année écoulée. Le chef de cet office-bureau, le commissaire Abdel Vetah ould Hababa, a  annoncé, dans un entretien radiophonique, que son bureau a transmis, au Parquet général, un total de 253 dossiers où sont incriminés 111 étrangers, en majorité ressortissants des pays voisins, et 376 mauritaniens.

Parmi les étrangers 27 maliens, 30 sénégalais, 3 gambiens, 14 ivoiriens, 8 guinéens, 3 ghanéens, 1 français, 7 marocains, 1 togolais, 3 chinois, 2 sierra-léonais, un bissau-guinéen, 2 béninois, 2 nigérians et 4 camerounais. Au rayon des quantités saisies de drogue et de produits psychotropes : 115 kgs de cocaïne, 4990 kgs de haschich, ainsi que d’importantes quantité d’alcool, notamment local, interdit par la législation mauritanienne. 8 véhicules ont été saisis, deux motocyclettes, un canot, ainsi que 2.446.000 UM et 397.215 FCFA.

Le commissaire a mis en garde contre les comprimés dopants, précisant qu’ils constituent un grand danger pour les adolescents. Le Droit répartit les drogues en deux catégories, informe-t-il : certaines très dangereuses et d’autres moyennement dangereuses, différemment sanctionnées par la loi. Abdel Vettah a souligné que le pays, point de passage pour les drogues dures à destination du Moyen-Orient et de l’Europe, ne constitue cependant pas un pays de consommation. Mais il accuse certains étrangers de vouloir promouvoir un marché de consommation pour les produits psychotropes qu’ils introduisent, à dessein, en Mauritanie. Et de constater leur utilisation grandissante, au sein de notre jeunesse, ajoutant que certains recourent à divers parfums de femme pour se saoûler.

Rassemblés par KAAW THIERNO

Aleg : Meeting de soutien aux amendements constitutionnels

jeu, 2017-04-27 00:06

La campagne de soutien aux amendements constitutionnels démarre en fanfare dans la mouqata’a d’Aleg avec un gigantesque meeting, le samedi 22 Avril, à proximité du domicile du wali. Le rassemblement a regroupé les six communes de la mouqata’a centrale : Aleg, Bouhdida, Aghchouguitt, Cheggar, Male et Djelwar.

Le meeting a commencé, aux alentours de 18 heures, par la lecture de quelques versets de Coran, par  Sidi ould Beyde, suivie de l’allocution du fédéral de l’UPR au Brakna, Mohamed ould Jahloul qui a, d’abord, salué les militants et militantes du parti venus des quatre coins de la mouqata’a, avant de noter que « cette mobilisation confirme leur attachement au projet de société du Président Aziz ». Avant de conclure en les invitant « à s’inscrire, massivement, sur les listes électorales et à voter oui au referendum du 15 Juillet prochain ».

Lui succédant, le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, mMohamed Abdallahi ould Ouda’a a d’abord transmis, aux militants, « les salutations du président de la République et du gouvernement de Yahya ould Hademine » avant de les remercier « pour leur mobilisation grandiose ». Poursuivant, le MHA a développé les grands thèmes des engagements du Président, à savoir la lutte contre la gabegie « qui a permis de réaliser plusieurs projets de développement », l’essor économique et social et l’enracinement de la démocratie. Lui emboîtant le pas,  Sid’Amine ould Ahmed Challa, conseiller à la Primature, s’est dit « satisfait de ce rassemblement qui réunit des élus du peuple (maires, députés, conseillers) et leurs bases », précisant que « le peuple est l’unique arbitre, lors des consultations électorales ».

Quant au représentant du président de l’UPR, Dedde ould Tolba, membre du Conseil national, il a adressé ses félicitations aux responsables politiques de la mouqata’a et à leurs bases pour cette mobilisation. « Nous pouvons compter sur vous, dans la bataille que menons pour la victoire du camp du oui ». Puis il a énuméré les réalisations accomplies dans la région, comme l’Ecole des métiers, l’extension des réseaux électriques et routiers ou la construction, en cours, d’une usine de lait à Boghé.

D’autres personnalités ont pris tour à tour la parole pour appeler au triomphe du oui. Aidahi ould Cheikh El Qadi, ambassadeur au Yémen, Den ould El Bar et Zeïni ould Ahmed El Hady, députés d’Aleg, Abderrahmane ould Brami, responsable des jeunes, Aminettou mint Mewloud, ex-député d’Aleg et présidente d’un réseau d’ONG, Hawa mint Maatalla, responsable des femmes, et Sidi ould Yowma ont tous abondé dans le même sens, vantant « les réalisations accomplies depuis l’avènement d’Ould Abdel Aziz ». 

On aura noté, au meeting, la présence de délégations venues de la mouqata’a de Boghé, notamment des villages d’Afjeïjir, Dar Salam (commune d’Ould Birome) de Mballadji et d’El Amra (commune de Boghé).

 

Brahim ould Ely Salem

Cp. Brakna

Un Macron, un, pour la Mauritanie !

jeu, 2017-04-27 00:05

Encore une fois, le populisme dégomme les idéologies auxquelles les peuples du monde ne semblent plus croire. Après que les promoteurs du Brexit l’ont emporté, haut la main, sur ses détracteurs et que l’élection surprise de Donald Trump est tombée, comme un couperet, pour remettre en cause tous les calculs diplomatiques et politiques internationaux, voilà que la très probable élection d’Emmanuel Macron vient renforcer la tendance internationale au clash idéologique, nouvel espoir pour les centaines de millions de citoyens des grandes puissances. Renvoyant, dos à dos, Gauche et Droite, pour choisir un jeune banquier de 39 ans, promoteur, il y a moins de deux ans, d’une organisation informelle, les Français ont voulu exprimer un désaveu cinglant aux éternelles promesses sans lendemain, incarnées, depuis plus d’un siècle, par des partis idéologiques en perte de vitesse. Pendant toute la campagne, l’ancien ministre de l’Economie et des finances de Manuel Valls a dit, à qui voulait l’entendre, qu’il n’était ni de gauche ni de droite mais qu’il avait une ambition pour la France et les Français, dépassant les clivages de ces deux approches figées. Le message du très probable futur président de la France semble avoir fait mouche. Normalement, eu égard aux appels à voter, en sa faveur, de quasiment tous ses anciens adversaires du premier tour, à l’exception du candidat de la France Insoumise, Jean Luc Mélenchon et de Dupont-Aignan, Emmanuel Macron devrait l’emporter haut la main, le 7 Mai prochain, contre Marine Le Pen, la tonitruante patronne de l’extrême-droite. Les Français n’ont plus qu’à choisir entre un centriste pro-européen et une extrémiste qui ne cache pas ses appréhensions envers l’Europe et la migration. Comme en France, la Mauritanie a besoin d’un charismatique sauveur qui sorte de nulle part, qui n’appartiendrait ni à la majorité ni à l’opposition toutes deux incapables, semble-t-il, de poser les véritables problèmes nationaux autour desquels le maximum de Mauritaniens pourraient s’unir. De 1992 à aujourd’hui, rien d’intéressant n’a été servi, aux Mauritaniens, pour se débarrasser, une fois pour toutes, du rouleau compresseur d’une oligarchie militaire transmise, de flambeau d’officier à mèche d’officier. Aucune majorité n’a eu autre courage que couvrir son président d’apologie et de panégyrique, afin de pour profiter, indûment, des retombées sonnantes et trébuchantes de postes juteux distribués, par le flatté, suivant le degré d’allégeance et de compromission. Jamais aucune opposition n’a pu dépasser les querelles personnelles de ses « leaders » et proposer, au peuple, une alternative crédible en d’un vrai changement qui débarrasse le pays de l’étau étrangleur des militaires. Les rares opportunités qui se sont présentées, comme en 1992 ou 2007, ont été ratées, à cause de mesquines ambitions personnelles qui nous ont renvoyé aux éternelles petites combines, connues de tous. Deux ans avant la présidentielle de 2019, un aussi providentiel mouvement, comme l’En-Marche de Macron, permettra-t-il de secréter un tout aussi providentiel homme, qui ne soit ni de la majorité ni de l’opposition et puisse rassembler, autour d’un programme d’espérance, toutes les forces vives nationales, afin de sortir le pays de la situation où il s’est embourbé depuis un certain 10 Juillet 1978 ?

El Kory Sneiba

28ème anniversaire des déportations des Noirs de Mauritanie: le message de Monsieur BA Mamadou Sidy, Président des Flam

mer, 2017-04-26 23:53

Mauritaniennes mauritaniens

Sympathisantes et sympathisants

Chers camarades, militantes et militants des FLAM

 

Avril 1989 - Avril 2017. Depuis 28 ans la plaie reste toujours béante. Elle marque aujourd’hui encore la fracture nationale qui entrave une cohabitation juste, saine et durable entre les différentes communautés de notre peuple.

Les événements d’avril 1989 ne peuvent être relégués aux calendes grecques. Ils demeureront éternellement présents dans la mémoire collective du peuple négro-mauritanien humilié, martyrisé et déporté par le système beydane.

Si au Sénégal, la réaction de la population a été spontanée suite aux déclarations immorales et irrespectueuses de l’ancien ministre de l’Intérieur mauritanien Djibril ould Abdallah qui disait « la mort de deux simples sénégalais ne doit pas provoquer des tensions entre les deux pays », en Mauritanie par contre, la tuerie des Noirs a été planifiée, organisée, dirigée et exécutée par le système beydane qui s’est servi largement des harratines dans cette sale besogne.

Les responsables de ces pogroms sont toujours en Mauritanie dans les hautes sphères de l’Administration et parfois briguent des mandats électifs, à l’instar d’Ely Ould Mohamed Vall, alors qu’ils devraient être en prison

Nous devons, tous sans exception, dire HAUT et FORT « plus jamais ça en Mauritanie ».

Le système beydane, responsable de cette barbarie, n’a rien fait pour régler cette question nationale en Mauritanie. Au contraire, il s’est davantage radicalisé dans sa politique d’exclusion des Noirs.

Aujourd’hui, ce système a mis en place un recensement de la population qui s’apparente plutôt à un génocide biométrique. Les populations noires partout où elles se trouvent, sont confrontées à des difficultés pour s’enrôler et entrer en possession de pièces d’identité qui leur permettent de se compter comme citoyens à part entière de leur pays, la Mauritanie :

- à l’extérieur de la Mauritanie, les expatriés, qui constituent la diaspora mauritanienne, ne peuvent plus renouveler leur titre de séjour dans leur pays d’accueil et perdent leur emploi. Ils se « clochardisent » et sont dans l’impossibilité de prendre en charge les membres de leur  famille à proximité (épouse et enfants), à plus forte raison ceux laissés au pays et qui dépendaient d’eux.

Par cette action, le système beydane rectifie une « erreur » qu’elle s’est reproché : en déportant au lieu de tuer : il a permis aux fils de la vallée de s’instruire, d’avoir des cadres bien formés et d’avoir les moyens de construire dans leur village respectif et de rendre autonome leur famille restée au pays ;

- à l’intérieur de la Mauritanie, les Noirs sont devenus des sans-papiers et à terme, ils seront considérés comme des étrangers et devront se munir de carte de résidents au même titre que les Sénégalais, Maliens, Guinéens, etc….ou ils seront expulsés.

Pour parachever son œuvre de marginalisation et d’exclusion, le système beydane, parce que conscient de la difficulté de recensement des parents noirs, cible le dernier maillon : la jeunesse négro-mauritanienne.

La présentation d’une pièce d’identité obtenue à partir du recensement biométrique mis en place, est devenue une condition incontournable pour accéder à tous les examens (primaire, secondaire, universitaire) et des concours professionnels.

La Mauritanie viole ainsi la convention internationale des droits de l’enfant adoptée le 20 novembre 1989 par les Nations Unies, qu’elle a ratifiée le 8 avril 1991, en n’assurant pas le droit d’aller à l’école à des enfants qui doivent, au préalable, présenter une pièce d’identité, à partir de 10 ans, pour accéder au système éducatif mauritanien.

Le 28ème anniversaire des déportations et des massacres des Noirs mauritaniens doit nous renforcer dans notre lutte pour démanteler le système beydane qui constitue un frein à l’unité nationale de toutes les femmes, de tous les hommes et de toutes les personnalités honnêtes de notre peuple, pour créer des conditions optimales afin de réaliser et de consolider l’unité nationale.

Ces hommes et ces femmes, dont certains ont payé de leur vie, pour que les Mauritaniens, toutes communautés confondues, vivent dans la dignité humaine, la paix sociale et le respect mutuel.

C’est l’occasion de rendre ici un hommage mérité à nos martyrs : Touré Zakaria, Ba Abou morts les armes à la main et à tant d’autres combattants qui ont sacrifié leur vie pour notre noble cause : Ba Abdul Ghoudous, Ba Alassane Oumar, BA Seydi, Djigo Tapsirou , Sarr Amadou, SY Saydou,……..

Cette lutte que nous menons, chaque Mauritanienne et chaque Mauritanien y a sa part sans distinction partisane. C’est pourquoi nous profiterons de ce message pour saluer le courage de certaines femmes noires qui ont marqué depuis quelques années la scène politique mauritanienne ; des femmes courageuses, consciencieuses et combattantes :

- Habsa Banor Sall, membre fondateur des FLAM, combattante infatigable. Déportée en 1989, séparée de ses enfants au moment où son époux, notre camarade de combat Ibrahima Abou Sall, croupissait avec nous en prison ;

- Sawdatou Wane, honorable députée qui a réellement rempli avec fidélité son devoir de parlementaire, représentante du peuple ;

Aminata Niang, honorable députée qui travaille inlassablement pour le respect de la dignité humaine.

- Kadiata Malick Diallo, ex députée,  dame de fer qui, pendant son mandat de députée, avait marqué l’Assemblée nationale par ses prises de position remarquables ;

- l’infatigable « avocat des sans voix et des sans droits », maître Fatimata Mbaye qui, inlassablement, défend les opprimés devant les tribunaux mauritaniens inféodés au pouvoir raciste et esclavagiste.

Ces femmes sont la fierté de notre peuple en général, et de la communauté negro-mauritanienne.

D’autres femmes noires ont également fait preuve de bravoure face à l’oppression beydane. Elles sont nombreuses et méritent aussi notre respect.

L’oppression ne peut perdurer sans qu’une résistance ne s’organise. Cette résistance s’est encore manifestée dimanche 16 avril 2017 par une action pacifique organisée par la jeunesse mauritanienne, toutes communautés confondues, qui a été réprimée sauvagement par la soldatesque de Mohamed Ould Abdel Aziz.

Mais grâce à la conjonction des forces, le pouvoir a reculé. Nos jeunes ont relevé le défi en se mobilisant massivement pour forcer ce régime raciste à libérer leurs camarades injustement incarcérés.

Mohamed Ould Abdel Aziz n’a cure des problèmes des Mauritaniennes et des Mauritaniens qui ne savent plus où donner de la tête accablés qu’ils sont par la cherté de la vie, les démarches incessantes et contraignantes pour s’enrôler, la recherche d’emploi pour les jeunes et toutes les difficultés semées quotidiennement sur leur route par ce régime incompétent et gabégiste.

Mohamed Ould Abdel Aziz œuvre plutôt pour imposer son référendum anti-constitutionnel que les FLAM appellent à boycotter parce qu’il est loin d’être la préoccupation majeure des Mauritaniennes et des Mauritaniens.

Les priorités sont ailleurs.

Une Mauritanie démocratique  qui respecte la dignité humaine de chaque Mauritanien est le sens de notre combat,

La lutte contre le racisme, contre l’esclavage contre l’islamisme terroriste est la raison de notre action,

Unissons-nous pour briser les carcans de l’oppression du système beydane raciste et esclavagiste.

Gloire et hommage à nos Martyrs

Vivent les flam

Mamadou Sidy BA

Président des FLAM

 

L’Ambassade d’Afrique du Sud célèbre le 100e anniversaire d’Olivier Tambo et 23e journée de la liberté. «L’Afrique du Sud et la Mauritanie entretiennent d’excellentes relations»

mer, 2017-04-26 23:26

Dans le cadre des festivités marquant la célébration du 100e anniversaire d’Olivier Tambo, et  la 23e année de la journée de la liberté,  Louis Pienaar, l'ambassadeur de l’Afrique du Sud a tenu, ce matin dans la chancellerie de Nouakchott, un point de presse.

Une occasion pour le diplomate sud-africain de brosser sommairement la vie et l’action d’Olivier Tambo (1917 – 2007). Membre fondateur de l’ANC, son dirigeant historique,   compagnon de Nelson  Mandela,  premier président  noir  post apartheid, avec qui il créa, un cabinet d’avocats en 1952, Tambo  est  l’un des  artisans de la lutte  contre le système d’Apartheid  qui  a gouverné  l’Afrique du Sud jusqu’en 1994.

Son excellence Louis Pienaar  a  ensuite  rappelé le soutien  actif de la Mauritanie à la lutte de l’ANC contre l’Apartheid, indiquant au passage que Tambo a bénéficié d’un passeport diplomatique  mauritanien, ce qui lui a permis de voyager à travers le monde pour plaider la cause de l’Anc et des populations sud-Africaines. Aujourd’hui, affirme le diplomate, la Mauritanie et l’Afrique du Sud entretiennent d’excellentes relations.

Le diplomate sud-africain a ensuite  brossé les réalisations de son pays depuis  la fin de l’Apartheid en 1994. Héritant  d’un système inégalitaire, l’ANC qui dirige le pays, s’attèle, depuis  sa libération du joug  de d’Apartheid,  à  améliorer  les conditions de vie des populations,  à rétablir les égalités entre les citoyens, à éradiquer la criminalité, les trafics de drogue et des armes, en somme à  mettre  le pays sur  l’orbite  de l’émergence. C’est pourquoi, d’importants efforts ont été  déployés  dans   les  domaines  prioritaires  des  gouvernements  sud-africains, depuis Mandela (éducation, santé, agriculture, mines, industrie, énergie, eau, droits humains, gouvernance,  environnement). L’objectif de tous ses efforts est de  créer la croissance et de la richesse, de créer des  emplois  et partant, lutter contre le chômage  et les inégalités. La tâche n’est pas facile, reconnaît son excellence, Louis Pienaar, mais, l’Afrique du Sud est déterminée à relever les défis, en  privilégiant  le dialogue pour  surmonter les difficultés.

Répondant à une question relative  aux expulsions de citoyens africains  par l’Afrique du Sud, le diplomate, après avoir invité à faire la part des chose, a indiqué qu'il ne s’agit pas de politique de l’État mais l’œuvre de criminels  et de trafiquants de drogues et des armes, ce que le gouvernement combat fortement.

Relativement aux manœuvres de positionnement  entre  le vice-président, Ciryl  Ramaphosa et Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre et ancienne présidente de la commission de l’Union africaine, l’ambassadeur a  demandé d’attendre  le congrès de l’ANC qui désigne son  nouveau président  et probable candidat à la  présidentielle de 2019. Il reconnaît que les deux personnes sont  de fortes personnalités  au sein du parti qui arbitrera.

Signalons qu’à cette occasion, son excellence, Louis Pienaar  organise, demain jeudi, à partir de 19H, à l’hôtel Mauri – Center,  une réception  à  l’intention des membres du gouvernement et  du corps diplomatique accrédité à Nouakchott.

  

 

 

L’AMLE célèbre la journée de lutte contre le paludisme

mer, 2017-04-26 14:23

L’Association Mauritanienne pour la lutte Contre les Epidémies a célébré mardi 25 avril 2017 la journée internationale de lutte contre le paludisme. Plusieurs dizaines des militants de l’AMLE ont participé à cette célébration organisée dans l’enceinte de la maison des jeunes de la Moughataa de Riyad. Dans son allocution, le Maire adjoint de Riyad a remercié les responsables de l’AMLE de procéder chaque année depuis sa création en 2014 à la commémoration de cette journée dans une Moughataa où le paludisme continue à faire des ravages. Lui succédant, Coumba Alassane Diallo, la présidente de l’organisation a inscrit son action dans la mise en œuvre de la stratégie nationale visant à éradiquer définitivement le paludisme de la Mauritanie. Selon la présidente de l’AMLE, si des progrès considérables ont été enregistrés dans la lutte contre le paludisme, cette maladie reste cependant une maladie redoutable et meurtrière. L’Association Mauritanienne de Lutte contre les Epidémies va organiser une tournée de sensibilisation dans certaines wilayas du sud considérées comme parmi les plus affectées par le Malaria. L’AMLE a été créée en 2014 pour contribuer à combattre les épidémies en général et le paludisme en particulier à travers la sensibilisation des décideurs politiques, les élus, les leaders d’opinion, les populations et les différents segments de la société pour la mobilisation des ressources et la synergie des énergies afin de concevoir des politiques et des programmes de lutte contre les épidémies, d’une part, et de réponse adéquate aux maladies qui se déclarent de temps à autre.

Conscience et détermination de notre jeunesse

mar, 2017-04-25 12:06

Le 16 avril 2017 un groupe de jeunes Mauritaniens de divers horizons, ont organisé une marche pacifique pour demander aux autorités de trouver des solutions appropriées aux problèmes des populations en général et à ceux de la jeunesse en particulier.

 

Ils ont notamment demandé la simplification des procédures d'obtention de documents d'état civil et posé la problématique du chômage et de l’exclusion des jeunes.

 

Ces revendications pacifiques et légitimes ont été violemment réprimées et dix jeunes gens ont été arbitrairement arrêtés.

 

A l’issue de leur procès organisé le jeudi 20 avril 2017, les jeunes protestataires ont été libérés. Cependant Madame Oumou Kane, qui avait soutenu leur action a été condamnée à trois mois de prison avec sursis.

 

SOS-Esclaves, organisation de lutte contre l’esclavage et de défense des droits de l’homme:

  • Soutient les revendications légitimes de la jeunesse et demande aux pouvoirs publics de leur apporter des solutions appropriées.

 

  • Condamne la répression injustifiée d’une manifestation pacifique de la jeunesse qui aurait due être accueillie avec la plus grande bienveillance.

 

  • Note avec satisfaction le caractère hautement symbolique et patriotique de cette action qui a rassemblé des jeunes de différents horizons ethniques, culturels et socio-professionnels. Une telle approche est louable dans un pays où les risques de division sont grands et dans un monde où les conflits identitaires se multiplient.

 

  • Demande l’acquittement définitif de Madame Oumou Kane et la félicite, elle et ses compagnons pour leur comportement empreint de patriotisme et de dignité.

 

  • En appelle à tous les mauritaniens pour qu’ils unissent leurs efforts pour combattre toutes les formes d’injustice car ainsi seulement ils pourront créer les conditions de l’unité nationale, de la paix civile et du développement durable.

 

 

BOUBACAR MESSAOUD

Compte rendu visite de Biram à Rostock

mar, 2017-04-25 09:12

Le Président d'IRA, Biram Dah Abeid a quitté Berlin ce matin pour se rendre à New York où il assistera au Gala/ cérémonie de remise des prix aux 100 personnalités les plus influentes du monde sélectionnés par le célèbre Magazine américain « Time » dont il fait partie.

Au cours de son court séjour en RFA, le Président de IRA qui répondait à l'invitation des militants de IRA - Allemagne et des membres de la société civile allemande à Rostock, a tenu une importante conférence sur le thème « esclavage et racisme anti-noir en Mauritanie ».

Dans son discours de bienvenue, Moctar Kamara, Président du Conseil Central de la Communauté Africaine en RFA (Zentralrat der afrikanischen Gemeinde in Deutschland), a remercié le Président de IRA d'avoir accepté de venir animer cette conférence à Rostock.

Il a rappelé la résolution du Congrès panafricain de Munich d'octobre 2015 qui appelle toute la diaspora africaine à soutenir le combat des militants abolitionnistes mauritaniens dans leur lutte contre l'esclavage et le racisme en vigueur en Mauritanie. A ce titre, il a réitéré le soutien du Conseil Central de la Communauté Africaine en RFA et de son Président au Combat de Biram Dah Abeid.

Prenant la parole, le président Biram Dah Abeid a remercié la communauté africaine d'Allemagne pour son soutien à la cause de IRA, ainsi que les membres de IRA - Allemagne  et leur soutien pour cette invitation.

Après une projection vidéo retraçant le combat de IRA et de son Président contre l'esclavage en Mauritanie, la conférence proprement dite a commencé.

Biram Dah Abeid a dénoncé les interprétations erronées de l'islam en vigueur en Mauritanie qui justifient l'esclavage qui contribuent à favoriser l'esclavage mental dans lequel les esclaves sont maintenus. Il a rappelé les tentatives de génocides, les pogroms, exécutions sommaires et tentatives de dénégrification du pays dont les noirs et particulièrement la composante peule de la Mauritanie ont été l'objet de 1989 à 1992.

Il a déploré que les auteurs de ses crimes continuent à exercer des hautes fonctions en Mauritanie et ne sont point inquiétés pour les crimes ils ont commis.

Pour finir le Président Biram Dah Abeid a demandé aux allemands présents de faire pression sur leurs élus et sur leur gouvernement pour que les impôts des allemands, sous forme d'aide au développement ne continuent pas à soutenir le régime esclavagiste, raciste et liberticide en place à Nouakchott.

Pour finir, il a demandé aux allemands de s'engager dans IRA - Allemagne pour aider à mettre fin à l'esclave et au racisme en Mauritanie

 

 

Aziz en campagne à Nouadhibou

lun, 2017-04-24 16:19

Le chef de l’État Mohamed Ould Abdel Aziz,  a inauguré et procédé à la pose de la première de plusieurs réalisations et projets à caractère économique et social, lundi dans la ville de Nouadhibou.
Mohamed Ould Abdel Aziz inauguré 706 unités d’habitat social, lancé les travaux d’extension du réseau routier urbain, pris connaissance de l’avancement  des travaux pour le désenclavement de la baie du lévrier…..
Le président mauritanien a aussi procédé à  l’inauguration  « du Centre Hospitalier des Spécialités Médicales de Nouadhibou (CHSN), il a supervisé la pose de la première d’un centre d’affaires à dimension et normes internationales et lancé les travaux d’un Forum International pour les Investissements dans la Zone Franche de Nouadhibou (ZFN) ».

Cette visite dans le nord intervient dans un contexte politique marqué par les préparatifs d’une consultation référendaire visant des réformes contestées par l’opposition et des sénateurs issus de  la mouvance présidentielle.

Ces réformes portent sur la suppression du sénat, la création de conseils régionaux, le changement des symboles nationaux (drapeau et hymne), la suppression de la Haute de Justice (HCJ) et du Haut Conseil Islamique (HCI).
Ainsi, le lancement ou l’inauguration de  ces projets dont de nombreux observateurs contestent « la nouveauté » voire « la réalité » dégage un fort parfum de campagne référendaire, dans une ville réputée traditionnellement « frondeuse ».

Grève générale des pêcheurs artisanaux

lun, 2017-04-24 16:04

Les pêcheurs artisanaux ont décidé, ce lundi 24 avril, d’observer une grève générale illimitée en guise de protestation contre la réduction unilatérale des prix des produits halieutiques destinés à l’exportation, décidés récemment par les mareyeurs. Ainsi, ces derniers ont pris, lors de leur dernier conclave, des mesures visant à réduire de 2300 um à 1800 um le prix de ces produits. @Ces réductions drastiques vont sensiblement affecter notre situation" ont protesté les pêcheurs.

Confrontés à  de multiples problèmes, notamment la présence de bateaux chinois et turcs, la cherté du matériel et du carburant, les pêcheurs artisanaux  disposant de petites embarcations ne voient plus le bout du tunnel. « Et la situation se corse quotidiennement. Même si avec le départ de pêcheurs sénégalais qui utilisaient le mono-filament, on a enregistré une nette amélioration des prises de poissons. L’accès au crédit pour l’achat ou la réparation des pirogues relève d’un parcours de combattant», se lamentent-ils.

Face à l’urgence de la situation, les protestataires sollicitent une intervention urgente des autorités et notamment la commission de fixation des prix afin de plafonner à une tarification acceptable pour toutes les parties les produits destinés à l’exportation (calamars, céphalopodes, crustacés, thiof et dorade). Ils mettent en garde les mareyeurs contre toute volonté de faire redescendre les prix à un niveau bas qui plongerait le secteur dans un profond marasme. « A chaque fois qu’il ya beaucoup de poissons, les  mareyeurs  font redescendre systématiquement  les prix alors que les prix des produits destinés à l’exportation sont difficiles à pêcher», se plaint l’un des grévistes

Les pêcheurs espèrent trouver une oreille attentive auprès des membres de  la commission de fixation des prix de référence des produits de pêche destinés à l’exportation.

Pour rappel,c’est par arrêté 417/MEPEM/MEF que ladite commission a été mise sur pied. Et l’article 16 du décret 2017-027 du 6  mars2017 est relatif à la commercialisation des produits de la pêche destinés à l’exportation. La commission devra se pencher au cours des prochaines semaines sur cet épineux dossier.

Par ailleurs, les pêcheurs artisanaux louent le travail exemplaire mené par deux garde-côtes (Khalil et Bazeïd) et encourageant les autres à abonder dans le même sillage. Ils ne manquent pas de dénoncer  l’apparition de campements pirates au nord (Belwakh et Tinzatt) regroupant des pêcheurs artisanaux au moment où les mauritaniens sont bloqués faute de pièces d’identité. Les reçus de dépôt sont systématiquement rejetés. Ils y voient une « flagrante contradiction».

Enfin, les grévistes réclament la tenue de discussions entre les différentes parties et comptent poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

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