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En Mauritanie, une dérive autoritaire qui inquiète la communauté internationale

dim, 2017-08-20 13:18

Sous pression économique et politique avec le resserrement de la marge de manoeuvre budgétaire, la crise alimentaire, et la récente fronde de l’opposition rejetant le projet de réforme constitutionnelle passée au forceps à travers un référendum contesté, la Mauritanie du Général Ould Abdelaziz semble avoir franchi un nouveau cap autoritariste avec l’arrestation d’un sénateur emblématique et populaire, Mohamed Ould Ghadda, dans des conditions mystérieuses qui rappellent les heures les plus sombres du pays.

« Kidnapping ». Le mot est lâché dès les premières heures qui ont suivies l'arrestation du sénateur Mohamed Ould Ghadda, il y a plus d'une semaine, sans que personne ne sache où les forces de sécurité l'ont emmené pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que le parquet annonce son inculpation vendredi soir pour des « crimes transfrontaliers et des actes visant à perturber la sécurité et la tranquillité publique ». Opposant farouche au régime de Ould Abdelaziz, adversaire déclaré du projet de réforme constitutionnel visant à supprimer le Sénat, Ould Ghadda est devenu au cours des derniers mois la figure de proue de la Mauritanie qui s'oppose au Président.

Et le moins qui puisse être dit, c'est que Ould Abdelaziz lui rend bien ce statut particulier de premier opposant, quitte à convoquer les fantômes du passé. En effet, dès l'arrestation du sénateur - la seconde en deux mois- un certain nombre d'observateurs n'ont pu s'empêcher de faire le rapprochement avec les pires heures de la Mauritanie, celle des « visiteurs du soir », où les opposants étaient enlevés de nuit, emmenés vers des destinations inconnues, certains d'entre eux disparaissant définitivement.

Un référendum qui a creusé les fractures sociétales

Selon une source haut placée proche de la Présidence de la Mauritanie, contactée par La Tribune Afrique,  cette « crispation du régime et cette dérive autoritaire est à mettre sur le compte des récents revers politique de Ould Abdelaziz, qui a été contraint à recourir au référendum pour faire passer sa réforme constitutionnelle, après que celle-ci aie été rejetée par le parlement. » Toujours selon cette même source « Le Président sait qu'il est devenu clivant au sein même des grandes familles mauritaniennes, et la pression très forte exercée pour faire passer le référendum a généré de profonds stigmates chez les grandes tribus mauritaniennes, qui ont toutes au moins un sénateur en leur sein. En supprimant le Sénat, il s'est attaqué aux fondements de l'architecture sociale complexe de la Mauritanie, et s'est coupé de ses bases ».

Paris et Washington inquiets, craignent une évolution à la « Maduro »

Cette radicalisation du système mauritanien n'inquiète pas uniquement les grandes familles mauritaniennes, mais aurait également alerté les grandes puissances, dont la France et les Etats-Unis, qui regardent d'un œil circonspect les dernières évolutions dans le pays. Sur fond de crise économique profonde en Mauritanie, et notamment de crise alimentaire alarmante , Paris et Washington craignent en effet que le régime ne suive le même chemin que le Venezuela de Maduro, en intensifiant la répression contre l'opposition et en tentant d'élaborer une nouvelle architecture institutionnelle qui permettrait au Président de marginaliser totalement l'opposition. Dans cette configuration, selon un haut diplomate du Quai d'Orsay : « Aziz ouvrirait la voie à un artifice qui lui permettrait de prétendre à un troisième mandat, en invoquant par exemple l'excuse selon laquelle la constitution actuelle, amendée, n'est pas celle sous laquelle il a été élu, et qu'en quelque sorte, les « compteurs sont à zéro » et il peut se présenter à nouveau. L'argument est spécieux, mais en absence d'opposition, il peut demander à ses partisans de le défendre. »

Selon des informations fiables parvenues à La Tribune Afrique, des contacts discrets entre Nouakchott et Washington au sujet du sénateur emprisonné auraient déjà été entrepris, les américains poussant les mauritaniens à « sortir par le haut » et à accorder la liberté conditionnelle à Ould Ghadde. L'oncle Sam se serait toutefois fait opposer une fin de non-recevoir de la part du maître de Nouakchott.

 

La Tribune Afrique

Les Mourabitoune valident leur ticket pour Kenya 2018

dim, 2017-08-20 01:55

Ils l'ont fait !!! Les Mourabitoune ont validé, ce samedi 19 août, leur ticket pour le CHAN 2018, en s’imposant 1 but à O face aux Aigles du Mali , au Stade Modibo Keïta de Bamako.

Karamakho Moussa Traoré endosse aujourd’hui le costume du sauveur en inscrivant, suite à un exploit individuel l’unique mais précieux but à la 27mn.C’est un retour gagnant du natif de Sebkha. L'attaquant vedette du FC Deuz  permet aux Mourabitoune de composter pour la deuxième fois leur billet pour le CHAN, après celui de 2014.C’est un tout autre match que les coéquipiers de Baghayogho ont livré, ce samedi , dominant les aigles étouffant toutes leurs velléités offensives se permettant même le luxe de louper à la 13 mn un pénalty par le biais de Palaye.

Après une "piètre prestation" 2 buts partout à Nouakchott, les Mourabitoune ont réalisé dans l'antre des Aigles, finalistes de la dernière édition du CHAN 2016,un véritable hold up prenant ainsi une revanche sur leur bête noire.Les Aigles avaient barré la route de Rwanda aux coéquipiers de Mamadou Wade.

 Signalons que cette rencontre a été émaillée par de nombreux incidents.Sous l’emprise de la colère, les supporters maliens ont jeté des projectiles sur le banc mauritanien, avant de leur barrer le chemin des vestiaires à la mi temps et enfin au coup de sifflet final de l’arbitre égyptien Ibrahim Noureldine, des bandes de supporters excités ont envahi le terrain.

Félicitations spéciales aux Mourabitoune!!! Nos rêves et vœux se sont matérialisés.

 www.rimsport.net

Les hémodialysés se plaignent du ministère de la santé

sam, 2017-08-19 16:52

Un groupe des malades du rein ont adressé une plainte contre le ministère de la santé à la suite du retard des séances d’hémodialyse dont ils bénéficient gratuitement depuis plus d’un an. Selon le porte parole des plaignants, cité par l’Agence Tawary, le ministère aurait procédé à l’octroi des injections à un privé au lieu du centre d’hémodialyse qui s’en chargeait. Ce qui a entrainé le retard des transfusions à cause de la rareté des injections. L’opération de distribution des injections aux malades  tarde souvent entrainant des crises chez beaucoup d’entre eux. Les malades de l’insuffisance rénale souffrent de la cherté des médicaments dont ils ont besoin continuellement (contre l'hypertension, sang, fer et calcium) et qui ne sont pas pris en charge par l’Etat et les analyses cycliques qu’ils doivent faire régulièrement.  

Ould Ghadda : « Le communiqué du parquet est une tentative de tromper l’opinion »

sam, 2017-08-19 16:51

Réagissant à un communiqué publié vendredi 18 août par le parquet, le sénateur incarcéré Mohamed Ould Ghadda a déclaré dans une première déclaration après son arrestation que le communiqué du parquet est une tentative de tromper l’opinion et a nié « toute relation avec un quiconque réseau de grande gabegie frontalière ou transfrontalière ». Son avocat, l’ancien bâtonnier, Ahmed Salem Ould Bouhoubeini a rapporté que son client nie toute implication dans toute tentative visant à perturber l’ordre public. Considérant que ce qu’il subit est un règlement de comptes et une tentative de le faire taire sur de grandes affaires de gabegie et de marchés de gré à gré dont il détient de graves dossiers qu’il tient à publier. Me Bouhoubeini a publié vendredi soir sur son mur facebook que le parquet a enfin accepté de lui permettre de rencontrer son client dans les conditions légales prévues par la réglementation qu’il exigeait et qui assurent le secret de cette rencontre. L’avocat a ajouté que la rencontre a eu lieu dans les locaux de la police des crimes économiques et que son client l’a informé de choses extrêmement importantes. Sur certaines de ces informations, l’avocat déclare qu’il garde réserve pour les besoins de l’instruction, alors que pour d’autres, il promet d’en informer l’opinion publique au moment opportun.  

Réponse au Communiqué du Parquet

sam, 2017-08-19 16:49

Le parquet général a diffusé aujourd’hui un communiqué choquant, à la fois alarmiste et plein de menaces, dans lequel il accuse ‘’plusieurs personnes d’actes de complicité et de planification pour commettre de crimes transfrontaliers de grande ampleur et étrangers aux meurs et valeurs de notre société, dans le cadre d’une structure organisée, cherchant à semer le désordre et à perturber la sécurité publique».

Ce communiqué constitue une vaine tentative de détournement de l’attention de l’opinion publique de la crise dans laquelle se débat le pouvoir, crise qui s’aggrave jour après jour, et de son échec politique patent suite au boycott du peuple mauritanien de sa parodie de référendum, sur toute l’étendue du territoire national.

La fabrication des accusations infondées et le montage de complots imaginaires  a toujours constitué le dernier recours pour les pouvoirs autocratiques pour justifier leurs crimes contre la démocratie et contre la liberté de leurs citoyens ; surtout,  lorsqu’ils se sentent incapables de trouver les solutions appropriées aux problèmes réels et de faire face à la réalité avec courage et lucidité. Il s’agit d’une fuite en avant qui risque de mener le pays vers l’inconnu. Par ces accusations dangereuses et sans fondement, le pouvoir cherche à cacher sa propre responsabilité dans la déstabilisation du paysavec des manouvres ourdis dans le seul but de régler des comptes à ses adversaires politiques.

L’arrestation du Sénateur Mohamed Ould Ghadda n’est pas un acte isolé. Elle rentre dans le cadre de la politique répressive du pouvoir qui a ramené le pays aux périodes des lois martiales, à travers l’etranglement des libertés, la répression des manifestations des partis politiques légalement reconnus et des protestations pacifiques des jeunes et des femmes et la volonté d’étouffement de toutes les voix qui s’élèvent contre l’injustice et les dérives du pouvoir personnel.

Le Sénateur Mohamed Ould Ghadda est un opposant qui défend haut et fort ses positions politiques et qui a tissé des relations fortes avec tous ses compatriotes qui partagent ses opinions et positions politiques. Il a été enlevé en pleine nuit par des inconnus en civil, malgré son immunité parlementaire, sans aucun mandat d’arrêt et sans motif aucun. Il est resté trois jours sans que les siens et ses avocats aient eu la moindre information le concernant et sans que la justice ne soit informée de son cas. Son avocat a été empêché de l’entretenir en privé, au mépris des lois. Il n’a été transféré à la brigade mixte et son dossier n’a été transmis à la justice qu’après une pression continue de l’opposition démocratique, de l’opinion publique et de la presse. Il reste jusqu’à ce jour en situation d’enlèvement arbitraire.

Le Sénateur Mohamed Ould Ghadda a inscrit son action dans le cadre du Forum National pour la Démocratie et l’Unité qui constitue l’une des principales composantes de l’opposition démocratique. Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité a continué, depuis sa création, à défendre les intérêts du pays  et à exercer les droits que lui confèrent la constitution, les lois, les valeurs nationales et les usages démocratiques en matière de concertation et de coordination avec toutes les forces nationales de l’opposition, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, contre le pouvoir personnel autoritaire qui prend en otage le pays, ses institutions et ses ressources.

Les accusations gratuites et les menaces du pouvoir ne peuvent en aucun cas intimider le Sénateur Mohamed Ould Ghadda, qui est connu pour son courage et la constance de ses positions, et encore moins l’opposition démocratique qui continuera sa lutte pour défendre les libertés et les intérêts du peuple mauritanien et pour rétablir le processus démocratique.

Le FNDU :

  • Renouvelle sa forte condamnation des traitements dont fait l’objet le Sénateur Mohamed Ould Ghadda au mépris des lois et valeurs démocratiques. Il renouvelle au Sénateur Mohamed Ould Ghadda son soutien ferme et sa solidarité agissante ainsi que sa détermination à continuer le combat en vue d’assurer sa libération et son rétablissement dans la plénitude de ses droits.
  • Condamne avec force l’instrumentalisation de la justice au service des règlements des comptes avec les opposants.
  • Met le pouvoir en garde contre les conséquences incalculables de sa fuite en avant à travers ses dérives pyromanes et sa volonté de pousser le pays vers le l’accentuation des crises politiques porteuses de graves menaces d’instabilité.
  • Réaffirme sa volonté inébranlable de continuer, avec l’ensemble des forces nationales, son combat pour délivrer le pays du pouvoir personnel qui le prend en otage, et en vue d’y instaurer l’Etat de droit garant de la démocratie et de la justice.

 

 

Nouakchott, le 18 août 2017

 

 

FNDU

Mauritanie : croissance toujours en berne et économie au creux de la vague

sam, 2017-08-19 16:33

L’économie mauritanienne reste toujours au creux de la vague, avec une croissance en berne imputable à l’environnement international, selon les conclusions d’un document établi par le Fonds Monétaire International (FMI), à l’issue des consultations avec le gouvernement, au titre de l’article IV des statuts de l’institution financière logée à Washington. En effet, notre économie reste « vulnérable » du fait d’un environnement extérieur « complexe »  et le gouvernement doit procéder à la diversification du tissus économique,  tout en accordant une importance particulière à la réalisation des infrastructures, recommande le même document.
Donnant des explications détaillées sur la conjoncture, le document du FMI convoque « la faiblesse et la volatilité des cours des métaux de base ». Ce pays tire plus d’un tiers de ses ressources budgétaires des exportations de fer brut.
Ainsi « en 2014 et 2015, la chute des cours du minerai de fer a réduit les exportations de moitié,  creusé le déficit budgétaire, pesé sur les réserves en devises  et mis en évidence les vulnérabilités des banques.
Face à cette situation, les autorités ont sensiblement ajusté le budget de l’année 2016, d’un montant de 3% du Produit Intérieur Brut (PIB), laissé le taux de change s’ajuster, tout en mobilisant des dons et des prêts étrangers.
Ces efforts ont permis de réduire les déséquilibres extérieurs et de maintenir la stabilité macroéconomique : le déficit courant à été réduit à 15% et l’inflation contenue à 1,5% en moyenne en 2016.
Toutefois, la croissance reste faible, avec une estimation à 1,7%  et la dette extérieure a continué de s’accroître (jusqu’à 72% du PIB) ».
Par ailleurs, « le ralentissement de l’activité économique  a accentué les risques pesant sur la stabilité financière. Une situation face à laquelle les autorités ont décidé de renforcer la supervision bancaire et de préparer une Stratégie  Nationale de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP-2016/2030) pour un développement plus inclusif ».
Pour faire face  à la  conjoncture mondiale et la faiblesse des cours des matières de base, les administrateurs du FMI recommandent « avant tout  d’accompagner la croissance, combattre la pauvreté et le chômage, diversifier l’économie et répondre aux besoins en infrastructures, tout en renforçant la stabilité macroéconomique, la position extérieure  et la viabilité de la dette ».
Ainsi, les réformes et la mise à niveau des infrastructures sont  jugé « vitales » par les administrateurs du FMI.
La plupart de ces experts  estiment également « prioritaire une action visant à assurer une plus grande souplesse du taux de change pour contribuer à doper la compétitivité, améliorer la situation extérieure, absorber les chocs et permettre à la politique monétaire de mieux gérer les contraintes de liquidité  bancaires et d’accompagner la croissance économique».
Les dernières semaines ont été marquées par une plongée du taux de change de l’ouguiya par rapport aux principales monnaies étrangères : notamment l’euro, le dollar us et le franc. Un constat qui a alimenté la crainte « d’une dévaluation en douceur » non déclarée.
Cependant, il est techniquement impossible d’accréditer une telle thèse dans un environnement marqué par un taux de change flexible, suivant la loi du marché.
D’ailleurs,  au sujet d’une plus grande souplesse  du taux de change,  un nombre réduit  d’administrateurs du FMI attirent l’attention sur « la faiblesse des capacités de production de la Mauritanie » et émettent des doutes au sujet « du potentiel qu’offrirait une plus grande flexibilité» de cet instrument de gestion de la politique monétaire.
Il y a également la crainte manifestée  par les autorités qu’une politique monétaire accommodante  ne compromette les efforts engagés pour stabiliser une situation extérieure qui demeure faible ».

                                Amadou Seck

Le parquet général communique sur l’affaire Ould Ghadda

sam, 2017-08-19 00:36

Après la gendarmerie, c’est autour du parquet général de « charger » Mohamed Ould Ghadda qualifié de suspect, dans le cadre «  d’actes de complicité et de planification pour commettre de crimes transfrontaliers de grande ampleur et étranges aux mœurs et valeurs de notre société. Il s’agit d’une opération organisée cherchant semer le désordre et perturber la sécurité publique», selon  le communiqué rendu public ce vendredi. Celui-ci affirme avoir «  ouvert des enquêtes préliminaires, profondes et exhaustives, après avoir mis la main sur des informations documentées faisant état d’actes de complicité et de planification pour commettre de crimes transfrontaliers de grande ampleur et étranges aux mœurs et valeurs de notre société. Il s’agit d’une opération organisée cherchant semer le désordre et perturber la sécurité publique ». « Ce même détenu avait été arrêté avec un autre présumé sur la base d'une plainte de la part d'un officier de l'armée pour motif d'inventer des faits et vulgariser des fausses déclarations», ajoute le communiqué.
Le parquet général informera, selon le communiqué, des conclusions issues de ces faits et autres, en fonction de ce qui est toléré par les procédures judiciaires.
Le parquet en a profité pour réfuter  le mauvais traitement qu’aurait subi le sénateur apparu sur des clichés complètement affaibli.

Leçons du référendum: Ould Bettah : « Cette campagne vient renforcer ma conviction que la Mauritanie est dirigée par un véritable despote.»

ven, 2017-08-18 20:06

Interrogé par le reporter du Calame sur les enseignements qu’il a tirés  de la campagne référendaire, le président du parti Convergence démocratique nationale (CDN), Me Mahfoudh Ould Betta déclare : «Cette campagne vient renforcer  ma conviction que la Mauritanie est dirigée par un véritable despote.»  En effet, avec ce qui  vient  de se passer, la Mauritanie a définitivement tourné le dos à la démocratie, déplore le président du CDN.  L’ancien bâtonnier de l’ordre national des avocats et ministre de la justice sous la transition de 2005 – 2007, estime que  le président Ould Abdel Aziz vient de se rendre à l’évidence : le peuple mauritanien lui a désormais  tourné le dos et  ceux qui sont aujourd’hui  avec lui,  sont contraints et forcés à s’afficher dans les meetings et à voter pour le OUI. C’est parce que justement   nous avions  senti  monter le rejet contre le régime en place que  nous avions décidé de participer au référendum afin de répondre aux aspirations du peuple mauritanien. Les résultats et le taux de participation sonnent comme une alerte pour  le pouvoir, indique Ould Bettah.

Aujourd’hui, croit savoir Ould Bettah, Ould Abdel Aziz va  user de tous les moyens, y compris la répression,  pour reprendre la main. Il  est en train de « confisquer »  davantage tous les leviers du pouvoir et de réduire tous les espaces  de  liberté. Les visites de proximité qu’il vient d’entamer  dans  les quartiers et  structures  de base  à Nouakchott  entrent  dans cette logique, croit savoir le président du CDN.

Ould Bettah dit ne pas comprendre pourquoi, si ce régime n’était pas aux abois, le pouvoir recourt à l’administration centrale et régionale, aux forces  de sécurité (police, gendarmerie…)  pour empêcher  son parti  de battre campagne pour le NON, pour  refuser ses représentants dans les bureaux de votes.

 

Le président du parti CDN regrette le boycott des partis de l’opposition (FNDU) dont la participation aurait pu sonner le glas du pouvoir qui est devenu aujourd’hui très fragile. C’est pourquoi, il appelle l’ensemble des acteurs politiques, soucieux de l’avenir de leur pays d’unir  leurs  forces pour bouter dehors  le pouvoir en place ; il ne faut pas laisser, un seul instant de répit  au régime,  plus que jamais affaibli, conclut le président Bettah.

Un blessé mauritanien à Barcelone

ven, 2017-08-18 20:04

Ishagh Moulaye, un jeune de 25 ans, qui se trouvait à la place Catalogne à Barcelone au moment où une camionnette fonçait sur la foule,  le jeudi  17 août, a eu beaucoup de chance.  Il souffre d’une contusion abdomino-dorsale et a été admis à l’hôpital 2 mai de la ville.  Il est rentré chez lui ce vendredi à midi. Une famille mauritanienne, qui habite Barcelone, a pu lui rendre visite à l’hôpital pour s’assurer que son état ne suscitait pas d’inquiétude.

Mauritanie : Algold obtient une licence minière de 30 ans pour le projet Tijirit

ven, 2017-08-18 13:47

Algold a annoncé, le 16 août, que le Conseil des ministres mauritanien a délivré un décret formel accordant une licence minière de 30 ans pour le projet Tijirit d’Algold. Ce décret officialise le consentement du ministère mauritanien du Pétrole, de l’Énergie et des Mines à la subvention, tel qu’annoncé antérieurement par Algold le 12 juin 2017.

« Ce jalon est une réalisation importante tant pour la Mauritanie que pour Algold. C’est une étape importante dans notre plan de croissance de Tijirit », a déclaré François Auclair, chef de la direction, Algold.

En moins de 18 mois, Algold a acquis avec succès une propriété très prospective, a complété plusieurs cycles de financement pour mobiliser plus de 20 millions de dollars, dont 3,7 millions de dollars auprès de partenaires mauritaniens.

« Algold a fait des progrès significatifs dans un court laps de temps et nous prévoyons de continuer à tirer parti de ce succès en mettant l’accent sur l’exécution et les résultats », a déclaré a déclaré le président de Algold, Benoit La Salle.

 

 

 

financialafrik.com

SOS Esclaves : Communiqué

ven, 2017-08-18 13:45

Suite à l’arrestation du sénateur Mohamed Ould GHADDA survenue le 11 août 2017, et compte tenu des rumeurs persistantes sur d’éventuels actes de torture ou mauvais traitements dont il serait victime ;

Considérant les informations selon lesquelles les membres de son entourage, ses avocats et même le parquet, n’auraient pas été informés de son lieu d’incarcération, ni des conditions dans lesquelles il est détenu ;

Considérant de telles informations comme révélatrices d’une dérive autoritaire tendant à restaurer des pratiques répressives qu’on croyait révolues ;

Rappelant que le Sénateur Mohamed Ould GHADDA est couvert par l’immunité parlementaire et qu’il s’est publiquement engagé dans la défense des principes de l’état de droit et de la bonne gouvernance ;

L’Association SOS Esclaves, condamne avec la plus grande fermeté cet enlèvement extrajudiciaire, ainsi que les atteintes à la dignité et à l’intégrité physique et morale de l’intéressé, y compris l’utilisation abusive et illégale d’enregistrements provenant de ses téléphones portables, auparavant confisqués par les services de sécurité ;

Nous appelons  tous les défenseurs des droits de l’Homme, ainsi que les partis politiques et les organisations de la société civile à se mobiliser pour exiger la libération immédiate du sénateur Mohammed Ould GHADDA et que toute la lumière soit faite sur les conditions de son arrestation et de sa détention.

 

 

Pour SOS-Esclaves, le Président, Boubacar Messaoud

 

Fait à Nouakchott, le 18.08.2017

 

Décès de la la maman Kamil, belle mère de Ould Taya

jeu, 2017-08-17 10:45

Décédée la semaine dernière à Las Palmas, la belle mère de l’ancien président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya  et mère de la famille Kamil, Khadijetou Mint Abden Ould Aghvalite a été inhumée mardi. Auparavant des  dizaines de personnes, anonymes et proches de la famille ont assisté  à la mosquée Duatt, à la prière mortuaire sur le corps de la défunte. « Unis dans la douleur et l’émotion », ils ont tenu à accompagner la regrettée qui était connue pour « son immense générosité, sa bonté, et son accessibilité », dans sa dernière demeure. Modeste et serviable, « maman Khadija » faisait partie, à en croire plusieurs témoins, « de cette rare espèce d’individus qui donnaient encore un sens à ce monde si bas où l’égoïsme le dispute à l’hypocrisie ».

« Ayant de tout temps ouvert grandes les portes de sa maison à tous ceux qui s’y invitaient, « Maman » n’avait pas de pareil ; la diversité des personnes venues se recueillir sur son corps en dit long sur sa nature de femme intègre, fédératrice, cultivant l’amour et la mixité culturelle ». Le président de la République a  pris en charge l’ensemble des frais inhérents au transport de Las Palmas à Nouakchott du corps de la défunte.

Troisième mandat: Quand Aziz maintient le flou

jeu, 2017-08-17 01:17

Le referendum du 5 Août est derrière les Mauritaniens qui scrutent déjà l’horizon, pour connaître l’orientation que le président Mohamed ould Abdel Aziz, sorti moyennement revigoré,  de son combat contre les sénateurs, ou moyennement affaibli, c’est selon, par leurs coups de boutoir, entend prendre, dans la perspective de 2019.

Trouver un  moyen de conserver le pouvoir, au-delà de l’échéance, ou une porte de sortie honorable de la présidence ? That is the question qui semble posée au Président. L’homme peut céder à la pression de son entourage, de tous ceux qui ont eu à profiter de sa proximité et manœuvrer pour rester au pouvoir. En tel cas, il aura à trouver le moyen de déverrouiller la Constitution, pour briguer un troisième mandat. Enième putsch contre la légalité,  diront ses détracteurs. Ould Abdel Aziz, conscient, même s’il peut  le nier,  que la situation économique du pays n’est pas rose et que les bailleurs de fonds  hésiteront avant d’investir leurs sous dans un pays où les tensions politiques sont vivaces, se hasarderait-il  à hypothéquer  les réalisations à son actif, depuis 2009 ? Il a  fini de marquer, de son empreinte l’histoire du pays, notamment en modifiant les couleurs du drapeau et en changeant le texte de l’hymne national. Aller plus en avant, en changeant de République, voire le nom du pays, comme l’a ironisé quelqu’un ? Fûté, l’homme n’est pas bête, reconnaissent plusieurs de ses adversaires politiques, et ne devrait pas aller jusque-là, avancent divers observateurs de  la place. Il ne tient pas, comme il l’a laissé entendre à nombre d’acteurs politiques  qu’il a eu à recevoir, à compromettre tout son bilan, la lutte contre la corruption, les infrastructures de base, etc. D’autant moins que de tels coups d’éclat ne feraient que renforcer la tension politique née de son coup d’Etat,  en 2008. On le voit mal, en effet, réussir  à convaincre l’opposition qu’il traite de tous les maux et noms d’oiseau, de le suivre dans sa lancée. Elle cherchera à le contrarier, par tous les moyens.

L’autre éventualité, c’est sortir tête haute, en 2019. Cela passe nécessairement, par l’organisation d’élections crédibles auxquelles prendra part l’opposition qualifiée de radicale. Non seulement il en sortira grandi mais il peut, de surcroît, servir de modèle en Afrique, à l’image d’un Abdou Diouf, d’un Alpha Oumar Konaré, d’un John Dramani Mahama(Ghana) ou du général  Sékouba  Konaté de la Guinée…L’Afrique n’est pas gouvernée que par des prédateurs de la démocratie. Ces hommes  l’ont fait avancer dans leur pays, contrairement à Paul Biya, au Cameroun ; Kabila, en RDC ; son voisin, Denis  Sassou-N’Guesso ; l’Ougandais Yuwéri Museveni, etc. La liste est trop longue, hélas, de ceux qui se sont crus et se croient indispensables à la tête de leur pays ou de ceux qui pensent « Après moi, le déluge ! »

Ould Abdel Aziz a toutes  les chances de compter parmi les grands de ce monde ; il ne doit pas les gâcher par un entêtement destructeur ou excès d’égoïsme. D’autant moins que le referendum a montré les limites de la mobilisation de ses soutiens qui ont peiné à convaincre les Mauritaniens, malgré la corruption, de plébisciter le referendum. Ce désaveu sonne comme une alerte. Le Président doit en tirer toutes les conséquences et, partant, éviter l’aventure. Modifier la Constitution pour rester au pouvoir est devenue, depuis quelques années, une espèce de mode pour certains chefs d’Etat. C’est à ses dépens qu’en dépit du soutien des Occidentaux, pour ses médiations  dans la lutte contre le terrorisme, le président Compaoré a entendu la nuance entre mode et loi. Quant à N’Kurunziza, il a fini de plonger son pays dans un conflit armé sans précédent… Ould Abdel Aziz ne voudra certainement pas cela pour son pays. Il peut certes modifier la Constitution, pour rester au pouvoir, comme il peut frauder pour emporter la présidentielle en 2019. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ?

Cela dit, le président de la République se refuse à clarifier définitivement cette histoire de troisième mandat. Il entretient le flou, au sein de l’opinion. Sa sortie solennelle du 20 Octobre dernier était trop prématurée, croit savoir un observateur de la place, et l’on assiste, du coup, comme à une espèce d’improvisation, au sommet de l’Etat. Bien dans l’âme mauritanienne qui répugne aux chemins trop précisément tracés, la situation n’arrange, pourtant, ni le pouvoir ni son opposition. Car le peuple, confronté, lui, à l’incertitude croissante de son quotidien, leur demande des réponses vraiment aptes à le soulager.

DL

Faits divers… Faits divers… Faits divers…

jeu, 2017-08-17 01:17

Infanticide à Toujounine

Une nouvelle fois, les quartiers périphériques de Toujounine sont les théâtres de drames macabres. Après le pendu de Dubaï, les viols et agressions de Leegeïla et les cambriolages incessants de Bouhdida et Tarhil, c’est d’un tas d’immondices, à Mbeïllet Achra, que s’élevait, au matin du mardi 8 Août, une odeur pestilentielle. Des enfants qui fouillaient les ordures y découvrent, dans un sac en plastique, le cadavre d’un nouveau-né. L’alerte est aussitôt donnée et les badauds du quartier affluent, avant les autorités dépêchées pour les formalités d’usage. Un médecin examine le petit corps et atteste que le nourrisson a été égorgé, une ou deux heures après sa naissance.

Des agents du commissariat de police Toujounine 2 mènent leur enquête aux alentours. Le lendemain, ils arrêtent une jeune fille, habitant tout près du dépôt d’ordures où le cadavre a été découvert. Fraîchement rentrée de l’intérieur du pays, elle est âgée de vingt-deux ans. Lors de sa garde-à-vue, elle craque et avoue avoir fui sa famille pour se débarrasser de son enfant. Après vingt-quatre heures passées au commissariat, elle est déférée, accusée d’infanticide et écrouée à la prison des femmes.

 

Tentative de suicide

On n’a de cesse de le souligner, le suicide est devenu malheureusement courant dans notre société. Morale et éducation religieuse déficientes, aliénation à la vie occidentale, impacts négatifs des films d’horreur et de violence, autant de facteurs dégradateurs, parmi tant d’autres, des comportements de la jeunesse, jusqu’à cette pire extrémité. Aucun foyer n’est désormais à l’abri du suicide et autres maux sociaux importés.

Agée de vingt ans, F.M.T. vit à Dar El Beidha, à l’extrême sud de Nouakchott. Le prétendant qu’elle voulait épouser a été éconduit par ses parents et, depuis, ont-ils remarqué, elle se fait très rare à la maison. Elle n’y revient toujours que très tard. On finit par constater son état de grossesse avancée. Mais elle a pu faire établir son mariage légal par le cadi. L’affaire aurait donc pu s’en arrêter là. Malheureusement, ses parents ne l’ont pas entendu ainsi et ont décidé de la renier. Elle perd alors courage et, décidant de se donner la mort, se rend à la pharmacie, achète une boite de Nivaquine, s’enferme dans sa chambre et absorbe la totalité des comprimés. La voilà bientôt dans un profond coma. Grâce à Dieu, quelqu’un de sa famille la découvre très peu de temps après et on l’évacue dare-dare au CHN où les médecins s’acharnent deux heures durant, à les sauver, elle et son enfant. Une césarienne permet d’extraire le bébé sain et sauf. Un vigoureux lavage intestinal sort la jeune fille de son triste sort. Son état s’est stabilisé.

 

Il était une fois la BRB

La Brigade des Recherches du Banditisme (BRB) est une unité d’élite chargée de mater le banditisme et la délinquance à Nouakchott. Pendant une vingtaine d’années, ces vaillants policiers y sont partout intervenus pour arrêter tout malfaiteur menaçant la quiétude des citoyens. C’est en 1997 qu’elle fut fondée, avec l’aval de feu Ely ould Mohamed Vall, directeur général de la Sûreté à l’époque, par le commissaire Mohamed ould Brahim ould Siyed, alors directeur régional de la Sûreté à Nouakchott. Cette année-là, le crime atteignait ses premiers sommets, avec « El Mokhnez », un grand bandit qui semait la terreur dans la capitale mauritanienne. Le premier responsable de la BRB fut le brigadier feu Mohamed Yeslem ould Hamdinou, dit 700. Choisi pour son expérience et sa connaissance du milieu délinquant, il accomplit, cinq années durant, un véritable travail d’Hercule. Après avoir mis fin, l’année même de son installation, aux agissements du charlatan malien au serpent, il démantela nombre de bandes et   réseaux clandestins. Feu 700 était vraiment à la hauteur de sa mission, quoiqu’en aient bavassé ses détracteurs. Il avait disparu tragiquement dans des circonstances mystérieuses. Sa tragique mort, en 2001, a donné lieu aux plus folles rumeurs.

Son second, le brigadier Didi ould Moubarak, prit le relais et géra la brigade d’une main de fer, durant quinze ans, malgré les critiques. Ce n’est pas peu dire qu’il dépassa, de loin, feu 700, tant par la méthode que par sa science du monde criminel. Une enquête piétinait-elle sur un meurtre ? On faisait illico appel à Didi et ses hommes, avec les plus sûres chances de succès… Malheureusement, la décision, voici quelques mois, de muter tout les éléments de la BRB, a décapité les recherches sur crime à Nouakchott. L’incapacité de la brigade à élucider l’affaire BMCI en est une des preuves les plus cinglantes… Résultat des courses, le taux de criminalité est nettement en hausse, cette année, par rapport à la précédente où l’ancienne BRB était encore en action. Pourvu que cela ne dure pas !

Mosy

Production de semences maraîchères : un défi à relever

jeu, 2017-08-17 01:07

Les régions du Gorgol, Brakna et Guidimakha sont connues pour leur potentiel agricole, maraîcher en particulier. Manifestée par un concentré  de nombreuses coopératives féminines, cette position devrait être un atout majeur de productivité agricole, si la chaîne d’exploitation ne souffrait pas de tant de faiblesses qui compromettent la gestion technico-administrative de ces entités. Tentant de résoudre certains de ces problèmes qui tiennent en laisse les producteurs, l’ONG espagnole MON-3 a déployé son projet « Production agricole  pour une sécurisation alimentaire  des plus pauvres », en neuf communes des régions précitées, pour orienter les maraîchers  vers la production, à grande échelle et sur le long terme, de semences maraîchères. Souvent citées comme une condition incontournable pour réussir les campagnes, les semences constituent un impératif de qualité autour duquel se greffent toutes les autres activités concourant à l’amélioration des rendements. Pour arriver à ses buts, l’ONG Mon-3 s’est attachée, en plus de la collaboration des coopératives, les expertises du CNRADA, du service de contrôle de la qualité des semences (SCQSP) et de l’ONG ASD (Association pour la solidarité et le développement), en ce qui concerne la mise en œuvre. Les trois délégations régionales de l’agriculture ont été également mises à contribution pour, non seulement, réaliser un suivi de proximité mais, également, agir en éléments dynamiques de pérennisation des acquis. Les résultats obtenus sur 15 des 22 coopératives expérimentales, lors des campagnes 2015/2016 et 2016/2017, constituent une source de motivation. Avec une progression notable de superficie cultivée, passée de 1930m², lors de la première campagne, à 2950m², lors de la seconde, la quantité produite a suivi une croissance proportionnellement beaucoup plus importante, avec, respectivement, 7,34 kg  et 40 kgs de semences, sur huit spéculations, et 224,5 kgs de bulbes d’oignon (violet de Galmi) dont 70 kgs écoulés sur le marché local. Même si cette démarche procure, aux  producteurs, la satisfaction de diversifier leurs productions, pour s’initier aux nouveaux créneaux d’innovation, il n’en demeure pas moins qu’ils restent confrontés à la récurrente question d’écoulement et de conservation des invendus. Mais, au-delà des impairs qui ne peuvent, de toutes façons, tous trouver des solutions, le projet a permis,  aux bénéficiaires, de se familiariser avec les techniques et itinéraires de production de semences maraichères, et d’intégrer, dans leurs activités, le compostage, la lutte biologique  contre les mauvaises herbes et la récupération des sols, toutes choses qui les initient aux techniques agro-écologiques. Et tous, principalement des femmes, de se réjouir du matériel agricole obtenu, des grillages aux dispositifs d’arrosage (système californien), en passant par l’équipement des puits qui leur ont facilité l’accès à l’eau, désormais beaucoup moins pénible.

Au cours de l’atelier de clôture, les voix autorisées se sont élevées, pour saluer et encourager cette politique de production semencière. Dans son intervention, le chef de service des semences et plants  du CNARADA, Habib Guèye, a souligné l’importance d’une démarche qui vient en appoint des efforts déjà fournis. Dans la foulée, le directeur du développement des filières et du conseil agricole, Mohamed Sidna Aly, a indiqué que son service ne se réjouit de cette initiative qui peut constituer une alternative aux montants qu’il dépense, chaque année, à ravitailler le marché local, en semences de bonne qualité. « 30% du rendement maraîcher est tributaire de la qualité des semences évitant les semis répétitifs », a souligné le directeur du CNARADA, Baba Ahmed ould Nagra, invitant, en suivant, les partenaires financiers et techniques (Union Européenne et FAO) à continuer de soutenir la filière, pour son expansion et sa durabilité, en capitalisant les résultats obtenus.

L’atelier de deux jours a permis de ponter les relations, entre les producteurs et les vendeurs agréés de semences, d’une part, et de dégager, d’autre part, les pistes possibles de capitalisation. Le représentant de l’Union européenne –principal bailleur – s’est félicité des résultats engrangés pour la cause de l’autosuffisance alimentaire, au profit de 3885 femmes membres des différentes coopératives. Le projet n’a duré que 44 mois et était accompagné d’un volet de sécurisation alimentaire, pendant les périodes de soudure, axé sur  les productions locales. Dix-huit magasins ont été construits ; neuf autres réhabilités, dont 60% ravitaillés en production locale et 45% désormais capables de diversifier leur stock, en fonction de la demande. En impliquant les maires dans la gestion des magasins, les encadreurs pensent que la stratégie de sortie de programme est en partie réussie. Et Mohamed Lemine Chérif, dont le service fut beaucoup sollicité, dans le suivi et l’encadrement, de conclure : « Le jumelage de la production des semences avec la consommation des produits locaux, à travers les magasins de stockage, permet, aux ménages vulnérables, de développer une capacité de résilience adaptée à leur mode de vie ».

B.Diagana

CP Gorgol

Guidimakha : Arrestation de quatre agriculteurs dans la localité de Weendu Seeno

jeu, 2017-08-17 01:05

Binta Hamady Diallo, Al Houssein Diam Sow, Abdoulaye Demba Ba et Ousmane Kedia Sy, quatre agriculteurs de la localité de Weendu Seeno au Guidimakha, ont été arrêtés le 14 juillet 2017, par des gendarmes, accompagnés de civils dont Abedine Dicko, Sayadé Camara et Youba Karim Camara d’Agoueïnit. C’était à propos d’un litige foncier opposant Ousmane Kedia Sy et Youba Karim Camara. Le hakem central de Sélibaby et le chef d’arrondissement de Wompou s’étaient rendus dans la localité de Weendu Seeno, samedi, pour interdire, aux deux parties, de cultiver une zone s’étendant sur 103 mètres. Lundi, c’est alors qu’ils travaillaient des terres non concernées par l’interdiction du hakem que les quatre cultivateurs susdits ont été arrêtés. Mais pourquoi impliquer des civils dans une telle arrestation ? C’est la question que tout le monde se pose. Certains sont même tentés de dire que nous voilà désormais gouvernés par des faiseurs de loi hors-la-loi. Car qu’est-ce qui peut justifier ou expliquer l’implication d’Abedine Dicko, dans une affaire foncière entre peulhs et soninkés ?

Amadou Bocar Ba/Gaynaako

Aziz reçoit de hauts responsables militaires des pays du champ

jeu, 2017-08-17 00:38

Le chef de l’Etat,  Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu en audience mardi soir, le général de brigade M’Bemba Moussa Keita, chef d’état- major des armées du Mali, le général de brigade Ahmed Mohamed, chef d’état-major des armées du Niger  et le général  Ziad Chérif, chef de la section des opérations et du recrutement de l’armée algérienne, selon une nouvelle rapportée mercredi par l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).
Cette rencontre a eu lieu en présence du chef d’état-major général des armées mauritaniennes, le général de division Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed.
Les entretiens entre le président mauritanien et ses hôtes « ont porté sur la coopération dans le domaine militaire et les possibilités de coordonner les efforts en vue de faire face aux dangers qui menacent les pays de l’espace Sahélo-saharien », indique la même source.
Algérie, Mali, Mauritanie et le Niger forment les pays du champ de la lutte contre le terrorisme.
Cette organisation sous-régionale est tombée dans un profond coma, du fait de son absence de réaction militaire et diplomatique  après la conquête du Nord Mali par des groupuscules terroristes entre mars 2012 et janvier 2013.

Départ du premier contingent des pèlerins mauritaniens pour la Mecque

mer, 2017-08-16 00:29

Le premier contingent des pèlerins mauritaniens en direction du Hadj 2017, composé d’un vol de 500 voyageurs,  a quitté Nouakchott  très tôt ce mardi matin à destination du royaume d’Arabie Saoudite. Au total, 3200 mauritaniens, y compris le personnel médical et celui de l’encadrement du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel,  se rendront à la Mecque pour l’édition 2017 du pèlerinage du Hadj.
La compagnie aérienne  saoudienne « Fly Nass » assure le transport des pèlerins en 4 vols.
Le coût total du voyage est de 1.472.347 ouguiyas, soit environ 4000 dollars us : billet d’avion, transport par véhicules  sur place (urbain et inter urbain) et hébergement. Le premier vol  retour en Mauritanie est prévu à la date du 17 septembre 2017. « Jusque-là, tout se passe bien », selon les indications de la direction générale du pèlerinage. Mais les problèmes ne se posent généralement que sur place.

Le Conseil constitutionnel valide les résultats définitifs du référendum

mar, 2017-08-15 20:16

Comme il fallait s’y attendre  et sans l’ombre d’un doute, le Conseil Constitutionnel, chambre d’enregistrement par excellence, a validé les résultats contestés par l’opposition radicale du référendum du 5 aout dernier, confirmant la victoire du « oui» dans cette consultation..
Le président du conseil constitutionnel Me Sghair Ould M'Bareck, cité par l’AMI, a précisé que « sur la base des procès-verbaux du scrutin en provenance des circonscriptions électorales à l'intérieur et à l'extérieur du pays, après la vérification de ces procès-verbaux, la lecture faite par le rapporteur, les délibérations, conformément à la loi, et après avoir pris connaissance des résultats provisoires rendus publics par le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), le référendum relatif à deux projets de lois référendaires, l'un sur l'amendement de l'article 8 de la constitution du 20 juillet 1991 et l'autre à l'amendement d'autres articles de cette constitution, le conseil a validé les résultats du référendum ».
Ces résultats démontrent que de l'article 8 de la constitution du 20 juillet 1991 a été approuvé avec 85,58% des votant, tandis que la révision de certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991 à 85,70%. Ould M'Bareck a ajouté que tous les recours qui ont été présentés au Conseil sur l'invalidité dudit scrutin sont « nuls » et qu'il les rejette car « ne reposant sur aucune preuve convaincante ».

Vous avez dit (in) sécurité ?

mar, 2017-08-15 18:34

Très tôt dans la matinée du mardi 16 août 2017, une bande de malfrats a procédé dans le quartier d’Arafat (poteau 11) au niveau de Nouakchott Sud à l’attaque d’une agence de transfert d’argent appartenant au groupe Wafa emportant la somme de deux millions d’ouguiyas. Selon le gérant de l’agence, les bandits étaient armés et étaient au bord d’une voiture de marque Toyota Avensis. Les voleurs ont réussi à fuir laissant derrière l’une des armes (un pistolet) utilisées au cours de l’opération. Il ya quelques mois, une autre bande a attaqué en plein jour une agence de la banque BMCI emportant cette fois ci trente huit à quarante millions d’ouguiyas. Avec ces deux affaires, les bandits inaugurent un nouveau mode opératoire inédit jusque là en Mauritanie. Pourtant, le pouvoir considère que beaucoup d’efforts ont été réalisés en termes de sécurité. Même si pratiquement il ne se passe pas un jour sans que Nouakchott ne se réveille qu’avec deux ou trois morts sur les bras. Et, parmi les arguments avancés lors du coup d’état du six août 2008, l’actuel président a cité l’insécurité qui se développe rappelant chaque fois les douloureux attentats de Lemgeyti, de Galawiya et autres attaques de Nouakchott. Il est cependant vrai que depuis quelques années aucun attentat organisé n’a été mené contre le pays. Il y a quelques années, une tentative a été déjouée aux abords de Nouakchott. Un adage de chez nous rappelle cependant : ‘’qu’avant de chercher les oiseaux en envol, il faut d’abord chercher ceux qui sont déjà sur terre’’.

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