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COMMUNIQUE du Syndicat Mauritaniens des Enseignants Chercheurs Hospitalo-universitaires (SYMECHU) relatif au mouvement de grève déclenché le 1er Septembre 2017

il y a 3 heures 55 min

Nous, Enseignants de la Faculté de Médecine de Nouakchott, représentés par le Syndicat Mauritaniens des Enseignants Chercheurs Hospitalo-universitaires (SYMECHU) ;  croyant en notre triple et noble mission d'enseignement, de recherche et des soins d’encadrement dans les hôpitaux, avons toujours privilégié de résoudre nos problèmes par les négociations.  
A ce titre, nous avons observé en vain l’attente jugée nécessaire à l’aboutissement des promesses tant réitérées par les responsables concernés par l’application du Décret 126/2006 en date du 4/12/2006 réglementant notre situation.

Malgré une patience étalée sur plus d’une décennie dont la consécration a permis la sortie de plusieurs promotions de médecins sans troubles, nous n’avons constaté aucune manifestation de bonne volonté de la part des responsables allant dans le sens du règlement du problème.
Aussi, pour relancer la situation, nous avons jugé utile de demander aux autorités l’application intégrale du Décret 126/2006 loin de tout esprit fondé sur la recherche du profit matériel.

Après avoir épuisé toutes les voies de négociation et de dialogue, d’une part, et respecter les procédures en vigueur, d’autre part, notre syndicat a décidé d’entrer en grève générale à partir du 1er Septembre 2017.
Le choix de cette date répond au souci majeur d’éviter la perturbation des cours et stages des étudiants.
Il ya lieu de souligner que parallèlement à notre entrée en grève, nous avons toujours maintenu la volonté de dialogue en dépit de l’indifférence affichée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et les promesses formulées par son Excellence le Premier Ministre de régler le problème dans dix jours.
Pour exprimer sa volonté d’apaisement, le bureau exécutif du syndicat a décidé, durant les dix jours, la levée partielle de la grève (dépôt des sujets d’examen de la session de rattrapage, surveillance des examens mais refus de correction des épreuves).
Au lieu de répondre positivement à ces concessions, le Ministère de l’Enseignement Supérieur a choisi la voie du blocage de l’application du Décret par l’implication du Président de l’Université pour la traduction de douze professeurs de la Faculté de médecine devant le conseil de discipline pour avoir fait valoir leur droit oubliant que cette mesure enfreint le droit légitime à la grève garanti par les textes en vigueur.
Il importe de noter qu’en agissant ainsi, le Président de l’université a fait une application sélective du Décret 126/2006 en faisant valoir l’aspect répressif et occultant l’aspect droits.
Pire encore, pour minimiser l’importance du rôle des professeurs et passer outre les règles d’usage dans les établissements d’enseignement supérieur garantissant la justice et la transparence des examens, le Doyen de la Faculté de médecine a immiscé des personnes inconnues dans la correction des copies et la délibération des résultats. Tout comme il a procédé à l’annulation de certaines épreuves programmées en session complémentaire.

Eu égard à l’attitude réfractaire du Ministère de l’Enseignement Supérieur à travers les agissements non coopératifs du décanat de la Faculté de médecine et de la présidence de l’Université, nous, membres du Syndicat Mauritaniens des Enseignants  Chercheurs Hospitalo-universitaires (SYMECHU), avons décidé :
1.    La poursuite de la grève jusqu’à la satisfaction de l’ensemble des doléances posées
2.    Le refus de répondre à la convocation du conseil de discipline de l’Université
3.    L’invalidation des résultats dans un souci de justice et de préservation des intérêts des étudiants
4.    L’invitation des étudiants à ne pas accepter les résultats déclarés pouvant constituer une source d’injustice à l’endroit de certains d’entre eux
5.    L’élargissement du périmètre de communication avec les médias par la tenue d’une conférence de presse le dimanche 22 Octobre 2017 en vue de clarifier la situation et la faire sortir de l’anonymat
6.    L’envoi d’une lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le Président de la République et la demande de son audience
7.    L’exhortation de l’ensemble du corps professoral de la Faculté de médecine à la préservation de l’unité et la poursuite de la grève jusqu’à satisfaction complète des revendications.
Le Bureau exécutif

En Mauritanie, l'ONU constate les retards dans l'installation du G5 Sahel

sam, 2017-10-21 12:29

Le conseil de sécurité de l'ONU entame son troisième jour de visite au Sahel. Hier, vendredi 19 octobre, il était en Mauritanie pour s'enquérir de l'avancée du déploiement du G5 Sahel.

Les diplomates et ambassadeurs du Conseil de sécurité n'auront passé que quelques heures à Nouakchott. La Mauritanie est le pays le plus en retard dans le déploiement du G5 Sahel. Rappelons que la zone dans laquelle vont évoluer les militaires du G5 a été découpé en plusieurs fuseaux.

Les travaux du QG n'ont toujours pas commencé

La Mauritanie se trouve donc dans la partie ouest et les travaux du quartier général de ce secteur, dans la localité de N'Beiket n'ont toujours pas commencé. Si l'on en croit un rapport interne de l'ONU, la Mauritanie est le seul pays a n'avoir pas identifié le bataillon requis pour rejoindre les quelques 5 000 hommes qui doivent composer la future force militaire. Elle ne dispose pas non plus d'officier de liaison à Mopti, au Mali, dans le centre de commandement du G5.

Convaincre de l'utilité de cette force

La France, qui a endossé la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU tente de convaincre les Américains et les Britanniques de l'utilité de cette nouvelle force africaine. Un petit détour par Nouakchott était donc plus que nécessaire.

 

 RFI 

Appel de Bamako : Sur la persistance de l'esclavage dans les Etats du Sahel

sam, 2017-10-21 00:50

Nous, organisations de la société civile du Mali, de la Mauritanie et du Niger qui luttons contre l’esclavage et venons de participer au « Colloque international sur droit et esclavage en Afrique de l’Ouest » tenu, du 16 au 18 octobre 2017,au Campus Universitaire de Badalabougou-nouveau bloc de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako.

Au moment où le monde entier a les yeux tournés vers le Sahel, vivier et domaine d'actions des groupes de l'extrémisme violent, constituant ainsi une menace pour la sécurité mondiale, nous attirons l’attention des  gouvernements et acteurs civils et politiques du Sahel, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l'Union Africaine (UA), de l’Union Européenne (UE), de l'Organisation des Nations Unies (ONU) ainsi que de manière individuelle les pays membres du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU), sur la nécessité d'une prise de conscience et d'actions rapides d'envergure régionale et internationale contre l'esclavage au Sahel.

Le Sahel est l'une des régions au monde qui a la spécificité de connaître encore de nos jours l'esclavage et pratiques assimilées, doublées  d'une fausse  interprétation de la religion musulmane, maintenant dans l'esclavage des millions d’êtres humains avec les mêmes instruments idéologiques qui conduisent à l'extrémisme violent.

Nous lançons un appel :

  • A la Mauritanie pour la libération immédiate et sans condition des militants anti-esclavagistes emprisonnés à savoir Moussa Bilal Biram et Abdallah Matalla Saleck et de lever l’interdiction de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) en Mauritanie ;
  • Au Gouvernement malien pour qu’il adopte une loi criminalisant l’esclavage à l’instar du Niger et de la Mauritanie ;
  • Au Gouvernement du Niger d’accélérer l’application effective de la loi  2003, criminalisant l’esclavage.

Aussi, nous demandons que l'insécurité et l'extrémisme violent, soient attaqués à la racine et qu’un G5/Sahel de lutte contre l’esclavagisme soit prôné et traduit en actions de lutte pour la paix et la sécurité dans la sous – région.

19 octobre 2017

Ont signé :

Pour le Mali                                      Pour la Mauritanie                              Pour le Niger

Temedt                                                        IRA                                                    TIMIDRIA

INFA-plus

IKEWANE

Mauritanie : le renforcement des statistiques portera sur l’élevage et les ODD

ven, 2017-10-20 15:58

Nouakchott, 20 octobre (CEA) – La Commission économique pour l’Afrique achève aujourd’hui à Nouakchott une mission de cinq jours pour contribuer au renforcement des capacités des comptables nationaux mauritaniens dans les secteurs de l’élevage. A cette occasion, la délégation a procédé au suivi des progrès accomplis pour la mise en oeuvre du Système de Comptabilité Nationale (SCN) 2008 et la réalisation des Objectifs mondiaux de Développement Durable.
Dans le cadre de cette mission, la CEA s’est penchée, avec les comptables nationaux de l’Office National de la Statistique, sur les comptes liés à l’élevage. Ensemble, ils ont finalisé le travail entamé en février et mars 2017 pour l’amélioration de la collecte des données liées aux secteurs de la pêche, du transport, du commerce et de l’administration et des Institutions sans but lucratif (ISBL). L’équipe de la CEA a été assistée dans ces différentes tâches par des experts venus du Niger et du Maroc.
A l’occasion de cette visite, les représentants de la CEA ont procédé par ailleurs à une analyse de l'environnement institutionnel statistique et des processus de production nationaux. Ces actions ont été menées dans le cadre d’un projet visant à améliorer les mécanismes et procédures institutionnels pour la production et l'utilisation des indicateurs liés aux ODD, et contribuer au renforcement des processus de production statistique en complétant les sources de données statistiques traditionnelles avec de nouvelles sources de données, dont le Big Data, pour mesurer les cibles et les indicateurs des ODD.
Dans ce cadre, il est prévu d’organiser, du 11 au 13 décembre prochain à Nouakchott un atelier national destiné à établir une feuille de route pour le renforcement de l'environnement institutionnel statistique et des processus de production en Mauritanie. Cette rencontre réunira des statisticiens, des décideurs et autres parties prenantes, des représentants des ONG ainsi que des experts de divers horizons.

 

Communiqué de presse

Décorations d'écrivains

ven, 2017-10-20 13:36

Discours prononcé le 19 octobre 2017 par M. Joël MEYER, Ambassadeur de France en Mauritanie, à l’occasion de la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres

à M. Djibril Zakaria Sall.

Nous sommes ici ce soir pour rendre hommage à un poète, M. Djibril Zakaria Sall, à laquelle leurs qualités et leurs compétences remarquables ont valu d’être nommé par la ministre de la Culture, Mme Audrey Azoulay, Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres, Ordre créé, je vous le rappelle, en 1957, destiné à honorer les mérites des «personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ».

 

Mesdames, Messieurs,

Je vais décorer M. Djibril Zakaria Sall qui a fait honneur à notre République par son action et son engagement personnel.

Avant de lui remettre les insignes, conformément à la tradition, permettez-moi de dire qui est cette personnalité méritante, qui se cache derrière cet homme en retraçant rapidement son parcours qui lui vaut, aujourd’hui, de recevoir cette distinction française, même si la majorité des personnes présentes, ici, ce soir, connaissent bien mieux M. Djibril Zakaria Sall que moi.

Djibril Zakaria SALL est un poète et écrivain mauritanien d'expression française, dont la famille, peul, est issue du Sud-ouest de la Mauritanie (Hayré Mbar dans le Brakna). Né durant la période coloniale, il suit ses études primaires et secondaires à Rosso et notamment au célèbre Collège Moderne Xavier Coppolani, de 1953 à 1960, d'où sortit la première élite de la Mauritanie postcoloniale. Il continue jusqu'au baccalauréat qu'il ne passe pas et, devient, en 1960, instituteur adjoint stagiaire.

Mais en 1961, vous changez de vocation et décidez de rejoindre l'Ecole de police mauritanienne pour devenir inspecteur. Vous passez par l'Ecole fédérale de Dakar (Sénégal) et par l'Ecole supérieure de Police de Saint-Cyr-Au-Mont-d'Or, en France. En 1965, l'inspecteur Sall est promu commissaire où il exercera sur l'ensemble du territoire national mauritanien (Rosso, Zouerate, Atar, Nouakchott avant de devenir chef de brigade mobile dans l'est du pays).

C'est en octobre 1967, alors que vous êtes commissaire à Rosso que vous commencez à écrire de la poésie. C'est la nuit que vous rédigez vos poèmes, réveillé par l'inspiration que vous couchez d'abord – me dit-on - sur des carnets publicitaires d'une marque d'automobile japonaise. En 1969, vous avez déjà écrit 25 poèmes que vous envoyez à Leopold Sédar Senghor alors Président de la République du Sénégal qui vous répond et vous conseille d'abandonner la rime  - je site - pour se "consacrer à la poésie négro-africaine pure qui est rythme et image". Fort de ces recommandations, vous continuez à écrire avec ferveur.

Il faut attendre 1970, avec le soutien du premier Président de la République islamique de Mauritanie, Moctar ould Daddah, pour qu'un premier recueil, "Lumières noires", soit édité et publié. Muté à Zouérate, dans le Nord du pays, en 1972, vous découvrez dans la presse française l'existence du Concours de l'île des Poètes de Lyon, auquel vous envoyez deux recueils de poèmes. Deux mois après, vous obtenez un prix d'honneur de ce concours.

Vous enchaînerez les postes à responsabilité dans la Police nationale mauritanienne jusqu'en 1975.

Vous connaîtrez deux intermèdes dans votre carrière policière. Le premier, entre 1975 et 1977, durant lequel vous serez détaché au Ministère mauritanien de la Culture pour préparer le Festival des Arts Nègres qui eut lieu, en 1977, à Lagos au Nigeria, où des poèmes à vous seront lus. A cette époque, M. Sall a déjà publié ses deuxième et troisième recueils  (1976, "Soweto" et 1977, "Cimetière rectiligne"), toujours avec le soutien du Président Moctar ould Daddah. En 1975, alors que vous étiez de passage à Washington-DC, la revue américaine BalckWorld publia quelques-uns de vos textes qu'elle fit traduire en anglais. Vous avez également été primé lors d'un concours littéraire, en 1976, à Ouagadougou, au Burkina-Faso.

C'est pourtant à cette époque, en 1977, que la censure frappe. Suite à une publication d'un poème intitulé "le coup de piston" dans le journal Chaab, hebdomadaire officiel qui vous sollicitait régulièrement pour des textes, on vous interdit désormais de publier en Mauritanie, arguant d'une incompatibilité avec sa profession de commissaire de police. Depuis lors, aucun de vos recueils ne sera publié en Mauritanie.

Le quatrième recueil de Djibril Sall, "Les yeux nus", paraîtra donc à Dakar, en 1978, aux Nouvelles Editions Africaines.

Le second intermède dans la carrière policière de Djibril Sall couvre la période 1982/1994, durant laquelle vous serez détaché à la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en qualité de Directeur du Département des Affaires sociales et culturelles, basé à Lagos, au Nigeria.

A votre retour, en 1994, vous obtenez le grade de commissaire principal et vous prendrez votre retraite cinq années plus tard, en avril 1999. Ces cinq années seront pourtant très difficile à vivre puisque vous êtes mis en "vacances forcées" dans votre village d'Hayré Mbar, dans la région du Brakna. Les événements de 1989 étaient passés par là.

Vous profiterez néanmoins du jumelage de votre village avec la commune française de Saint-Benoît-du-Sault, dans l'Indre, pour publier un nouveau recueil de poèmes, "Sillons d'espoir".

Au début des années 2000, vous découvrez avec joie que vos textes commencent à être lus et diffusés en Mauritanie, notamment par le biais du Centre culturel français mais également du fait de certains professeurs qui l'enseignent et l'invitent dans les classes.

Votre poème "le village" sera même donné comme examen de maîtrise à l'Université de Nouakchott.

Il faut ajouter pour être tout à fait exhaustif que Djibril Sall s'est aussi essayé au théâtre. Vous avez écrit deux pièces, l'une traitant des problèmes de voisinage lorsque vous officiez à Atar dans le Nord du pays et, l'autre, "le Cri du drogué", traitant du problème de la drogue. Les deux n'ont jamais fait l'objet d'une publication.

L'activité littéraire de Djibril Sall s'est aussi faite en langue peul, sa langue maternelle, avouant qu'il découvrait ainsi la liberté de ne plus être français comme on le lui avait inculqué à l'école, en même temps qu'il explorait les possibilités littéraires de sa langue.

Cette distinction vient souligner et récompenser  non seulement une personnalité attachée aux Arts et à la Culture comme vecteur d’union nationale, mais également un ardent défenseur de notre langue et du modèle français de soutien public à la culture et à l’éducation populaire. Elle vient également récompenser un véritable un ami de la France.

M. Djibril Zakaria Sall au nom de la ministre de la Culture, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres.

 

 

Discours prononcé le 19 octobre 2017 par M. Joël MEYER, Ambassadeur de France en Mauritanie, à l’occasion de la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres

à Mme Hindou mint Mohamed Aïnina.

Nous sommes ici ce soir pour rendre hommage à une femme journaliste, ancienne Ministre, Mme Hindou mint Mohamed Aïnina, à laquelle leurs qualités et leurs compétences remarquables ont valu d’être nommé par la ministre de la Culture, Mme Audrey Azoulay, Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres, Ordre créé, je vous le rappelle, en 1957, destiné à honorer les mérites des «personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ».

 

Mesdames, Messieurs,

Je vais décorer Mme Hindou mint Mohamed Aïnina qui a fait honneur à notre République par son action et son engagement personnel.

Avant de lui remettre les insignes, conformément à la tradition, permettez-moi de dire qui est cette personnalité méritante, qui se cache derrière cette femme en retraçant rapidement son parcours qui lui vaut, aujourd’hui, de recevoir cette distinction française, même si la majorité des personnes présentes, ici, ce soir, connaissent bien mieux Mme Hindou que moi.

Après des études pour devenir enseignante, Mme Hindou Mint Aïnina se retrouve journaliste un peu par hasard, en 1989. Avec une bande d’amoureux de l’écriture et des belles-lettres (M'Barek o/ Beyrouk, Idoumou o/ Mohamed Lemine qui sont présents ici ce soir parmi nous (et qui vont aussi être décorés), elle participe au lancement de "Mauritanie demain", seul journal indépendant de l'époque, dont la périodicité est aléatoire. Ces "contestataires" s’indignent des massacres entre Maures, Haratines, Peuls ou Wolofs à la frontière sénégalo-mauritanienne. « Il y a eu alors beaucoup de morts, déplore-t-elle, alors que tout le monde cohabitait pacifiquement jusque-là. »

En 1993, vous faites partie de la rédaction de l’hebdomadaire Al-Bayane, lui aussi contestataire et lui aussi censuré. La même année, vous devenez la rédactrice en chef du journal d'expression française Le Calame, où vous défendez auprès des lecteurs – je cite - « l’apprentissage de la liberté, de l’égalité et de la démocratie ». Et surtout de l’égalité, car vous affirmez : «on ne naît pas égaux, il faut le devenir. Dans tout le Sahel, si on n’apprend pas l’égalité, il est impossible de sortir du statut social où l’on est enfermé ». Jusqu’en 2007, cette conviction fonde le combat de la rédaction du Calame, dont vous êtes la rédactrice en chef.

En parallèle, le 15 décembre 2005, le Premier ministre de l’époque, Sidi Mohamed Ould Boubacar, vous nomme membre de la Commission nationale consultative pour la réforme de la presse et de l’audiovisuel (CNCRPA).

Puis, vous entrez dans le monde de la politique. Hindou Mint Aïnina est nommée conseillère en communication et en relations avec la société civile du Premier ministre, Zeine Ould Zeidane, de 2007 à 2014.

En août 2014, le Président de la République, Mohamed Ould Abdelaziz, la choisit comme Ministre déléguée chargée des Affaires maghrébines, africaines et des Mauritaniens de l’étranger, puis, début 2015, comme Ministre de la Culture et de l’Artisanat. Vous occuperez ces fonctions jusqu'en avril 2016. Tout au long de votre mandat, vous vous êtes efforcée de dynamiser votre Ministère et de soutenir, sans distinction, toutes les formes d'expression artistiques. Les artistes mauritaniens ont ainsi pu trouver une écoute bienveillante à leur égard.

Vous êtes également membre active du Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Ouest Saharien (CEROS), association de recherche scientifique basée à Nouakchott qui s'est fixée comme objectif de contribuer au développement de la recherche en sciences humaines et sociales sur l'Ouest Saharien.

Mme Hindou mint Aïnina, Mme la Ministre, vous êtes une femme de convictions, résolument moderne, imprégnée d'une réelle culture politique progressiste. Forte de ces convictions et de votre éducation politique familiale, vous dénoncez et luttez contre toutes les formes d'archaïsme et d'obscurantisme qui traverse la Mauritanie contemporaine. Proche des individus, vous êtes une femme simple et humaniste, francophone et francophile, très attachée aux valeurs que la France porte et défend. Vous incarnez une Mauritanie ancrée dans le monde, ouverte sur l'extérieur, fière de ses diversités.

Cette distinction vient souligner et récompenser, d'une part, votre attachement à la liberté - de pensée et d'expression - sous toutes ses formes, et d'autre part, les efforts que vous avez pu déployer, avec de faibles moyens matériels et financiers, pour soutenir les Arts et la Culture en Mauritanie.

Mme Hindou mint Aïnina, au nom de la ministre de la Culture, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres.

 

Discours prononcé le 19 octobre 2017 par M. Joël MEYER, Ambassadeur de France en Mauritanie, à l’occasion de la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres

à M. Idoumou o/ Mohamed Lemine.

Nous sommes ici ce soir pour rendre hommage à un écrivain, M. Idoumou o/ Mohamed Lemine, à laquelle leurs qualités et leurs compétences remarquables ont valu d’être nommé par la ministre de la Culture, Mme Audrey Azoulay, Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres, Ordre créé, je vous le rappelle, en 1957, destiné à honorer les mérites des «personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ».

 

Mesdames, Messieurs,

Je vais décorer M. Idoumou o/ Mohamed Lemine qui a fait honneur à notre République par son action et son engagement personnel.

Avant de lui remettre les insignes, conformément à la tradition, permettez-moi de dire qui est cette personnalité méritante, qui se cache derrière cet homme en retraçant rapidement son parcours qui lui vaut, aujourd’hui, de recevoir cette distinction française, même si la majorité des personnes présentes, ici, ce soir, connaissent bien mieux M. Idoumou o/ Mohamed Lemine que moi.

Originaire du centre de la Mauritanie, le Tagant, Idoumou ould Mohamed Lemine est professeur de littérature à l'Université  de Nouakchott et à l'Ecole Normale Supérieure de Nouakchott depuis 1985, coordonnateur de la filière de Littérature francophone en Mauritanie. C'est également un écrivain d'expression française de talent, dont la renommée dépasse les frontières de la Mauritanie.

Idoumou ould Mohamed Lemine est résolument le symbole de cette Francophonie mauritanienne, éduquée et qui est passée par le Lycée National de Nouakchott à la fin des années 70, antichambre de la future élite intellectuelle du pays. Vous maniez avec beaucoup de dextérité notre langue, bercé de culture française depuis votre tendre enfance sur les dunes du Tagant, sans toutefois renier votre attachement au Sahara et au continent africain (vous lisez Jeune Afrique depuis l'âge de 12 ans me dit-on).

Ainsi, après des études supérieures en Lettres françaises (CAPES, 1984), en Mauritanie, à l'Ecole Normale Supérieure puis au Maroc où vous obtenez un DEA de Lettres françaises à l'Université Mohamed V de Rabat, vous vous investissez rapidement dans la presse écrite en participant, dès 1987-88, à la création de l'unique mensuel indépendant d'expression française de l'époque, "Mauritanie demain", avec votre ami M'Barek ould Beyrouk (ici présent), bien avant, le vent de libéralisation de la presse mauritanienne de la fin des années 90. Vous collaborerez à de nombreux journaux et revues (Directeur/fondateur d'Al Moustaqbal  (l'avenir en arabe) en 1992, traducteur à l'Agence Mauritanienne d'Information, avant de diriger pendant quelques années l'édition française du journal Al Joumhouria (La République en arabe). Vous dirigerez, de 2001 à 2007,  le Centre de Renforcement des Langues (CREL) de l'Université de Nouakchott, avant d'occuper de hautes fonctions politiques en tant que Conseiller principal chargé de la Communication du Président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdellahi. Le 1er août 2008, [quelques jours avant le coup d'Etat], vous êtes nommé Président de la Haute Autorité de la Presse et de l'Audiovisuel (HAPA) pour quelques semaines à peine.

Depuis cette date, vous vous consacrez exclusivement et avec passion à la littérature mauritanienne francophone, avec pour objectif de combler le déficit du traitement de ce genre de littérature en Mauritanie et à l'extérieur du pays. Dès 1992, vous participez en tant que co-auteur à un Guide de la littérature mauritanienne, anthologie méthodique, édité et publié chez L'Harmattan. Vous avez fait paraître de nombreuses nouvelles littéraires et poèmes dans les journaux. Votre activité de critique littéraire, s'intéressant aussi bien à la littérature française qu'aux littératures francophones, vous ont amené à contribuer au numéro spécial de la revue Notre Librairie portant sur la littérature mauritanienne en 1996.

Plus récemment, en 2016, vous collaborez activement en tant que co-auteur, aux côtés notamment du Pr Mamadou Kalidou Bâ, à l'Anthologie de littérature mauritanienne francophone, publiée à Nouakchott par les éditions Joussour (Ponts en langue arabe) avec le soutien de cette ambassade.

En 2015, vous publiez votre premier roman, Igdi, les voies du temps (Editions Langlois Cécile, Paris) qui reste dans le droit fil de vos préoccupations de journaliste et d'homme politique. A travers cette première œuvre, vous venez approfondir cette analyse, sans far, de la société mauritanienne. Votre œuvre est l'évocation des mutations d'une société confrontée aux impératifs de la modernité, les travers et les déviances de régimes politiques autoritaires et cyniques. Le récit, d'une portée poétique, fait aussi le lien avec la culture hassanya ou arabe classique.

Votre second roman, Le fou d'Azzawan, sorti à la fin de l'année 2016, dans lequel vous décrivez les péripéties d'un monde nomade mauritanien en voie d'extinction, est également particulièrement empreint de poésie.

Vous êtes actuellement vice-Président de l'Association mauritanienne pour la Francophonie, créée en 2011, et depuis peu, membre et secrétaire à l'édition de l’Association des Ecrivains mauritaniens d'expression française (créée en janvier 2016) ainsi que Président d'honneur de l'Association des professeurs de français de Mauritanie.

Cette distinction vient ainsi souligner et récompenser un ardent défenseur de notre langue ainsi qu'un auteur talentueux qui manie notre langue avec beaucoup de finesse et de poésie, sans se départir d'une visée politique contemporaine. Vous êtes un auteur francophone, symbole d'une francophonie sahélienne apaisée et citoyenne. Cette distinction vient également utilement compléter les Palmes académiques, reçues en 2003, pour votre carrière d'enseignant.

M. Idoumou Mohamed Lemine, au nom de la ministre de la Culture, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres.

 

Discours prononcé le 19 octobre 2017 par M. Joël MEYER, Ambassadeur de France en Mauritanie, à l’occasion de la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres

à M. M’Barek ould Beyrouk.

Nous sommes ici ce soir pour rendre hommage à un écrivain, M. M’Barek ould Beyrouk, à laquelle leurs qualités et leurs compétences remarquables ont valu d’être nommé par la ministre de la Culture, Mme Audrey Azoulay, Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres, Ordre créé, je vous le rappelle, en 1957, destiné à honorer les mérites des «personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu'elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ».

 

Mesdames, Messieurs,

Je vais décorer M. M’Barek ould Beyrouk qui a fait honneur à notre République par son action et son engagement personnel.

Avant de lui remettre les insignes, conformément à la tradition, permettez-moi de dire qui est cette personnalité méritante, qui se cache derrière cet homme en retraçant rapidement son parcours qui lui vaut, aujourd’hui, de recevoir cette distinction française, même si la majorité des personnes présentes, ici, ce soir, connaissent bien mieux M’Barek o/ Beyrouk que moi.

Né à Atar, dans le Nord de la Mauritanie, M'Barek ould Beyrouk appartient à la tribu Tekna (aristocratie commerçante) et est le fruit d’un métissage entre maures et noirs d’Afrique, dont il compte une arrière-grand-mère d’origine bambara (Mali) et un arrière-grand-père originaire du Sud marocain établi dans l’Adrar mauritanien au début du siècle dernier.

Mais c’est votre père, un instituteur comme il en fut jadis dans les écoles mauritaniennes, qui vous transmettra l’amour de la belle langue et des grands écrivains français. C’est à lui que vous devez d’avoir découvert Victor Hugo à 12/13 ans et d’être depuis « habité par un amour immodéré de la belle littérature ». Vous confiez d'ailleurs vouer une passion au français depuis cette période.

Après avoir grandi à Atar, l’importante capitale de l’Adrar mauritanien, vous passez une maîtrise de droit public au Maroc, à l'Université Mohamed V de Rabat, et  vous vous lancez très rapidement dans la presse, comme journaliste, à l'Office de Radiotélévision de Mauritanien, avant d'animer une chronique au quotidien national "Chaab"(le Peuple, en arabe), sous le titre de Clin d'oeil. Vous fondez, en 1988, le mensuel "Mauritanie demain", le premier journal indépendant d'expression française en Mauritanie aux côtés de votre confrère et ami, Idoumou ould Moh. Lemine, présent ici ce soir et d’Hindou que je viens de décorer. Vous devenez, de manière concomitante, le premier Président de l'Association Nationale de la Presse Indépendante (ANPI).

En 1995, vous collaborez avec l'hebdomadaire "Jeune Afrique", avant d'occuper en 1998 les fonctions de directeur des informations de l'Agence Mauritanienne d'Information (AMI) et, en 2006, celle de membre de la Haute Autorité de la Presse et de l'Audiovisuel (HAPA). Président du Conseil d'administration de la Télédiffusion de Mauritanie (TDM) jusqu'en février 2015, vous devenez Secrétaire général du Ministère de la Jeunesse et des Sports puis Conseiller à la Présidence de la République, chargé des affaires culturelles à compter de juin 2015 (jusqu’à ce jour).

Parallèlement à vos activités professionnelles, vous écrivez. Vous avez signé un premier roman, en 2006, Et le ciel a oublié de pleuvoir aux Editions Dapper et pour lequel vous avez reçu le Prix du roman francophone maghrébin en 2007. S'en suit, la publication d'un recueil de Nouvelles publiées chez Présence Africaine en 2009 sous le titre Nouvelles du désert. Votre second roman, Le Griot de l'émir, est publié en 2013 aux Editions Elyzad (Tunis). Enfin, vous venez de publier votre dernier roman, Le tambour des larmes, en 2015, toujours aux Editions Elyzad, avec lequel vous avez reçu le Prix Ahmadou Kourouma, en février 2016, à l'occasion du Salon international du Livre et de la Presse de Genève ainsi que le Prix du roman métis des lycéens 2016 (à Madagascar et à La Réunion, 6e édition).

Vous le savez, l'œuvre de Beyrouk traite des tensions qui traversent la société mauritanienne contemporaine, celles d'une modernité envahissante et d'une authenticité tenace. Les personnages principaux de l'écrivain sont typiques de cette société mauritanienne d'aujourd'hui, que ce soit une jeune fille esclave affranchie, rebelle, qui règle son compte à son passé comme à son présent dans Et le ciel a oublié de pleuvoir, un griot aggripé aux gloires du passé et nostalgique du temps des Emirats tribaux saharo-sahéliens qu'il souhaite voir ressusciter dans Le griot de l'émir ou encore une galerie de visages de la Mauritanie des années de sécheresse  pris dans les affres de l'exode rural vers les villes, et plus particulièrement Nouakchott, la capitale du pays, dans les Nouvelles du désert.

On retrouve également chez vous, la question de la place des femmes, à la fois rebelles et garantes de la stabilité et de la transmission des valeurs qui doivent faire face aux préjugés et aux archaïsmes tribaux.

Vous êtes un auteur profondément marqué par la culture du Sahara mais aussi un auteur aux identités hybrides, à l’image même des sociétés mauritaniennes hétéroclites, faites de brassages arabo-africains et de synthèses de multiples appartenances culturelles.

Cette distinction vient souligner et récompenser, d'une part, votre attachement à la liberté - de pensée et d'expression - sous toutes ses formes, et d'autre part, une littérature contemporaine, ouverte sur le monde et porteuse de valeurs d'humanisme, de métissage et de diversité.

M. M’Barek o/ Beyrouk, au nom de la ministre de la Culture, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres.

 

 

Extrait du rapport du colonel SEME ANDONG Pierre, commandant de la Task Force de Bambari en République Centrafricaine, où il livre son témoignage sur les forces mauritaniennes.

ven, 2017-10-20 13:29

Rapport adressé au commandement des forces onusiennes

Mes devoirs, mon Général. Ma sortie du théâtre de la MINUSCA après douze mois d’un séjour fructueux sous votre commandement me donne l’opportunité de vous adresser la présente correspondance, pour vous redire, s’il en était encore besoin, toute ma reconnaissance pour l’immense confiance que vous avez bien voulu placer en moi en me portant à la tête de la Task Force Bambari (TFB) qui, pour les défis qu’elle suscitait au moment de sa mise en place, était perçue par tous comme une tâche ardue et davantage exaltante. En me recevant dans votre bureau il y a quelques jours, vous m’avez adressé des mots très réconfortants allant largement au- delà de mes attentes, pour marquer votre satisfaction vis-à-vis des modestes services que mon équipe et moi-même avons rendus aux populations de la Ouaka et de la Basse-Kotto pendant les huit mois de ma présence à Bambari. Conscient des enjeux stratégiques qui structurent aujourd’hui l’avenir de la ville de Bambari, devenue depuis quelques mois le pivot central d’un processus expérimental de pacification de la RCA à travers le développement, il était de mon devoir, après les nombreux acquis engrangés par la MINUSCA dans cette localité sur le plan sécuritaire, de dresser un bilan capacitaire des forces amies en présence afin que vous puissiez continuer à en tirer le meilleur rendement possible. Je me permettrais à cet effet de rapporter de manière lucide et sans état d’âme, les potentialités palpables mais aussi les tares enregistrées dans ces unités qui m’ont accompagné tout au long de la réalisation de l’ouvrage qui a fait de Bambari une « cité sans groupes armés ». Cette évaluation très succincte, qui n’engage que moi seul, s’appesantira sur la valeur militaire de chacune de ces unités mesurée sur la base des critères d’appréciation personnels, sans considération de la perception que les populationslocales se font d’elles au gré des sensibilités dont l’objectivité renvoie à des jugements abstraits provenant des divers clans. Un autre objectif de ce document, qui sera assez long, est de faire des propositions sur l’amélioration du climat et du dispositif sécuritaires dans les localités encore très affectées par la prédominance diffuse des groupes armés, agissant fondamentalement au détriment de la visibilité de la MINIUSCA. I- Le Bataillon mauritanien C’est l’unité mère qui concentre aujourd’hui plus qu’ hier l’essentiel des forces actives dans la zone de responsabilité de la TFB. Elle a par conséquent le mérite de focaliser toutes les attentions de la Forces MINUSCA dans son intention de contrôler l’environnement sécuritaire sur l’immense zone qu’occupe cette unité, devenue celle de la TFB, grâce au large déploiement de ses nombreuses bases opérationnelles (POB et TOB). C’est une unité qui, sur le plan disciplinaire, est très bien tenue. Plusieurs observateurs avertis, civils pour la plupart, dont l’appréciation peut valablement être considérée comme totalement dénuée d’intérêt, affirment que sur ce plan le Bataillon mauritanien, depuis l’arrivée de son deuxième contingent, s’est considérablement amélioré. Ce jugement de faveur s’appuie sur des constats pertinents, acceptés par tous au regard du comportement exemplaire de la troupe qui reste cloisonnée dans l’enceinte de la caserne lorsqu’elle n’est pas de service. Toute chose qui l’éloigne de certaines pratiques et abus combattus et surtout sévèrement sanctionnés au sein de la Mission. Sur le plan opérationnel, la résilience de l’unité mauritanienne tant à Bambari que dans toutes les localités où ses bases sont installées est d’une très grande notoriété. Les multiples attaques que cette unité a subies sur les différentes branches de la MSR3, lors des missions d’escorte de convois entre les mois de mai et septembre 2017 ont plutôt eu pour effet contrastant de booster l’intrépidité de ses soldats, qui sont aujourd’hui particulièrement redoutés par les groupes armés sévissant dans la zone. La rusticité de ces hommes leur a maintes fois permis d’exécuter des missions vitales dans des conditions extrêmes, à la limite même de l’acceptable. Cet altruisme mérite d’être relevé et surtout vanté dans un environnement qui n’a pas toujours été prompt à reconnaître les mérites de ces soldats qui ne demandent qu’à servir. Il faut aussi souligner que si l’Etat-major de la TFB a pu fonctionner sans discontinuité, c’est grâce au dévouement et à l’intelligence du personnel d’emprunt notamment les officiers travaillant dans les diverses cellules du MOCC- qui lui a été concédé par cette unité. Plus loin, on laissera la haute hiérarchie de la Mission juger du caractère convivial de l’accueil coutumièrement réservé aux nombreuses délégations onusiennes voire gouvernementales qui ont séjourné à Bambari, et qui pour la circonstance ont pu bénéficier des services de cette unité. Doté d’un potentiel logistique adéquat et très varié, le Bataillon mauritanien est l’une des rares unités du théâtre à être polyvalente aux engagements de jour et de nuit. Malgré la précarité du dispositif de protection de ses installations au PK3 due à l’absence d’un mur d’enceinte autour du camp, le Bataillon mauritanien a su pallier cette vulnérabilité grave en installant le long de la butte de protection entourant ce camp un système de veille fonctionnant sans interruption, qui vient d’être équipé de lampadaires de grande puissance. Parlant toujours des faiblesses et comme nous l’avons soulignés supra, une bonne frange des populations civileslocales, notamment les chrétiens du quartier KIDJIGRA, ne regardent pas le contingent mauritanien avec des yeux condescendants, même si cette tendance est en courbe négative aujourd’hui. Cette situation de rejet n’est pas dirigée contre le seul Bataillon mauritanien, puisqu’il en va de même pour les contingents dits chrétiens que la communauté musulmane accuse aussi de mille maux pour justifiersa rancœur. On reconnaitra néanmoins que s’appuyant sur une nouvelle dialectique, le Bataillon mauritanien est en train de renverser progressivement et très favorablement cette tendance en manifestant une impartialité tangible dans ses services régaliens à la population et par ses aides dépouillées de toute discrimination au profit des mêmes populations. Cette stratégie qui a commencé à payer, a suscité ces derniers temps le rapprochement du commandant du contingent mauritanien de certains leaders chrétiens radicaux, souvent signataires de pétitions et memoranda stigmatisant cette unité.

Mini tournée des 15 ambassadeurs du pays membres du Conseil de Sécurité au Sahel

jeu, 2017-10-19 17:15

Une mission des 15 pays membres du Conseil de Sécurité de l’Organisation des  Nations Unies (CS/ONU) est attendue à Nouakchott vendredi dans le cadre d’une tournée sous régionale au sein des États 
du G5 Sahel.
La capitale mauritanienne est la deuxième étape de cette mini-tournée après Bamako (Mali) et qui se poursuivre par Ouagadougou (Burkina Faso).
Cette mini-tournée vise « à évaluer les avancées et les besoins dans le cadre de l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel en vue de dégager la meilleure formule  permettant à l’ONU d’apporter son
aide au processus ».
Les Etats Unis, rappelle-t-on, sont farouchement opposés à  ce que le
Conseil de Sécurité  délivre au G5 Sahel un mandat sous les couvert du chapitre 7 qui autorise l’emploi de la force.
Cette attitude représente un obstacle au  financement du  déploiement de cette force  par l’organisation mondiale et oblige à imaginer de nouvelles options pour rendre opérationnelle la  brigade de 5000 hommes dédiée à la lutte contre le terrorisme.
Les pays membres du G5 Sahel sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.
Le financement du déploiement de la brigade conjointe du G5 Sahel  est
estimé à 450 millions d’euros.
Sur ce montant, il a été mobilisé  un peu plus de 100 millions d’euros.
Ainsi, une table des donateurs est prévue dans quelques semaines pour recueillir des fonds.

La Mauritanie à l’heure de la désintermédiation bancaire de l’emprunt. (3) /Par Maitre Taleb Khyar ould Mohamed Mouloud*

jeu, 2017-10-19 15:05

Connaître la structure d’une  organisation est  une condition suffisante pour déterminer avec précision ses orientations  stratégiques  et  ses moyens opérationnels ; c’est ainsi qu’une structure en «  holding » ou société en conglomérat annonce une stratégie de croissance externe par diversification, dont l’outil opérationnel n’est ni plus ni moins qu’une  myriade de sociétés que va contrôler et animer la holding, comme le ferait n’importe quelle société d’investissements détenant tout ou partie des sociétés satellites qui composent son périmètre.

 Cette dynamique conglomérale est malheureusement au centre de notre  système bancaire, avec  autour de chaque banque une constellation de sociétés écrans ,qui  trahissent  l’existence d’un marché interne des capitaux fonctionnant  en marge de toute réglementation, et annulant  les effets bénéfiques  recherchés à travers l’intermédiation des ressources  financières, dont le propre devrait être d’orienter  les financements vers les entreprises qui en ont le plus besoin, sans intention de les contrôler ; de s’interdire pour les banques, d’utiliser l’épargne collectée en vue de créer des sociétés dont elles auraient la direction. Or, c’est précisément l’inverse qui se produit, les banques se transformant de facto, au lendemain de leur création, en sociétés d’investissements adoptant la même stratégie et utilisant les mêmes moyens opérationnels que n’importe quelle « holding».            

Conflit d’intérêts                                                                                       

On ne peut donc pas, dans ces circonstances, attendre du système bancaire qu’il soit, en l’état actuel,  un partenaire efficient dans la mise en place d’un écosystème de nature à favoriser l’accessibilité des entreprises  au crédit dans des conditions qui préservent leur compétitivité  et améliorent leurs avantages concurrentiels. On ne peut pas, non plus attendre d’un tel système bancaire, qu’il soit le canal de transmission de la politique monétaire à l’économie, si élaborée, si construite et si pertinente que soit cette politique monétaire.  Nos banques, qui brassent  le gros des actifs et passifs financiers de l’économie, sont en conflit  permanent avec  les  lois de la concurrence, au préjudice et au détriment  des entreprises qui refusent d’appartenir  à leur périmètre, et qu’elles vont d’emblée considérer comme des cibles à abattre ; la double qualité des banques, à la fois comme institutions collectrices de dépôts  et comme sociétés d’investissements, nourrit et alimente des conflits d’intérêt qui confèrent aux dysfonctionnements du système bancaire un caractère permanent, le fragilise, perturbe les choix de politiques monétaires, éloigne les banques de leur mission première qui est le financement de l’économie réelle. Monsieur Fawaz est un homme d’affaires avisé, qui va concocter, dans les années quatre-vingt  un modèle d’affaires, répondant à une demande solvable, pour la réalisation duquel  sa banque s’engage à le soutenir, avant de le lâcher au milieu du gué, pour des motifs qui relèvent plus de la rétorsion que de toute autre motivation propre aux considérations qui doivent prévaloir dans une relation comme celles qu’entretient  un banquier et son client. Fawaz, voyant au fil du temps, que sa relation avec son banquier s’est muée en rapport de force, et comprenant que la confrontation serait à son désavantage, va se résoudre à jeter l’éponge en cédant son  projet à ses concurrents pour lesquels la banque servait de cheval de Troie, le tout moyennant une compensation dérisoire, le seul intérêt pour Fawaz étant de ne pas se retrouver avec des déboires financiers pouvant entamer sa trajectoire entrepreneuriale. Monsieur Bomba ould Sidi Bady est un homme d’affaire talentueux, une force de la nature, doué d’une résilience à toute épreuve, qui envisage de créer une usine pour la fabrication de produits alimentaires ; c’est sa propre banque qui  va s’empresser de financer ses concurrents qui, à leur tour vont inonder le marché de produits identiques à ceux qu’il envisage de fabriquer ; il renonce à son projet ; nous sommes là, devant un cas typique de stratégie de lancement de produit opportuniste, alors même que la banque doit préserver et développer la rentabilité de son client.  Monsieur Boushab ould Lehsen est un richissime homme d’affaires de Nouadhibou dont la fortune provoque des envieux. Il  va se retrouver, dans les années quatre-vingt sur une black List de la police politique du comité militaire, au motif qu’il serait en intelligence avec notre voisin du Nord, le royaume chérifien ; du jour au lendemain, son banquier va le convoquer oralement,  le sommer oralement  de solder manu militari son compte tout en l’avisant, toujours oralement,  que les crédits documentaires que la banque s’était engagée à lui accorder sont annulés. Boushab Ould Lehsen, d’un tempérament plutôt bouillonnant,  va actionner la banque en responsabilité contractuelle  dans un procès retentissant qu’il va gagner, grâce à la solidité de ses moyens juridiques, associés à  la perspicacité d’un magistrat intègre,  en la personne de Mohameden Ould M’boirik , paix à son âme, dont  l’allure affable et la courtoisie teintées d’élégance et de raffinement  cachaient un profond souci d’équité et une droiture à toute épreuve ; autant de qualités que ce ressortissant d’Iguidi (Trarza)  gérait avec tact, une profonde pondération et une modestie digne des grands esprits ; la décision qu’il rendît contre la banque, condamnée à une centaine de millions d’ouguiyas, suscita un tollé dans les arcanes du comité militaire ; elle sera annulée en appel, sur la base de violations flagrantes  de règles fondamentales dont la plus saillante est la non-rétroactivité de la loi, tandis que Boushab Ould Lehssen sera mis en détention administrative, relégué dans une contrée lointaine ( Mbout), détention pendant laquelle, sa banque se livra à une mise à sac de ses biens sur la base d’une véritable cabale politique, policière et judicaire.

 

 

Cabale

 Monsieur  Hmeida Ould Bouchraya est un richissime armateur, à la tête d’une flotte de trente bateaux de grand tonnage spécialisés dans la pêche industrielle, doublée d’un empire immobilier ; cette fortune qui  dérange en haut lieu, est considérée par le pouvoir comme une menace aux attributs de la souveraineté !  La flotte de ce richissime homme d’affaires, ainsi que son patrimoine immobilier, seront  dans les années quatre-vingt dix, soigneusement démantelés, détricotés  de manière programmée, cynique, froide, méthodique, grâce  à la complicité de sa banque qui, par des artifices comptables, va le charger, pour les besoins de la cause, d’une dette astronomique fictive, dont elle va exiger le paiement en transférant  ses biens, contre des montants dérisoires, aux apparatchiks du régime et à leur entourage.  C’est le lieu, ici et maintenant,  de rendre hommage à Mohamed Salem ould Lekhal, brillantissime ministre des finances, aux côtés de l’éminent économiste Djimme Diagana, et du gouverneur de la Banque Centrale de l’époque, Dieng Boubou Farba, qui s’élevèrent tous d’une seule voix, avec fermeté et conviction, contre les abus auxquels Hmeida ould Bouchraya avait été exposé.  Pour les sanctionner, le pouvoir allait soumettre Mohamed Salem Ould Lekhal et Dieng Boubou Farba à la détention administrative, tandis que Djimme  Diagana sera victime d’un véritable ostracisme d’Etat, éloigné de tout poste de responsabilité.  Monsieur Limam ould Louleida, homme d’affaires de Nouadhibou, fut  contraint et forcé de signer un chèque de plusieurs dizaines de millions pour de présumés transbordements illégaux, alors qu’il était en détention préventive, chèque que sa banque va s’empresser d’honorer tout en sachant qu’il est victime d’une véritable extorsion de fonds et que c’est sous la terreur qu’il a signé le chèque pour le montant duquel, elle allait débiter son compte sans sourciller. Ils sont nombreux, nos hommes d’affaires et nos sociétés  à connaître le même sort ; Monsieur Haba, Ballas, Cyprochimie, Somaquire, SNEL du Dr Ba Bocar Alpha etc.  Aujourd’hui que le budget de l’Etat n’affiche plus un besoin de financement, qu’il n’est plus soutenu comme naguère  par un recours chronique à l’endettement, avec toutes les tensions qui vont avec, sur le bilan des banques (banques privées et Banque Centrale), et dont le moindre des effets macroéconomiques  est l’éviction du secteur privé non financier (entreprises, ménages), son éviction de l’accessibilité au crédit dans des proportions identiques aux prêts accordées à l’Etat par le système bancaire ; aujourd’hui que la tension sur le bilan des banques est donc retombée, celles-ci doivent ouvrir une page nouvelle dans leur  relation avec les entreprises, les soutenir comme elles l’ont fait par le passé pour le secteur des administrations publiques, avant qu’une rationalisation des choix budgétaires n’émancipent les finances publiques de l’endettement chronique.       Cet appel s’adresse aux banques qui, à défaut d’un marché des capitaux, ont le monopole de l’intermédiation financière et qui, grâce à la nouvelle politique budgétaire caractérisée par un relâchement de la pression sur leurs bilans, ont à ce titre,  une opportunité historique de concourir à l’émergence d’un entrepreneuriat qui pourra relever le défi qui nous interpelle tous, gouvernants et gouvernés, face à la rareté du capital dont on sait qu’elle figure  en bonne place parmi les complexités  de la mondialisation. Cet appel s’adresse également  à la Banque Centrale dont l’une des fonctions essentielles, parmi d’autres, est de surveiller la façon dont l’intermédiation financière, crée et multiplie la quantité de monnaie qui circule dans l’économie, cette quantité constituant une variable importante dans les décisions de politique monétaire. 

Cet appel s’adresse aussi au patronat pour la mise en place, dans les limites de la loi, des conventions et usages internationaux, d’un écosystème favorable à l’accession des entreprises au crédit dans de conditions qui n’affectent ni leur compétitivité, ni leurs avantages concurrentiels, la mise en place d’un tel écosystème, nécessitant des réformes majeures de notre droit bancaire et financier, ou ce qui en tient lieu et qui, en l’état actuel se résume  en une loi d’un autre âge sur le recouvrement des créances bancaires .(à suivre)

 

 

Vers une réimplantation du l’UPR : Un test, un de plus

jeu, 2017-10-19 01:45

Il y a quelques semaines déjà que des sources bien informées nous renseignaient sur l’organisation prochaine d’une campagne de réimplantation du parti au pouvoir, l’Union Pour la République (UPR). Nos sources  avançaient, même, la fin-Octobre pour le démarrage de cette action qui  devrait permettre de renouveler l’ensemble des instances et structures de base du parti, avec cette nouveauté que, désormais, toutes les instances seront élues, et non plus désignées, comme par le passé. Un gros challenge, pour le parti au pouvoir dont les structures étaient,  tout simplement,  laissées à la discrétion des  généraux, ministres et autres députés ou sénateurs. Chacun de ces pontes plaçait les siens.

Si elles se déroulent comme annoncé, ces grandes manœuvres  s’inscriront dans la précampagne électorale, pour les municipales et législatives de 2018. Une perspective synonyme de véritable foire d’empoignes ? Quoiqu’il en soit, le principal parti de la majorité présidentielle pourrait se retrouver fort de millions de membres. Rien d’étonnant dans la mesure où nombre de ses grands et hauts cadres sortent de l’école du PRDS, via, notamment, l’université de Kobenni.

Intervenant à  la veille de la présidentielle  de 2019, la campagne de réimplantation revêt également une signification particulière. L’enjeu est  très important, pour le président de l’UPR. Donné partant, depuis quelque temps, maître Sidi  Mohamed ould Maham pourrait réconforter sa position ou, tout au contraire, céder le fauteuil, comme l’ont laissé croire certaines sources, à Moulaye ould Mohamed Lagdhaf, ex-PM et  ex-ministre secrétaire général de la Présidence, tombé en disgrâce. L’UPR  est, certes, un grand parti mais un parti aux pieds d’argile. Ce fourre-tout connaît de nombreuses difficultés à asseoir sa position de leader, au sein de l’arène politique nationale. Ses campagnes d’implantation se sont toujours déroulées dans la douleur, comme, du reste, la désignation  de ses candidats. On se rappelle la campagne, annoncée, puis reportée à une date sine die, des sénatoriales.  La tenue d’un congrès national fut, également, systématiquement reportée. En lieu et place, les réunions  du  bureau exécutif sont transformées en congrès. Une manière d’éviter des interminables querelles de clocher.

Autre problème, les rapports du parti avec le Président et son gouvernement. Il n’est un secret pour personne qu’ils n’ont jamais été des meilleurs. L’UPR n’a eu de cesse de devoir avaler des couleuvres, à chaque grande échéance  électorale. Lors des  présidentielles  de 2009 et 2013, ses cadres n’ont joué que les seconds rôles, le Président confiant l’essentiel des postes de confiance à des personnes extérieures au parti. Il en fut de même pour le referendum du 5 Août 2017. Ses directoires de campagne ont été surtout confiés  aux membres du gouvernement  et à l’administration territoriale.

Les rapports avec les autres partis de la majorité présidentielle, ce géant aux pieds d’argile sont aussi loin d’être  sains. L’UPR  regarde, de très haut, ces structures à qui il reproche de grignoter, pour rien, sa part au gouvernement. Plusieurs leaders de ces « petits » partis de la majorité présidentielle se plaignent de leur marginalisation, systématiquement entretenue par leur principal partenaire. En off, ils n’hésitent pas de parler de « mépris », de la part de l’UPR qui prend des décisions sans leur avis et sans les informer. Les difficultés de parvenir à des listes communes  ou à des désistements, au profit des uns et des autres, lors des élections municipales et législatives,  est une illustration parfaite de ces rapports « nuancés », entre les membres de la coalition de la majorité présidentielle.

Enfin, il faut noter qu’en dépit de son « ancrage » ou « maillage » du pays, l’UPR manque  cruellement de discipline interne. Le parti du Président n’a pas vu venir la fronde des sénateurs  de leur propre camp ni levé le moindre petit doigt. Il faut dire que, plus royalistes que le roi, les cadres et militants de l’UPR avaient, en relayant ou en vulgarisant le discours du Président à Néma, en 2014, tiré à boulets rouges sur les honorables. Une erreur monumentale, payée cash, par le pouvoir,  avec le rejet sénatorial des amendements constitutionnels. Au cours de la campagne référendaire qui a  suivi, campagne où s’est fortement investi le Président, parce que, dit-il, « si je ne le fais pas, personne d’autre ne le fera », l’UPR a brillé par son inefficacité sur le terrain. Il  porte une lourde part  de responsabilité, dans les résultats, très peu satisfaisants, de la consultation. Si les meetings du Président ont drainé du monde, dans toutes les capitales régionales et à Nouakchott, la participation au scrutin n’a pas suivi. L’absence ou le manque de maîtrise et d’encadrement des militants réputés membres actifs du parti  prouve que celui-ci a, quelque part, failli à sa mission.

DL

Faits divers… Faits divers… Faits divers…

jeu, 2017-10-19 01:44

Un cadavre dans la malle arrière

A l’instar de leurs voisins de la zone Est de Nouakchott, la plupart des secteurs de Mellah sont considérés à risque. Les délinquants et malfaiteurs y pullulent. Des bandes  criminelles sans scrupules y circulent, jour et nuit, faisant de nombreuses  victimes.

De retour de vacances au Hodh El Gharbi, une famille retournait, il y a quelques jours, à son domicile situé au secteur 1 de Mellah. Elle ne tarde pas à poser des questions sur l’odeur pestilentielle qui plane. « Oh », déclare le gardien avant de quitter les lieux, «  il y a un chat qui a crevé, tout près ». Un peu plus tard, le père de famille s’aperçoit qu’un pneu de sa voiture restée garée dans la cour de la maison est crevé. Il appelle un « Michelin » qui commence par ouvrir la malle arrière du véhicule, pour récupérer la roue de secours et le cric. Aussitôt, la pestilence devient insupportable. Et pour cause : un cadavre décomposé git à l’intérieur du coffre ! Cris d’horreur et de dégoût… Une foule de curieux s’amasse tout de même. On informe la police qui vient marquer un périmètre de sécurité autour de la maison et éloigner les badauds, le temps d’attendre l’arrivée du procureur de la République de la wilaya-Sud. Celui-ci finit par arriver une heure plus tard en compagnie des autorités et d’un médecin qui examine le cadavre avant qu’il soit évacué à la morgue. La police arrête des suspects : le couple, le Michelin et le gardien. Le cadavre finit par être identifié. Il s’agit d’un jeune parent du gardien qui a séjourné avec lui à la maison, avant de disparaître, une semaine plus tôt. C’est en vain que sa famille  avait entrepris des recherches. La police relâche le couple et le réparateur et garde à vue le gardien. Le père de ce dernier a déclaré ne porter plainte contre personne car son fils pourrait être mort naturellement. L’enquête suit son cours et le père de la victime n’a pas encore porté plainte, « mon fils », dit-il, « est peut-être décédé de mort naturelle ». Les résultats de l’autopsie seront, à cet égard, probablement décisifs.

 

Profession, marabout 

Dans un quartier périphérique de la ville, se trouve une petite maison, en bordure d’une ruelle. Elle comprend trois chambres en zinc alignées qui ouvrent sur une petite concession. Un groupe d’hommes y joue souvent aux cartes. Les visiteurs et visiteuses vont et viennent, en flot continu, tout au long de la journée. Des jeunes filles habitent ici en permanence. S. D., le marabout-guérisseur, est fort sollicité par ses patients. Certains mâles de ceux-ci sont reçus en compagnie d’une des filles. Un entretien à huit clos…

Un peu plus tard, c’est apparemment fort réjoui que le visiteur sort de la chambre du « marabout »,  tandis que la douce créature attend que celui-ci sorte des toilettes, pour lui verser sa commission, avant d’aller attendre un nouveau « patient ». S.D. passa ainsi quelques années à soulager les hommes – et leur portefeuille – avant que la police ne découvre sa combine et l’arrête. Après les violons du commissariat, le marabout proxénète déménagea… pour rouvrir, probablement, ailleurs.

 

Une jeune fille poignardée

Plusieurs quartiers de Nouakchott vivent, ces jours-ci, une vraie psychose, du fait de l’insécurité galopante. Le quartier Carrefour est particulièrement touché, avec une recrudescence très sensible des vols, agressions et braquages, malgré les patrouilles de la Garde nationale, hélas de plus en plus rares, à partir de minuit. Jeudi 12 Octobre, vers vingt-une heures, une jeune fille téléphone, avec son portable de valeur, dans une ruelle sombre tout près de chez elle. Soudain, une Carina grise argentée, verres fumés, s’arrête à ses pieds. Un jeune homme de teint clair en descend vivement, poignard en main. « Donne vite le téléphone ! », ordonne-t-il. La fille recule et crie. Sa sœur arrive en courant à la rescousse et prend le bandit au collet. Il se débat et lui assène un coup de poignard à l’avant-bras. Saignante, la courageuse fille tombe mais ne lâche pas prise. Du coup, le boubou du malfaiteur se transforme en lambeaux. Il parvient cependant à se dégager, s’engouffre dans la voiture immatriculée 2163 AL 00, conduite par un  comparse de teint foncé qui démarre aussitôt.

Evacuée d’urgence au CHN, la blessée est hors de danger. La police a ouvert une enquête qui n’a encore rien donné. La voiture utilisée par les bandits était déclarée volée depuis quarante-huit heures.

Une bande de cambrioleurs, dirigée par un récidiviste connu sous le sobriquet de « Jarr », sévit, ces jours-ci, dans la même zone, investissant, presque chaque nuit, un domicile pour le dévaliser.  Réveillés en sursaut, ses occupants se voient sommés de rester tranquilles, le temps que les gredins emportent tout. Le commissariat de police Arafat 2 a reçu plusieurs plaintes.

Mosy

Forte mobilisation pour le changement de comportement en vue du dividende démographique

jeu, 2017-10-19 01:39

 La ville  de Kiffa (600 kilomètres à l’Est de Nouakchott)  a abrité, le mardi 10 Octobre, la cérémonie de  lancement  d’une campagne nationale de communication pour le changement social et de comportement, sous le thème « Ensemble pour l’autonomisation des femmes »,  en vue de tirer profit du dividende démographique.

Cette manifestation relevait de la mise en œuvre du projet régional « Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel » (SWEDD), financé par la Banque Mondiale, au profit de sept Etats, avec l’appui technique du Fonds Mondial pour la Population (UNFPA).

L’événement s’est déroulé  sous la présidence de la ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfance, madame Meimouna mint Taghi. Il s’agit de sensibiliser « les leaders religieux, les partenaires techniques et financiers, les leaders d’opinion, le grand public, sur les obstacles dans le chemin de la scolarisation des filles, leur maintien au Secondaire, la nécessité de l’autonomisation économique des filles et des femmes,   les problèmes psychologiques et médicaux liés au mariage des enfants, aux difficultés à l’accès des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle », explique un document remis, à la presse, à l’occasion de la cérémonie.

Le programme des festivités prévoyait une soirée culturelle sur « l’autonomisation des femmes » avec les artistes de la ville, des caravanes sillonnant quatre régions, du 11 au 20 Octobre et de nombreux ateliers.

Dans son allocution d’ouverture, madame la ministre a mis l’accent sur les principaux axes  de la campagne, à savoir « la planification familiale qui passe par la formation des agents de santé de qualité, la sécurisation des produits de contraception, l’éducation et le maintien à l’école, l’autonomisation économique des filles et des femmes ». C’est le changement des structures d’âge de la population qui mène au concept de dividende démographique, nécessitant des investissements conséquents en matière de santé, d’éducation et de prise en compte des problèmes spécifiques liés au traitement des femmes et jeunes.

 

Une caravane de dix jours à travers quatre wilayas

Organisée par plusieurs départements ministériels : éducation nationale, affaires sociales, enfance et famille, jeunesse et sports, Programme National de la Santé Reproductive ; une caravane va donc sillonner quatre wilayas et onze villes – Néma, Timbédra, Djiguenny, Aïoune, Tintane, Kobenny, Kiffa, Kankossa, Guérou, Barkéol, Sélibaby, Ould Yengé et Gouraye – pour y porter la bonne parole. Il s’agira surtout de mettre l’accent sur la  scolarisation des filles, facteur principal de leur émancipation qui débouche sur l’autonomisation.

Une semaine après le lancement, à Kiffa, de la campagne de communication pour un changement de comportement, les premières dames des pays bénéficiaires du SWEDD : Burkina Faso,  Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad ;  et les ministres chargés des questions de populations se sont retrouvés à Abidjan (Côte d’Ivoire), pour marquer le démarrage du projet SWEDD dans sa dimension régionale. Une rencontre au cours de laquelle les participants ont abordé tous les sujets qui freinent le développement harmonieux des populations et constituent un handicap à l’atteinte du dividende démographique : violences, traite, exploitation et travail des enfants, dépendance excessive des femmes, etc.

 

 

                           Amadou Seck

Campagne de distribution des MILDA au Hodh Elgharbi : Au secours fait connaitre les résultats provisoires du dénombrement

jeu, 2017-10-19 01:29

Lancée fin septembre en étroite collaboration avec les autorités administratives et sanitaires de la Wilaya, les opérations de dénombrement qui précède l’ultime phase de distribution vient de s’achever au Hodh Elgharbi.

 L’ONG Au secours, qui pilote la campagne en partenariat avec   World Vision, vient de faire connaitre les résultats provisoires du dénombrement. Il ressort des données l’enregistrement de 64 721 ménages soit 341 679 personnes et la distribution de 177 326 coupons en prélude à la  distribution imminente du même nombre de Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA).

Au secours, qui a mobilisé pour ces opérations  231 équipes encadrées par 100 superviseurs de proximité, exprime un satisfecit global  quant au bon déroulement des opérations suivant le calendrier prévu et dans les délais impartis.

Elle a  valorisé la parfaite collaboration des autorités administratives et de sécurité manifestée à travers les facilités accordées aux équipes tout au long de la campagne et a demandé à ce que cette collaboration soit renforcée et encouragée  davantage.

 L’ONG a ensuite remercié les populations du Hohd Elgharbi pour  leur adhésion massive à l’approche du projet et leur prise de conscience sur l’importance des MILDA comme moyens de prévention contre le paludisme.

Des remerciements particuliers ont été adressés pour l’occasion au DRAS  Dr Aboubecrine Ould Elwafi pour son apport considérable dans la gestion des problèmes liés au personnel de la santé et de certains élus locaux.

Moustapha Bechir

Saison 2018 de basketball : premier acte lancé !

jeu, 2017-10-19 01:26

Le Championnat national de basketball, saison 2018, prend forme, à la faveur du tirage au sort de la compétition. Mercredi soir, le secrétaire général de la FBBRIM et le président de la ligue  ont procédé au lancement du premier acte, en présence des responsables et entraîneurs des clubs. Après un vif débat, les différents protagonistes ont émis le vœu de voir rehausser le niveau du championnat. Après une phase expérimentale réussie, le président de la FBBRIM, Fall Youssouf, a incité les acteurs à tirer l’expérience de l’année dernière. A son avis, il est capital de voir émerger des clubs forts et de forts joueurs, marqueurs, chronométreurs et techniciens. De quoi donner « un visage nouveau à la discipline », dit-il. Il a réitéré la disponibilité de la FBBRIM à accompagner les clubs et les différents acteurs, en leur allouant des moyens nécessaires. Dans cet esprit, la FBBRIM fera un don de dix ballons à chacune des équipes qui prendront part à la compétition.

Lors  du tirage au sort, les équipes ont été réparties en deux poules. On a tenu compte du classement issu des phases régionales de la précédente édition. Les  premiers constituent des têtes de poule et les autres équipes ont été tirées intégralement au sort et orientées selon l’ordre de sortie de l’urne. Les équipes d’une même poule se rencontrent en une phase aller, une phase retour et une deuxième phase aller. Ainsi, les équipes de Nouakchott classées premières dans les poules Nord et Sud des play-offs 2017, forment les têtes de poules du championnat national 2018 de la zone de Nouakchott.      

Dans la poule A, on retrouve l’Etoile du Nord, BMD, Nasr de Sebkha, Teyarett et Riyad. La poule B est composée d’El Mina Jahe, Nouakchott Basket Club, ASAC Concorde et Arafat.

Le premier et second de chaque poule se qualifient pour les play-offs et prendront part au championnat national 2019. Les autres équipes participeront au championnat régional 2019 de la Ligue de Nouakchott. La zone Sud regroupe les équipes de Boghé, Kaédi et Rosso, soit trois équipes en une poule unique. Elles se rencontreront en aller et retour, puis un deuxième aller qui se déroulera à Nouakchott. Elles joueront, pour chaque journée, deux matchs consécutifs. La zone Nord regroupe deux équipes, Nouadhibou et Zouérate, qui  se rencontreront selon le même schéma qu’en zone Sud.

Enfin les play-offs se dérouleront, simultanément, dans deux villes de l’intérieur, au Nord et au Sud, désignées par la fédération. Les quatre équipes de Nouakchott qualifiées seront réparties entre ces deux poules et constitueront, avec chacune première des zones Nord et Sud, des groupes de trois équipes qui disputeront un championnat en aller simple. Les équipes championnes des deux poules se rencontreront en finale.

Ould Abdel Aziz promet de réhabiliter le stade Veten ould R'Gueibi

jeu, 2017-10-19 01:26

Le président de la République a promis, mardi matin 10 Octobre, de réhabiliter  le stade  feu Veten ould R'Gueibi, au cours d’une visite de l’enceinte, en état de délabrement avancé, depuis quelques années. Sur le terrain du mythique stade, le Président a rencontré « un groupe de jeunes de la moughataa du Ksar qui lui ont exprimé leur souhait de voir cette ancienne infrastructure sportive réhabilitée rapidement », a fait savoir l'AMI.

Le chef de l'Etat s'est engagé, rapporte l'AMI, à « répondre rapidement » à la demande des jeunes. Ces derniers ne cessent, depuis Mai dernier, de tirer la sonnette d’alarme, en faisant part, à l’opinion, de « l’état de délabrement avancé du stade du Ksar et de la nécessité d’engager, au plus vite, des travaux de réhabilitation, afin de persévérer ce  patrimoine ».

L’initiative,  composée présentement de 393 jeunes, a conquis bien des  résidents du Ksar. L’appel semble avoir été entendu. Des hommes d’affaires avaient promis de soutenir matériellement l’initiative, selon le collectif des jeunes.

La première chaine sportive de Mauritanie lancée le 28 Novembre

jeu, 2017-10-19 01:25

Grande Première au pays ! Le président de la FFRIM, Ahmed ould Yahya et madame Khira mint Cheikhani, directrice générale de la Mauritaniya (chaîne publique) ont annoncé, le jeudi 12 Octobre, le lancement imminent  d’« Al Riyadiya », une chaîne dédiée exclusivement au sport.

Devant émettre six heures par jour, Al Riyadiya émettra son premier direct, le 28 Novembre anniversaire de l’Indépendance, au stade de Kaédi, lors de la finale de la Super Coupe. « 70 % des programmes de la chaine sportive seront consacrés au football », précise madame Khira mint Cheikhani. Les autres disciplines bénéficieront aussi d’une large couverture. « Cela requiert », ajoute-t-elle, « beaucoup de sacrifices, appelant les différents protagonistes à  apporter leur pierre à l’édifice. […] Cette chaîne de télévision fait partie des engagements que le président Mohamed ould Abdel Aziz avait pris et qui se réalisent enfin » a déclaré la DG d’Al Mauritaniya.

Le président de la FFRIM a salué un avènement qui  « contribuera au rayonnement du football  mauritanien, grâce aux moyens matériels de la Mauritaniya ». Et de remercier les hautes autorités du pays, notamment le chef de l’Etat qui a accédé à une doléance que les sportifs lui avaient soumise, lors de sa visite au siège de la FFRIM. « Cette télévision est l’expression de la volonté du président de la République et du gouvernement mauritanien, face aux aspirations, mille fois exprimées, de la jeunesse et du monde sportif qui n’avaient de cesse de réclamer un tel support ». Ahmed ould Yahya a incité les acteurs sportifs à un changement de comportement, précisant que des garde-fous seront érigés. L’avènement de ce media diffusé en arabe et en français va combler un vide.

Certes, la chaîne concernera toutes les disciplines sportives mais le premier partenariat conclu semble être celui ficelé avec la Fédération de football, la « seule activement prête à alimenter les émissions d’une manière constante », selon la directrice de la TVM. Un draft des programmes a été esquissé par Sidi ould Nemine, un des conseillers de la télévision publique. Ainsi, le programme-phare s’articulera autour d’émissions interactives en direct, avec de grands analystes sportifs, des rétrospectives sur les anciennes gloires, des documentaires, des infos sportives et, surtout, des retransmissions en direct de matchs du Championnat national de football et de rencontres internationales.

La future chaîne sportive sera « totalement indépendante », affirme Khira mint Cheikhani. Logée dans l’enceinte de la télévision de Mauritanie, elle pourra ainsi profiter de ses équipements et de ses techniciens. « L’aspect technique et logistique est déjà réglé » soutient, de son côté, Sidi ould Nemine. Le studio  de la télévision de la fédération de football et son personnel seront également mis à disposition du nouveau media. Plusieurs journalistes et représentants de clubs ont salué cette initiative et se sont engagés à en accompagner la dynamique.

Les entraîneurs de basket-ball sur les bancs

jeu, 2017-10-19 01:24

Cent-sept entraîneurs de basket-ball suivront, durant deux mois, des stages à Nouakchott, Rosso, Boghé, Kaédi, Zouérate et Nouadhibou, sous l’égide d’un expert FIBA. Alliant théorie et pratique, ces formations seront consacrées, entre autres, à la méthodologie, la planification, l’organisation et les stratégies…

En donnant, lundi 16 Octobre, le coup d’envoi du premier, le président de la FBBRIM, Fall Youssouf, s’est réjoui de la présence d’un expert de grande renommée. « C’est le fruit de six mois de nombreux échanges, entre la FIBA, la FIBA-Afrique et notre fédération ». Selon Fall, c’est le constat dressé, au cours du championnat 2016, du faible niveau technique de nos équipes, au regard de leurs fortes potentialités, qui a amené l’idée de rehausser le niveau des encadreurs. « Notre plan stratégique 2017-2020 », a-t-il précisé, « prévoit, chaque année, des sessions de formation et/ou de remise à niveau ».

L’expert mis à disposition par la FIBA provient d’une des plus prestigieuses écoles de basket-ball au monde, celle de l’ex-Yougoslavie. Monsieur Miodrag Marjanovic, ancien joueur, est doté d’une grande expérience d’entraîneur en plusieurs pays africains (Sénégal, Côte d’Ivoire, Gabon, Maroc) et européens. S’adressant aux stagiaires, le président de la FBBRIM les a exhorté à « faire preuve d’assiduité » pour enrichir leurs connaissances et à profiter de cette « grande opportunité qui leur est offerte par cet entraîneur de renommée internationale, doté d’une riche et longue expérience qu’il veut partager, généreusement et pleinement, avec vous ».

L’attestation ou le diplôme que les stagiaires recevront, à la fin de la formation, « n’aura aucune valeur », a-t-il ajouté, « si vous n’êtes pas constamment sur le terrain avec les jeunes. Oui, les compétences sont nécessaires, pour un entraîneur, mais pour devenir un bon entraîneur, il va vous falloir beaucoup de passion, de rigueur, de persévérance et d’humilité dans le travail ». Et de citer, dans la foulée, Ablaye Ly, en exemple de dévouement.

Puis le président de la FBBRIM a salué le soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports qui « s’est fortement engagé auprès de la Fédération, dans son projet de relance du basket-ball national, autour des quatre principaux axes stratégiques : une administration moderne et performante est mise en place pour gérer la discipline ; les capacités des cadres techniques de la Fédération sont renforcées ; les capacités des jeunes talents sportifs sont renforcées ; les infrastructures dédiées au basket-ball sont restaurées, équipées et accrues ».

Membre du comité des sages, Sy Abdoulaye, dit Pékos, s’est félicité des actions entreprises par la FBBRIM pour la formation des cadres, incité ceux-ci à en tirer le maximum de profit. Prenant alors la parole, Miodrag Marjanovic a décliné, avec modestie, son palmarès non sans affirmer que la FIBA s’investit à combler le retard accusé en Afrique, grâce à des sessions de formation afin d’arriver à « une unification du travail. […] Il n’y a pas de petits pays, en basket-ball, ce qui compte, c’est le travail rigoureux et l’abandon de comportements trop laxistes et approximatifs ».

Procédant enfin à l’ouverture officielle du stage, Diagana Aliou s’est félicité d’une « initiative qui permettra, aux techniciens nationaux, de renforcer singulièrement leurs capacités et, au basket-ball mauritanien, de prendre son envol ». Signalons que la FBBRIM a remis, par l’entremise du directeur technique national, Moustapha Keïta, un lot de dix ballons, à chacun des quatorze clubs engagés dans le Championnat national 2017.

Plaidoyer en faveur de l’accès des femmes rurales au foncier

jeu, 2017-10-19 01:22

Sarr Mamadou, le président du FONADH, a plaidé, lundi 16 Octobre, pour l’accès, le contrôle et la sécurisation des terres, par les femmes rurales, via deux structures : le comité de plaidoyer et celui de veille. Lors d’une conférence de presse tenue à Nouakchott, le dirigeant du FONADH a lancé un appel pressant aux autorités, à appuyer les femmes rurales et tenir compte de leurs aspirations et revendications, dans la réforme foncière qui sera initiée incessamment. En renfort aux doléances formulées, lors de la célébration de la Journée internationale de la Femme rurale, par les responsables féminines de coopératives, Sarr a insisté sur la nécessité de les soutenir, matériellement et réglementairement, dans les efforts qu’elles déploient.

Grâce aux soutien de l’Union Européenne et d’Oxfam, le FONADH a organisé une caravane de sensibilisation, « Cultivons ! », en collaboration avec le Consortium, le Réseau des femmes parlementaires, ROSA, Action Citoyenne et le Club des Jeunes Journalistes. Les  caravaniers ont sillonné, du 11 au 14 Octobre, quatre communes : Aéré M’Bare et Niabina/Garlol, au Brakna ; Néré Walo et Djéwol, au Gorgol. Sarr déplore, cependant, des « blocages à divers niveaux et le manque de volonté de régler ou de mettre en œuvre, de façon juste, plusieurs questions essentielles. Il est important que les autorités comprennent que nous ne sommes pas leur adversaire mais des partenaires, imbus de la volonté de participer au développement du pays ».

Djigo Abdoulaye d’OXFAM a salué, quant à lui, l’implication et l’accompagnement des autorités, à travers le ministère des Affaires Sociales, de la femme et de l’Enfance, lors de la caravane de sensibilisation. Il a également remercié les autorités régionales, pour la facilitation et les assurances qu’elles ont formulées, pour une franche collaboration. Prenant la parole, les porte-voix des femmes rurales ont salué la tenue de la caravane qui a permis, ont-elles dit, « de faire connaître, aux femmes, leurs droits », tout en demandant, aux autorités et aux PTF, de les appuyer dans la sécurisation de leurs terres et l’accès aux moyens de production.

Mauritanie. Sécheresse: nouveau cri de détresse des éleveurs

mer, 2017-10-18 11:51

Les éleveurs poussent un nouveau cri de détresse à travers l'Association pour la promotion de l'élevage en savane et au Sahel (APESS). Suite au déficit pluviométrique, celle-ci craint un mouvement massif du bétail vers les pays voisins et un exode des populations rurales vers les centres urbains.

Suite à une réunion d’analyse tenue dans la ville de Rosso (sud-ouest de la Mauritanie), l’Association pour la promotion de l’élevage  en savane et au Sahel (APESS) lance un véritable cri de détresse face au grave déficit pluviométrique enregistré en Mauritanie lors de la période d'hivernage, à travers une déclaration rendue publique mardi 17 octobre.

«La situation pluviométrique, cette année en Mauritanie et dans les pays limitrophes du Sahel, est marquée par un déficit de pluies que nos éleveurs ont rarement vécu».

A titre d’illustration, dans cette région du sud-ouest de la Mauritanie, les précipitations de l’hivernage 2016 ont à peine dépassé les 200 millimètres alors que la moyenne normale est de 700 millimètres. 
 
LIRE AUSSI : Vidéo. Mauritanie: sécheresse, les éleveurs réclament un plan d'urgence

«Un constat dramatique dans la mesure où cette zone abrite un cheptel évalué à près de 1 million de têtes: camelins, ovins, caprins, petits ruminants répartis sur six départements», soutiennent les membres de l'APESS.

Une situation qui aura des conséquences dramatiques pour les hommes et leur bétail. Ainsi, l'APESS prévoit «un mouvement massif de transhumance du cheptel vers le Sénégal et le Mali. Un exode qui sera sans doute immédiatement suivi par celui des populations, dépendantes des produits de ce patrimoine, vers nos centres urbains dans lesquels elles viendront constituer de nouvelles bouches à nourrir, mais aussi accroître la densité urbaine».

La déclaration de l’APESS souligne également le sort dramatique du cheptel resté dans la région, «notamment dans les zones de la Chemama-Walo, aux environs immédiats du fleuve Sénégal, qui faute de trouver d’autres espaces de pâturage libre, risque de se diriger naturellement vers les périmètres agricoles privés, souvent mal protégés et situés dans des zones inappropriées». 
 
LIRE AUSSI : Mauritanie-Sénégal: les éleveurs transhumants mauritaniens priés de rapatrier leur cheptel

Face à cette situation, le gouvernement a annoncé depuis quelques semaines, la mise sur pied d'un Comité interministériel chargé d’élaborer un plan d’urgence qui est pris en compte dans une loi rectificative des finances adoptée la semaine dernière.

Dans la perspective d'une transhumance hors des frontières nationales, il convient de rappeler que la Mauritanie et le Sénégal sont liés par un accord qui l'autorise. Toutefois, il y a un peu plus d’une année, les autorités sénégalaises avaient demandé le départ du bétail mauritanien, notamment des chameaux «qui causaient un énorme préjudice à l’environnement».

Cependant, le début de réchauffement des relations diplomatiques entre Dakar et Nouakchott, après le froid persistant des dernières années, autorise à envisager une reprise à grande échelle de la transhumance du bétail mauritanien vers le Sud en cette année de grave déficit pluviométrique, notent les observateurs.

Un mouvement identique et peut-être encore plus massif du bétail mauritanien pourrait toucher le Mali. 

 

le360.ma

Avis de vente aux enchères

mer, 2017-10-18 11:49

L’an deux mille dix-sept et vendredi, treize octobre correspondant au vingt deux mouharram de l’an 1439 de l’hégire.
Nous, Me Mohamed Lemine Ould Aloukaye, huissier de justice à Nouadhibou,
En application de l’ordonnance N°03/2016 du 22/03/2016 rendue par le président de la chambre commerciale à la Cour d’Appel de Nouadhibou ;
Vu l’avis de mise en vente en date du 20/09/2017 rendu par notre cabinet ;
Et sur la base de la charge consécutive à la demande d’Ahmed Ould El Hadj, représenté par Me Taleb Khyar ;
Vu les orientations du bénéficiaire et sa demande de saisir les deux camions et les deux citernes :
-Un tracteur de camion de marque IVECO immatriculé : 5916AA08 et la citerne Immatriculée 6289AA08
-Un tracteur de camion de marque MAN immatriculé : 8557AA08 et la citerne Immatriculée : 8568AA08.
Vu le procès-verbal de saisie exécutoire rendu par notre cabinet en date du 20/09/2017 portant saisie des deux camions ci-haut cités et appartenant à Mohamed Ould Kerkoub ;
Vu le procès-verbal de saisie rendu le cabinet de Me Babiya, portant saisie d’un Camion de marque MAN immatriculé : 8559 AA08 dont le wagon porte le N° d’immatriculation : 8564 AA08.
Et après le rejet de la demande d’exclusion de la part du tribunal ;
Par ces motifs :
Et en application des dispositions des articles : 371 et 372(alinéa nouveau) du CPCCA,
Nous déclarons la mise en vente aux enchères des camions suscités ainsi que de leurs wagons à cause de la dette dont le montant s’élève à 32.728.839 Ouguiya auquel s’ajoutent les frais de l’exécution, du gardiennage et de l’enregistrement du procès-Verbal de vente et ce le 20/10/2017 à 11 heures du matin, dans la salle d’audiences N°1 au Palais de Justice de Nouadhibou.
Cabinet Maître Mohamed Lemine Ould Aloukaye
Huissier de justice Nouadhibou
Téléphone 22 09 50 98-46067279
(Cachet et signatures illisibles)
Observation du Traducteur : Traduction du texte arabe photocopié au verso.
Le Traducteur

MS/Unicef : Commémoration de la journée mondiale de lavage des mains au savon

mer, 2017-10-18 10:31

C’est à partir de la capitale régionale du Hodh Elgharbi et avec l’appui de l’Unicef que le Ministère de la Santé (MS) a célébré la journée mondiale de lavage des mains au savon en étroite collaboration avec les autorités administratives et la DRAS.

Célébrées cette année sous le thème : nos mains, notre avenir, les festivités commémoratives se sont déroulées à Aioun le dimanche 15 octobre sous la supervision des autorités administratives et sanitaires en présence du Directeur de l’hygiène public au MS  Dr Lemrabott Ould Cheikhna et du chef de bureau de l’Unicef à l’Assaba Mme Madina Athie.

Présidant le lancement officiel des activités, le Hakem a remercié l’Unicef pour l’appui qu’elle n’a cessé d’apporter à la Mauritanie notamment dans le domaine de la santé maternelle et infantile précisant que le respect des règles d’hygiène et en particulier le lavage des mains protège contre plusieurs maladies.

Pour sa part, le Directeur de l’hygiène au MS a mis en exergue l’intérêt du lavage des mains au savon et son impact positif sur la santé. Il a souligné que le traitement des  pathologies dues à la l’insalubrité et au manque d’hygiène (parasitoses, diarrhée, infections respiratoires….) coûte à l’Etat environ 7 milliards d’ouguiya. Une bagatelle que l’on peut économiser et réorienter vers d’autres priorités si les conditions d’hygiène sont respectées.

Après la cérémonie d’ouverture officielle s’en est suivie une démonstration : Des séances de simulations qui montrent quand et comment se laver les mains: après les latrines, avant de manger….

Le tout fut couronné par une distribution de kits.

Moustapha Bechir

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