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COMMUNIQUÉ DE PRESSE D'ARMEPES-France ET DE LA MOUVANCE GANBANAAXUN FEDDE : HALTE À L'APOLOGIE DU DISCOURS SECTAIRE ET SÉGRÉGATIONNISTE DANS LE GUIDIMAGHA

dim, 2018-01-21 10:40

La mouvance pacifique pour l'émergence d'une société soninké dépoussiérée de certaines tares sociétales, sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE* , s'adresse une nouvelle fois aux pouvoirs publics mauritaniens concernant les manœuvres incessantes d’un mystérieux groupe Whatsapp appelé abusivement « démocratia islamique ». En effet cette plateforme regroupant certains réactionnaires et adeptes de l'ancien ordre féodal soninké foncièrement  nocif à l'ordre CITOYEN MAURITANIEN, s'active depuis plusieurs mois à travers un langage apologiste et décomplexé  de l'esclavagisme statutaire et de discriminations sociales dans communauté soninké. La dernière sortie en date , est l'œuvre de leur premier responsable du groupe Whatsapp cité. Dans ses audio , ce monsieur autoproclamé comme un virtuel  prince féodal, explique que la 10ème région de la Mauritanie, le Guidimagha est une propriété privée des milieux féodaux exclusivement. Selon ses propos ahurissants au ton séparatiste, il estime que l'avenir et la gestion de la région Guidimagha pourtant multi-ethnique, leur reviennent de droit exclusif selon l'ancien ordre féodal et coutumier. Par ailleurs, il s’est emporté dans un sectarisme assumé en demandant l'exclusion systématique de leurs officines, certains éléments statutaires de la société soninkée elle-même notamment  les mangou (médiateurs), les marabouts, les anciens esclaves et d'autres composantes. Il s’est également permis une réplique dédaigneuse à l'endroit de la Femme qui est indésirable dans leurs projets antidémocratiques,  antirépublicains et antinomiques à la fraternité islamique. Dans un deuxième audio, le gourou féodal s'intéresse à recueillir les audios de sensibilisation d'un membre de notre mouvance abolitionniste, et il apparaît clairement qu’ils gesticulent en coulisses par la délation mensongère en collusion avec leurs complicités du terrain déjà identifiés qui trompent l'administration publique dans la région pour nuire à nos membres.

Ainsi nous rappelons aux autorités publiques en Mauritanie et en France sur le danger représenté par ce groupe d'individus sur les supports virtuels comme dans le cadre faussement associatif.

■ les autorités mauritaniennes doivent sérieusement veiller dans nos localités rurales du Guidimagha où l'ordre féodal sévit contre des paisibles citoyens qui s'organisent pour défendre leur DIGNITÉ longtemps bafouée par les tenants coutumiers de la société soninkée.

■ nous voulons l'application stricte de lois mauritaniennes contre les discours sectaires, extrémistes et ségrégationnistes promus récemment par ce monsieur qui se nomme Moustapha Camara natif de DAFORT.

■ nous dénonçons son discours réactionnaire et discriminatoire qui tente d'exclure d'autres citoyens mauritaniens de la communauté soninkée de tout qui a trait à la gestion publique dans la communauté.

■ nous attirons également  l'attention des autorités publiques sur le caractère troublant et provocateur du discours ségrégationniste de ce monsieur dans le corps social  multi-ethnique dans notre région. En effet, le Guidimagha n’est pas que soninké, il est Peulh, Maure et Haratine. Ainsi l'ordre républicain par l'égalité en DROITS et en DIGNITÉ pour tous nos concitoyens doit être défendu et promu contre le communautarisme sectaire de la féodalité soninkée incarnée par ce groupe d'individus sans projet de société digne de ce nom.

 

 

■ nous interpellons encore une fois, les consciences progressistes de la communauté soninkée pour s'impliquer afin de vulgariser les dispositions de l'ordre CITOYEN dans la communauté. Également nos soupçons s'affermissent sur certains soutiens féodaux  de l'ombre proches du pouvoir, qui seront comptables d'éventuelles conséquences de cette entreprise vouée à l'échec à terme.

 

■ En fin, nous avertissons les autorités françaises sur l'enfumage qui entoure la création récente d’une association pour couvrir leurs activités féodales et esclavagistes par les mentalités et les discours réactionnaires et provocateurs  tenus à ciel ouvert via leur support social Whatsapp « mille gigas » allusion à la triste » radio mille collines ».

 

Ci-joint le lien YouTube du discours en cause tenu par ce monsieur : https://youtu.be/Y3LBTC5fUeU

 

*Mouvement associatif transnational pour l'égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communautés soninkées

 

 

La CECOM ARMEPES-France et partenaires GANBANAAXU.

 

Paris, 21 janvier 2018

 

 

Le G8 condamne la répression

ven, 2018-01-19 23:14

Le G 8  (collectif de l’opposition mauritanienne composé d’une coalition de  partis politiques, d’organisations de la société civile, de  centrales syndicales et personnalités indépendantes) dénonce «des violences policières, des arrestations et détentions arbitraires », dans une déclaration publiée vendredi.
Les actes condamnés par la déclaration du G8 ont touché  des manifestants affiliés à l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA-ONG antiesclavagiste) et des veuves et orphelins de militaires négro-africains victimes du passif humanitaire des années 1990/1991.
Au-delà des événements, enregistrés mardi dernier, le FNDU désapprouve «une tendance à la répression barbare de toute manifestation même pacifique, notée dans un contexte de remise en cause par le régime, des principaux droits et libertés démocratiques, notamment par le maintien en détention de prisonniers politiques et d’opinion ».
Le G8 « exige la libération immédiate de toutes les personnes encore détenues arbitrairement, notamment le sénateur Mohamed Ould Ghadda et les militants de l’IRA (détenus à Bir Moghrein-Nord) ».

Transparence du budget et qualité de l’éducation primaire

ven, 2018-01-19 19:39

Le projet TOME (Transparency Of Mauritanian Education Budget ») liant l’OG Ecodev et le GPSA (Global Partnership for Social Acountability ) de la banque mondiale a été lancé, ce jeudi 18 janvier, à Nouakchott, au cours d’un atelier de lancement. Mis en œuvre par Ecodev pour une durée de quatre ans à partir d’avril 2017, l’objectif du projet est d’améliorer la transparence du budget et la qualité de l’éducation primaire à travers les outils de la redevabilité sociale dans les wilayas cibles : Nouakchott sud et le Tagant.
Depuis son adhésion au programme du partenariat mondial pour la redevabilité sociale (GPSA), la Mauritanie s’est engagée à renforcer le rôle et la participation de la société civile dans le suivi des politiques publiques, pour une plus grande redevabilité et une meilleure performance des institutions et services publics.
Le GPSA est une initiative du Groupe de la Banque Mondiale visant à aider la société civile et les pouvoirs publics à relever ensemble les défis majeurs de la gouvernance dans les pays en développement.
Pour ce faire, le GPSA apporte un appui stratégique soutenu aux initiatives des organisations de la société civile en matière de responsabilité visant à renforcer la remontée d’informations en provenance des citoyens pour résoudre les problèmes fondamentaux en matière de services et d’accroître l’efficacité des institutions publiques.
Le projet TOME œuvre à renforcer le rôle et la participation de la société civile ainsi que les associations de parents d’élèves dans le suivi et l’évaluation du budget et de l’éducation primaire en Mauritanie.
Ce projet novateur de redevabilité sociale est mis en œuvre par ECODEV, en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale et la fédération nationale des parents d’élèves de République Islamique de Mauritanie (FENAPERIM).
Il bénéficie d’un don du Partenariat Mondial pour la Responsabilité Sociale(GSPA), appuyé et administré par le Groupe de la Banque Mondiale.
Le projet vise à renforcer le dialogue et la collaboration entre les différentes parties prenantes (Ministère de l’Education Nationale (MEN), FENAPERIM, autorités locales et éducatives, élus, directeurs d’écoles, parents d’élèves, enseignants, élèves) pour un meilleur suivi-évaluation de la mise en œuvre du budget et du service de l’éducation primaire dans les wilaya ciblées.
Il vise également à mener des plaidoyers aux niveaux local, régional et national pour inciter les autorités éducatives à utiliser la remontée d’informations produites par le suivi citoyen pour résoudre les problèmes fondamentaux liés à la transparence du budget et à la qualité du service éducatif primaire.
Procédant au lancement de l’atelier, la secrétaire générale du Ministère de l’Education Nationale, Mme Meima Mint Dhehby a affirmé que le département de l’éducation nationale, après de nombreux ateliers de réflexions et concertations, a pu diagnostiquer les problèmes majeurs et les principaux défis auxquels le secteur est confronté.
La projection à long terme du secteur (Horizon 2030) a contribué à adopter une approche sectorielle visant à fournir un enseignement global et de qualité à long terme, marqué par l’égalité des chances et réduisant les disparités géographiques et économiques, a-t-ellenajouté.
De son côté, le président de l’ONG ECODEV,  Sidi Mohamed Lemine Khalifou, a assuré que l’opération éducative, en tant qu’outils de formation de l'individu et de la société, doit être suivie d'une évaluation permanente afin d’orienter les actions et de montrer leur efficacité dans les dimensions internes et externes, en vue d’atteindre les objectifs fixés.
Le représentant de la Banque Mondiale, Mohamed Ould Ahmed Tolba, a exprimé, pour sa part, la disponibilité de cette institution financière à accompagner la Mauritanie dans le renforcement des capacités des ressources humaines du secteur de l’éducation.
Ce projet bénéficiera au  niveau des wilaya de Nouakchott Sud (Riyad) et du Tagant(Tidjikja ) à 40 écoles primaires; aux 40 associations de parents d’élèves et aux 40 directeurs d’écoles, aux inspections départementales de l’éducation nationale(IDEN) de Nouakchott Sud et du Tagant, aux directions régionales d’Education Nationale (DREN) de Nouakchott sud et du Tagant, au MEN, à la FENAPERIM et aux élus (maires!et parlementaires) de Nouakchott Sud et du Tagant.

 

Résultats attendus

 

Des partenariats sont établis entre les groupes locaux de la société civile, la fédération nationale des associations de parents et le ministère de l’éducation nationale dans le but de faire le
suivi-évaluation participatif de la mise en œuvre du budget et de la qualité du service d’éducation primaire dans les wilaya de Nouakchott Sud et du Tagant.
Les informations produites par le suivi-évaluation participatif sont remontées et utilisées pour faciliter un dialogue constructif entre  la société civile et les autorités éducatives pour les inciter à améliorer la transparence du budget et la qualité de l’éducation primaire au niveau local, régional et national.
Le mécanisme de redevabilité sociale pour améliorer la transparence du budget et la qualité de l’éducation primaire permettra de suivre, à travers une plateforme TIC, l’exécution du budget et d’évaluer la qualité de l’enseignement primaire sur la base d’une approche participative et inclusive.
Le montant du don est de 605.000$ US et sera clôturé en  avril 2021.
Au cours de cette rencontre, il a été question de la présentation du projet TOME, de la BM/GPSA sur le rôle de la redevabilité sociale dans le développement.

Le Dhar : zone de non-droit

ven, 2018-01-19 00:52

Dans les profondeurs du Hodh ech-Chargui, la région la plus vaste du pays, avec plus de deux cents mille kilomètres carrés, le Dhar, une sorte de chaîne montagneuse qui s’étend sur plusieurs autres wilayas (Assaba, Hodh El Gharbi, Tagant, Adrar) n’est pas encore totalement sécurisé, malgré la décision des autorités, en 2011, d’en faire une moughataa dotée de tous les services administratifs et de sécurité. Sa réputation de zone particulièrement dangereuse ne s’est pas estompée. De célèbres voleurs de bétail, venus de l’Est mauritanien et du Mali, y rôdent toujours, guettant la moindre occasion de conduire, à l’abattoir ou dans les marchés forains hebdomadaires, tout cheptel (camelins, ovins ou caprins) qui a la mauvaise « idée » d’être au mauvais moment au mauvais endroit. Nbeïket Lahwach, capitale de la nouvelle moughataa, est quasiment équidistante de Néma et de Bassiknou desquelles elle est respectivement située à 150 et à 140 kilomètres. Nbeïka, comme l’appelle affectueusement les « gens de là-bas » est dotée d’une brigade de gendarmerie, d’un commissariat de police, d’une inspection départementale de l’Education nationale, de deux écoles fondamentales, d’un centre de la SOMELEC, d’une boutique de la SONIMEX, d’un poste de gardes et de tous les autres services administratifs habituellement installés en toute capitale départementale. Politiquement, la moughataa ne déroge pas à la règle générale qui détermine le choix de ses représentants. Son député – le plus jeune du pays – Yarbe ould Elemine ould Hamad est le cousin du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Isselkou ould Ahmed Izid Bih, et son maire, Sid‘Ahmed ould Lemkhaïtir est chef traditionnel d’une des puissantes tribus de la zone. Malgré la présence de deux brigades de gendarmerie et d’une base militaire, non loin sur la frontière malienne, le Dhar reste un fief de grand banditisme, notamment de vol de bétail, comme on l’a dit tantôt, et de trafics en tout genre. Les infatigables Toyota Land Cruiser narguent les nombreuses patrouilles et escadrons de quadrillage pour aller déverser leurs contrebandes (cigarettes, couvertures, armes, sucre, farines, pâtes et autres…) dans les déserts algériens, maliens et, même, nigériens, très loin vers Tipasa ou Tamanrasset. Bassiknou en constitue un passage obligé, puisque tous les camions remorques en provenance de Nouakchott y débarquent, sur une vaste aire aménagée, au vu et au su des autorités, en plein centre-ville où les turbans soigneusement tirés des hommes Touaregs, les cheveux dévoilés de leurs femmes et l’omniprésence de leur langue fait croire, au visiteur, qu’il est à Gao, à Tombouctou ou à Kidal. Au Dhar, c'est-à-dire des confins de Bassiknou à quelques encablures des frontières entre Oualata et Nbeiket Lahwach, les autorités administratives et sécuritaires de ces terroirs imposent leur implacable loi. Selon Zadav ould Sidi Mohamed ould Mah : « Nous sommes loin de Nouakchott et, même, de Néma. Aussi les autorités se comportent-elles, ici, en véritables chefs de territoires conquis, usant et abusant de leur autorité. Sinon, comment un policier peut-il se permettre de promener, presque complètement nus, deux adolescents dans toute la ville, un jour de marché hebdomadaire ? Deux jeunes garçons qui ne faisaient que s’amuser, peut-être dangereusement, sur une dune ? Ou de laisser courir, impunément un homme qui a violé une jeune fille, pour satisfaire l’exigence de mise en liberté d’un notable, au détriment de la plainte d’une famille sans volonté ni force ? Les comportements de certaines autorités, en ces contrées très éloignées, rappellent ceux des colons dont nous parlaient souvent nos parents ».

 

 

Rapports ‘’apaisés’’

 

Dans cette région, les rapports, entre les autorités et les puissants notables, essentiellement des éleveurs et des trafiquants, sont « apaisés ». Avec des retombées juteuses : un séjour de deux ou trois ans suffit, en général, à l’enrichissement des « responsables ». Cheptels par-ci, voitures par-là, et toutes sortes de cadeaux, complaisamment offerts par des commerçants, parrains des trafics les plus illicites ou par des personnalités locales tout aussi mais très différemment « responsables » ou « couvreurs » des plus inhumaines violations des droits humains. Selon Mohamed Lemine, un chauffeur de Bassiknou, peut-être enclin à la surenchère : « sur cette terre éloignée, tout se passe : pratiques esclavagistes, viol de femmes, vente de produits illicites, trafic en tout genre… ». Et Mohamed Lemine va même plus loin, en prétendant pouvoir énumérer tous les avoirs indus – et leur provenance – d’untel commandant de brigade, untel magistrat, tel autre commissaire de police ou hakem. Ce n’est pas pour rien que le poste de Bassiknou, à plus de mille trois cents kilomètres de Nouakchott, est particulièrement convoité par les fonctionnaires, depuis le premier acte de la rébellion au Mali. C’est avec la fondation en 1990, des camps d’Agor et de Mberra, à, respectivement, 25 et 12 kilomètres de Bassiknou, que les appétits se sont aiguisés. Et, comme l’appétit vient en mangeant, les interventions de dizaines d’organisations internationales (HCR, ACF, PNUD, UNICEF, Concordis, Croix Rouge du Qatar, MSF, PAM…) au profit des centaines de milliers de réfugiés accourus du Nord-Mali, ont encouragé les autorités mauritaniennes à « faciliter », pour des raisons inavouables, l’enregistrement de vrais mauritaniens en réfugiés, histoire de profiter des fiches ouvrant droit aux de fameuses Distributions Gratuites de Vivres (DGV). Avant de rentrer au Mali, à la faveur d’intermittentes accalmies, les vrais réfugiés touaregs prennent souvent soin de revendre leurs fiches à d’autres Mauritaniens, engraissant ainsi le nombre de faux réfugiés (vieille histoire du faux et de l’usage du faux), avec le risque de perdre la nationalité et la capacité d’obtenir un état-civil national. Aujourd’hui, deux mille sept cents familles mauritaniennes sont inéligibles, à Basskinou, aux numéros nationaux du recensement biométrique, pour avoir mis leurs empreintes sur le système malien, en tant que réfugiés. Du coup, les données de ces personnes sont systématiquement rejetées par le système d’identification nationale. Face à ce gros et épineux problème, les autorités administratives déclarent, aux populations, qu’elles n’ont, tout simplement, aucune solution. En période électorale, notamment lors du dernier referendum du 5 Août dernier, les politiques ont pourtant promis de régler la question. Mais, comme partout, les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient. Peut-être, comme le pense Selekha, une activiste de la Société civile et présidente d’une dizaine d’associations féminines locales, que la solution viendra d’un des deux généraux ressortissants de Bassiknou. A quelques encablures du crépitement des armes, entre une armée malienne et les groupes islamistes et/ou séparatistes du Nord-Mali, la solution reste donc, encore et toujours, militaire. Comme quoi, « dégagez les militaires, ils reviennent au galop »…

 

                                                                                                              El Kory Sneiba

de retour de Bassiknou    

Répression d’une marche pacifique d’IRA : Le bâton, toujours le bâton

ven, 2018-01-19 00:50

Lundi 15 Janvier,  les forces de police ont procédé à une violente répression de la marche pacifique organisée, en fin de matinée à Nouakchott, par les militants du mouvement abolitionniste IRA qui réclamaient l’instauration d’une citoyenneté juste et égalitaire, la libération des détenus d'opinion, notamment Moussa Bilal Biram dit Pape, Abdallahi Matalla Saleck dit Vieux, l’ex-sénateur Mohamed Ould Ghadde, le poète Abdallahi ould Bouna et l'homme d'affaires Moussa ould Mkhaitrat. Les manifestants exigeaient, également, la traduction en justice des personnes impliquées dans les crimes de génocide, durant les années de braise 1989/1990. La marche entendait « attirer l'attention de l'opinion publique nationale et internationale », communique IRA, «  en Mauritanie, les victimes des crimes d'État ne sont pas oubliés et l'exigence de la libération, immédiate et sans condition des détenus d'opinion, reste une priorité et une préoccupation nationale ».

Très tôt le matin, les unités des corps sécuritaires quadrillaient les rues de Nouakchott et procédaient à plusieurs arrestations, dans les rangs des activistes du mouvement abolitionniste. Lourdement armées, les forces de police prenaient position aux abords de la Polyclinique d’où devait s’ébranler la marche, en direction du siège des Nations Unies à Nouakchott. Elles n’ont pas fait dans la dentelle : « Armée de matraques et de gourdins, la police a utilisé une indicible violence contre les manifestants pacifiques », s’insurge le mouvement abolitionniste. Des arrestations en nombre indéterminé ont été orchestrées, une quinzaine est toujours retenue arbitrairement dans les locaux de la police. Gravement blessés, des militantes et des militants ont été admis aux services des urgences de l'hôpital de Nouakchott.

Les manifestants qui ont pu contourner les barrages ont été repoussés aux abords de  la commune de Tevragh Zeïna. Ils arboraient les photos des victimes d'exécutions racistes, à Inal et ailleurs sur le territoire national, celles des militants d'IRA incarcérés à Bir Mogreïn, du sénateur Mohamed ould Ghadda et de son codétenu, Mohamed ould Mohamed Mbareck, ainsi que celles du poète Abdallahi ould Bouna et de l'homme d'affaires Moussa ould Mkhaitrat. Scandant des slogans hostiles au pouvoir, les militants ont rivalisé d’ardentes protestations contre les arrestations qu’ils jugent arbitraires et exigé, en conséquence, leur libération immédiate.

Voici le nom des militants d'IRA-Mauritanie toujours en garde-à-vue injustifiée, suite à la marche du 15 Janvier 2018, contre l'impunité et les détentions arbitraires : Samba Sidi, Youssouf Mohamed, Sabbar Moussa, Mama Ahmed, Lalla Kory, Aicha Biram, Cheikh Samba, Sidi Mohamed Salem, Mohamed Hamidine, Abdallahi Abou Diop, Abdallahi Hemmett, Abbass Ely et Mohamed Lemine Rabi.

 

La fin de l’impunité ?

IRA-Mauritanie s’est élevée contre la brutale répression d’une marche pacifique de protestation contre l'impunité des crimes de sang et les disparitions forcées qui prolonge le deuil de centaines de mauritaniennes et de mauritaniens, veuves, mères ou orphelins, et contre les poursuites judiciaires à caractère politique et la détention arbitraire. Et de déplorer « la violence gratuite, disproportionnée et indicible des bataillons de la police, très nombreux et lourdement armés, avec à leur tête, un tortionnaire notoire, l’inspecteur Mohamed Lemine ould Sidi. Bilan : de très nombreux blessés, dont deux très gravement, Abdallahi Abou Diop (section IRA de Riyadh) et Abdallahi Hemmet (section IRA de Arafat), et transportés aux urgences du Centre Hospitalier National (CHN) de Nouakchott. Mais ils se sont vus refuser la délivrance, par la police, de la réquisition sanitaire qui leur permet d’être aussitôt soignés et de s'en prévaloir devant la justice. Cette obstruction à un droit élémentaire relève de la pratique hors-la-loi des éléments tortionnaires qui gangrènent les différents corps sécuritaires en Mauritanie ».

En conséquence, IRA-Mauritanie se réserve le droit de poursuivre, devant les juridictions nationales et internationales, toutes les personnes impliquées dans ces crimes et délits. L’association réitère, aux tenants du régime, sa ferme détermination à continuer la lutte pour le défaire, obliger Mohamed ould Abdelaziz à respecter la loi et à céder le pouvoir à la date constitutionnelle de 2019. Occasion encore de convier la société civile et politique mauritanienne à rompre avec la résignation, la peur et la démission, pour inaugurer des actions militantes, légales et pacifiques, à l'image d’IRA-Mauritanie. « Seule cette option pourra redonner l'initiative au peuple, face à un pouvoir qui prospère sur le silence, la peur et l’inertie des élites et des populations », rappelle le communiqué, avant d’interpeler la Communauté internationale pour qu'elle « observe, minutieusement, les comportements, les pratiques et les moyens, illégaux et prohibés, mis en œuvre, par le régime de Mohamed ould Abdelaziz, en vue de réduire les tentatives d'expression légale et pacifique et le droit de manifester, de s'associer ou de s'exprimer. L’organisation abolitionniste conclue en conviant toutes ses militantes et ses militants à rester mobilisés, dans l’expression de leur solidarité avec les détenus, pour démystifier le pouvoir de l'oppression et de la contrefaçon.

 

BDA menace

Lors d’une conférence de presse tenue, mardi 16 Janvier, Biram Dah Abeid, a prévenu les autorités de ne pas s’entêter à réprimer les manifestations organisées par son mouvement, affirmant que cette attitude ne fait qu’augmenter l’insistance des militants à lutter contre ce qu’il appelle le « système raciste et dictateur ». Le leader abolitionniste  a assuré que son organisation avait décidé « d’aller de l’avant, contre le régime du président sortant Mohamed ould Abdel Aziz, appelant les forces politiques et syndicales du pays, à participer au mouvement, afin de forcer Ould Abdel Aziz à quitter le pouvoir, après les élections de 2019 ».

Biram multiplie, ces derniers temps, les rencontres avec les responsables des organisations de la Société civile, les hommes de media et les leaders de l’opposition et de la majorité. « IRA-Mauritanie », dit-il, « est déterminée à jouer pleinement son rôle d'organisation généraliste des droits humains et avant-gardiste ». Et de scander : « la répression de la police » aux manifestations du mouvement hier, « n’était pas justifiée », signalant le « devoir de soutien aux détenus d’opinion, soumis à l’arbitraire dans les prisons, aux veuves et orphelins, victimes des exécutions extrajudiciaires d’officiers et soldats mauritaniens ». Il appelle la Communauté internationale à condamner les « violations, violences et tortures perpétrées par le régime et à situer les responsabilités des personnes impliquées, pour les juger ».

Il annonce  enfin que le mouvement a décidé de poursuivre les personnes impliquées dans la répression de la manifestation d’hier, ajoutant que la police, lors de la dispersion des manifestants, a, non seulement, arrêté beaucoup de gens mais aussi laissé sur la place de nombreux blessés, dont deux grièvement.

Thiam

Situation politique : Qui sème le doute…

ven, 2018-01-19 00:48

L’incertitude plane sur la Mauritanie qui s’apprête à vivre des élections capitales, en 2018 et 2019. Censées clarifier les rapports de forces, entre les différents camps politiques, ces consultations interviennent dans un contexte marqué par une tension politique qui perdure depuis bientôt une dizaine d’années. Dix années que les acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition n’arrivent toujours pas à  solder les comptes du coup d’Etat de 2008, appelé, par les soutiens du tombeur de Sidi ould Cheikh Abdallahi – premier président démocratiquement élu, en 2007, au terme d’une transition apaisée parce que consensuelle –  « mouvement de la rectification » d’une démocratie qui « dérivait déjà ».

Majorité et opposition ne font que s’invectiver. La première cherche, par tous les moyens, à confisquer le pouvoir, en dénigrant les opposants, les traitant  de tous les noms d’oiseaux, allant même jusqu’à leur dénier le droit à alterner au pouvoir. Les politiques de l’opposition ne sont pas prêts  à oublier le discours de Néma où le président Mohamed ould Abdel Aziz n’était pas allé du dos de la cuillère, dans ses critiques. Une attitude qui frise le mépris, vraiment pas de nature à apaiser les tensions et à susciter les conditions d’un consensus politique, gage d’une démocratie apaisée.

C’est dans cette logique va-t’en guerre que le pouvoir s’apprête à conduire, unilatéralement semble-t-il, tout le processus électoral, s’appuyant sur les résolutions du dernier  « dialogue » loin d’être inclusif. C’est dire que les nuages qui planaient déjà sur nos têtes vont continuer à grossir et à déverser leurs torrents, que Dieu nous en garde ! 

Une incertitude doublée d’un sérieux doute sur les intentions du président de la République qui n’a pas accepté de sévir contre ceux qui remettent en doute sa parole, l’invitent à violer la Constitution et à se dédire, donc à parjurer, comme le vieil Abdoulaye Wade au Sénégal, au terme de son premier mandat. On connaît la suite. Les Sénégalais se sont levés, comme un seul homme, pour lui barrer le passage. En Mauritanie, seuls les sénateurs ont osé opposer leur refus à la modification de la Constitution préconisée par l’accord du 20 Octobre 2016. Ici aussi on connaît, hélas, la suite. L’un d’eux, Mohamed Ould Ghadda, croupit en prison, depuis Août dernier, tandis que douze de ses collègues sont  sous contrôle judiciaire, pour « corruption ». Une autre pierre dans le jardin du pouvoir accusé,  par Human Rights Watch  et autres organisations humanitaires, de violer les droits de l’homme.

Mohamed ould Abdel Aziz est aujourd’hui pointé du doigt pour entretenir le flou sur ses intentions. Nombre le soupçonnent de vouloir opérer un autre  coup de force, pour conserver le pouvoir, quitte à violer l’article 26 de la Constitution qui limite le mandat président à deux. Les citoyens ordinaires interrogés dans les transports en commun, les marchés, les rues se disent persuadés qu’Ould Abdel Aziz n’est pas prêt de quitter le pouvoir en 2019. Par quel  artifice ? Mystère !

 

….récolte l’incertitude

De son côté, l’opposition dite radicale tarde à offrir une alternative claire et crédible. Elle s’illustre, depuis trop longtemps, par ses hésitations, ses contradictions internes et ses mots d’ordre de boycott des élections et des dialogues organisés par le pouvoir, depuis le coup fourré de Dakar 2009. Certains de ses leaders reconnaissent, eux-mêmes, que l’opposition rassemblée, depuis Juillet dernier, au sein du G8, n’est  pas parvenue à imposer  au pouvoir, le moindre rapport de force en sa faveur. Ce n’est pas faute d’avoir tenté mais les démons de la division et des agendas différents ou divergents sont têtus.

Elle a réussi, tout de même, à maintenir la cohésion du FNDU et sauver, comme on dit,  la face. En outre, le G8 réunit, pour la première fois, tous les courants, de l’extrémisme arabe à son homologue négro-africain, en passant par toutes les modérations possibles et imaginables. C’est une première qu’il faut saluer et encourager. Mais cela ne suffira pas. Il faut, comme le dit souvent Ould Bettah et Moussa Fall, deux leaders de cette opposition, réussir à faire descendre, dans la rue, plus d’un million de personnes et maintenir la pression, pour ramener le pouvoir à de meilleurs sentiments. Ce n’est pas aisé mais cela demeure un pari, aussi difficile soit-il à gagner, dans un pays où nombre de citoyens ne croient plus à rien. Ils n’entendent que par la gorge ou le ventre.  Les conditions de vie devenues trop difficiles, les pratiques de débauchage et les intimidations du pouvoir  aidant, le champ politique s’est rétréci. Les Mauritaniens sont-ils donc tous devenus des froussards ?  Une grenade explose et c’est la débandade !

L’opposition doit changer de stratégie. Soit accepter le dialogue avec le pouvoir, pour obtenir des concessions, notamment dans la mise en place des organes de gestion électorale, ou bien aller aux élections en rangs divisés, faute d’une véritable alliance,  pour que chacun puisse,  à son niveau et comme Tawassoul en 2013, glaner quelques mairies et députés. Sinon, l’opposition, pourtant indispensable à la démocratie, finira par disparaître et, partant, ouvrir la voie, comme au Congo et au Rwanda, au maintien au pouvoir du président sortant mais certainement pas prêt de sortir. Wait and see ? Ne serait-il pas plutôt grand temps d’agir, fermement ?

DL

Faits divers… Faits divers… Faits divers…

ven, 2018-01-19 00:47

Les officiers de police stagiaires écroués 

Dans les colonnes de notre précédente édition, nous relations le cas de deux officiers de police en formation sous le coup de graves accusations. L’épouse d’un gardien dit, en effet, avoir été kidnappée, séquestrée et violée par une bande de malfaiteurs dont l’officier stagiaire Ghali et l’inspecteur Mohamed Lemine ould Abderrahmane. Des travailleurs asiatiques ont été également arnaqués par ces bandits qui se sont présentés en tant qu’agents de la police d’immigration, avant de leur soutirer une forte somme. Reconnus formellement par leurs victimes, les deux policiers étaient aux arrêts au Commissariat spécial de la police judiciaire (CSPJ) où d’autres plaignants sont venus alourdir les charges contre la bande.

Deux jeunes hommes et une jeune fille ont été également arrêtés. Après quelques jours de garde à vue, ils ont été déférés au Parquet de la wilaya de Nouakchott-Ouest. Refusant de se plier aux énormes pressions exercées par les parents des accusés, le procureur de la République leur a aussitôt établi un mandat de dépôt, en attendant l’instruction de leur dossier. Les voici donc écroués.

Cela nous rappelle les policiers démis de leurs fonctions, en 2005, suite à la grosse arnaque qu’ils avaient montée à l’encontre d’un importateur malien résidant en Mauritanie. Après avoir investi son domicile, au quartier Baghdad, vers deux heures du matin, pour l’arrêter avec deux de ses amis, les indélicats pandores s’étaient emparés d’énormes sommes d’argent que l’homme d’affaires avait en sa possession. Les policiers conduisent alors l’importateur et ses compagnons à Rosso, y libèrent un de ceux-ci et font traverser le fleuve, de bon matin, au second et à l’importateur, en leur signifiant que l’Etat avait ordonné leur expulsion.

Une fois rentré à Nouakchott, l’ami relâché court informer feu maître Souleymane Diarra, avocat de l’homme d’affaires. Celui-ci fait le tour des commissariats de police sans trouver aucune trace de cette affaire. Comprenant qu’il s’agit d’une escroquerie, il porte aussitôt plainte. La police ouvre une enquête. Deux agents de la DST et deux autres du commissariat de Sebkha 2 sont arrêtés. Deux jours plus tard, la DGSN raye leurs noms des effectifs de la police et publie sa décision en ce sens. L’un des quatre s’adonne actuellement au journalisme.

 

Les fous errants de Nouakchott  

Nouakchott est-elle la seule ville au monde où les aliénés mentaux et autres débiles circulent librement, mettant en danger la vie des citoyens ? L’unique asile psychiatrique du pays est plutôt consacré aux maladies nerveuses. Il est rare qu’on y interne des malades mentaux. Le docteur Dia El Housseynou fit de son mieux, en son temps, guérissant des dizaines d’entre eux. De temps à autre, un fou agresse et saccage, en quelque quartier, on alerte la police mais elle refuse d’intervenir, au prétexte que cela relève de la protection civile. Mais quand on demande aux agents de celle-ci d’embarquer le forcené, ils répondent qu’ils ne sont concernés que par les incendies…

Rien n’arrête certains malades. Ils peuvent tuer ou blesser grièvement. La circulation dans leur « territoire » est un vrai danger, pour les femmes et les enfants surtout. Fatou, la fameuse folle gifleuse d’hommes, se promène entre Capitale, El Mina et Sebkha. Gare à celui qu’elle croise ! Mariem, une autre aliénée mentale, a cette étrange manie de casser les vitres de voitures garées. Elle collectionne les débris qu’elle ramène, chaque jour chez elle, dans un sac.

Un autre, apparemment ancien douanier, passe la journée à distribuer des petits bouts de papier, aux conducteurs arrêtés au feu rouge. Malgré son look inoffensif, il est capable d’agresser qui refuse de prendre ses « tickets ». Un autre colosse se tient au carrefour Nancy, une main tendue et l’autre brandissant une barre de fer. Qui ne glisse un ou deux billets peut voir la vitre de sa portière en débris. Et fera-t-on jamais le compte  des meurtres imputables à la folie ?  

Mais nous avons souvent parlé des fous « utiles », comme le fameux Bakar réglant la circulation au carrefour qui porte désormais son nom. Deux autres s’y emploient de même, à El Mina ou Arafat. Certains sont considérés, par l’opinion, comme des personnes conscientes qui feignent la folie en vue de buts déterminés…

 

Les braquages de retour au Carrefour ?

Longtemps au top de la délinquance, le quartier Carrefour a vu, les années passées, presque disparaître les braquages, agressions, vols et cambriolages perpétrés par des bandes de jeunes voyous circulant en tous sens pour menacer les passants et les délester du contenu de leurs poches. Un assainissement qu’il convient de porter au crédit des patrouilles de la Garde.

Mais, voici quelques jours, un jeune passant d’apparence bédouine se voit soudain entouré, non loin du commissariat Arafat 2, par quatre voyous. Pointant leurs couteaux, ils lui intiment l’ordre de leur passer le téléphone qu’il tient en main. Courageux, il refuse de leur obéir. Heureusement pour lui, une lueur de phares apparaît et les voyous prennent leurs jambes à leur cou, redoutant la patrouille de la Garde. Comme quoi sa vigilance reste de mise : la délinquance est toujours à l’affût…

Mosy 

Dr. Cheikh Ould Zeine, membre du Haut Conseil Islamique, donne sa lecture des droits de l’homme

ven, 2018-01-19 00:42

Dans une interview qu’il a accordée à  un journal saoudien,  Al  Riyadh, Dr. Cheikh Ould Zeine, membre du Haut conseil Islamique et secrétaire général du forum de la pensée islamique a donné sa vision de l’actualité dans le monde musulman. Ce penseur, professeur à l’Université de Nouakchott  et avocat aborde cinq  grands thématiques : l’extrémisme islamique, l’islamophobie, la crise  yéménite et les relations entre la Mauritanie et le Royaume d’Arabie et  son travail intellectuel.

Abordant le premier point, le penseur mauritanien  indique que le  dernier serment  d’adieu du Prophète Mohamed (PSL) constitue le texte fondateur des droits de l’homme, une déclaration Universelle  des droits de l’homme ; l’Islam fut le premier à reconnaître les droits de l’homme.

Relativement  à l’extrémisme religieux, il s’agit-là  d’un  problème  qui n’est pas nouveau au sein des  intellectuels  musulmans  et  qui  remonte  à  l’antiquité . Mais avec l’évolution du monde et de la pensée intellectuelle, il a  aujourd’hui  trouvé  des nouveaux  adeptes et autres prêcheurs dont certains sèment la confusion et  suscitent la haine. Pour eux, l’Islam constitue une solution  de sortie de crise, ce qui pousse  nombre de personnes à adhérer, mais elles finissent  par quitter après avoir compris qu’ils étaient leurrés par leurs  prêcheurs.

Parlant de l’Islamophobie, Cheikh Ould Zeine  regrette l’amalgame préjudiciable à l’Islam qui consiste à confondre  cette religion  et les musulmans, entre les musulmans et l’extrémisme. Tout musulman n’est pas forcément terroriste, comme le croient certains  non croyants qui ne voient l’extrémisme qu’à travers ce prisme déformant, selon lui.

Pour Cheikh Ould Zeine, les extrémistes sont comme des voleurs, qui, une fois pris, accusent leurs parents de leur crime. Pour eux donc, c’est l’Islam qui ordonne les crimes qu’ils commentent, ce qui est une aberration, estime-t-il.

Sur la crise Yéménite, Ould Zeine s’insurge contre des missiles tirées depuis ce pays et qui atteignent les mosquées vénérées de l’Arabie Saoudite. Tout missile qui tombe sur ces édifices religieux  sacrés atteint  tous les musulmans, dit-il.

En ce qui concerne les relations entre le Royaume d’Arabie Saoudite et la Mauritanie, le secrétaire général du forum de la pensée islamique  les qualifie de fraternelles et de cordiales. Les deux dirigeants des deux pays entretiennent de bonnes relations. Au plan intellectuel, il relève que des savants mauritaniens officient en Arabie Saoudite et vice versa.  

Parlant enfin de son travail intellectuel, Ould Zeine indique qu’il adopte une  approche critique des manuels anciens pour  y trouver des solutions  au monde musulman. Dans ce cadre, il  note  les clivages  au niveau de la jurisprudence islamique au plan politique, économique et social. Un travail intellectuel  à encourager et à vulgariser.   Une interview à lire sur www.essada.info.

Ould El Hacen porté à la tête de la Fédération de tennis de table

ven, 2018-01-19 00:40

Mohamed ould El Hacen a été élu, lundi 15 Janvier, à Nouakchott, nouveau  président de la Fédération mauritanienne de tennis  de table. Seul candidat en lice, Ould Hacen a été plébiscité. Il présidera, pendant quatre ans, aux destinées de l’instance fédérale. Ould Hacen succède au professeur Abdellahi ould Sidi Aly qui n'a pas rempilé pour un autre mandat et que l’assemblée a porté au titre de président d’honneur. Le comité directeur compte quatorze membres. L’Assemblée générale élective s’est déroulée à l’Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports. Lors de la cérémonie, Diop Abdoulaye, représentant du ministère de la Jeunesse et des Sports, a évoqué le soutien de son département à toutes les activités sportives, en particulier celles organisées par les fédérations.

CHAN 2018 : le Maroc sans pitié pour la Mauritanie

ven, 2018-01-19 00:39

En conférence de presse d’après-match, Corentin Martins, l’entraîneur de la Mauritanie, n’a pas fait mystère de ce qu’en entamant le match avec cinq défenseurs, « le projet était de tenir le plus longtemps possible, face à une équipe du Maroc supérieure ». Il avait donc fallu attendre plus d’une heure, pour voir le verrou mauritanien sauter. Très exactement 65’, sur une passe en profondeur de Salaheddine Saïdi, l’attaquant du RS Berkane, Ayoub El Kaâbi se présente, seul face au gardien Souleimane Brahim, et marque, du plat du pied, le premier but du match et du CHAN Total, Maroc 2018.

Menés au score, les Mourabitounes changent de configuration tactique et passent en 4-4-2. Les espaces se libèrent et le Maroc inscrit un 2e but, six minutes après le premier. Hafidi, désigné homme du match,  sert Ismail El Hadad qui décroche une frappe croisée à l’entrée de la surface. Souleimane Brahim tente de s’interposer, mais sa parade ralentit juste la course du ballon vers les buts. Ayoub El Kaâbi inscrit le troisième but à la 80’ et signe un doublé. Achraf Bencharki, entré en jeu à la 75’, va saler l’addition dans le temps additionnel. Après avoir éliminé le portier mauritanien et fixé le défenseur qui s’était jeté dans les buts, pour suppléer son portier, le joueur du WAC va, d’une pichenette de l’extérieur du pied, envoyer le ballon dans les filets. Et l’addition aurait pu être plus corsée, si les Marocains avaient fait preuve de plus de réalisme devant les buts, notamment en première mi-temps ! 

Stage Young Coaches : Les entraîneurs de niveau 2 en formation

ven, 2018-01-19 00:37

17 stagiaires dont 6 filles prennent part au stage d’entraîneurs Young Coach module 2, du 11 au 20 Janvier, à l'Institut Supérieur de la Jeunesse et des Sports (ISJS) de Nouakchott. C’est le président de la Fédération de Basket-Ball de la République Islamique de Mauritanie (FBBRIM), Fall Youssouf, qui a procédé officiellement à l’ouverture dudit stage, en présence des membres du bureau fédéral.

Soucieuse du bon déroulement de la session, la FBBRIM a mis les bouchées doubles, en mettant à disposition toute la logistique nécessaire (matériel, salle, transport des experts et des stagiaires). La formation est dirigée par l’instructeur Moustapha Keita, officiellement désigné par FIBA Afrique. Il est  épaulé par Cheybany Lo, responsable de la formation à la DTN.

Ce second module est destiné aux entraîneurs détenteurs du module 1 qui ont effectué un an d’exercice dans un club, un centre de formation ou de mini-basket. Il permet d’acquérir les outils pour l’encadrement des jeunes de 13 à 18 ans. Et des connaissances techniques, tactiques et pédagogiques, avec la nouvelle plateforme de FIBA Afrique. A signaler que les examens sont prévus le 19 et la cérémonie de clôture le 20 Janvier 2018. Les stagiaires sont en grande majorité de Nouakchott. Deux participants de Nouadhibou et une de Rosso sont aussi présents.

AG de la FBBRIM reportée au 28 Janvier

ven, 2018-01-19 00:37

L'Assemblée générale ordinaire 2017 de la FBBRIM, initialement programmée au 20 Janvier, se déroulera, finalement, le dimanche 28 courant, à 10 heures 30, à l’hôtel Azalaï Marhaba de Nouakchott. Les délégués auront  à examiner et à adopter le rapport moral du président de la Fédération ainsi que le rapport financier du trésorier général. Pour rappel, ce sera la seconde AG de la FBBRIM, après celle du 10 Janvier 2017.

Stage arbitre FIBA en perspective

ven, 2018-01-19 00:36

Dans sa politique de formation, la FBBRIM projette d’organiser, du 23 au 31 Janvier prochain, à Nouakchott, un stage de formation  ouverts à dix  arbitres actuellement en service et quinze nouveaux. Il sera dirigé par deux experts de la Fédération internationale. La FBBRIM a instruit les ligues régionales, à l’effet d’accorder  des places de choix à des femmes. La FBBRIM a convié Tiris Zemmour, Dakhlet Nouadhibou, le Trarza, le Brakhna, le Gorgol et Nouakchott à la session. Des messages ont été envoyés aux délégués et présidents des ligues régionales, en le priant de prendre toutes les dispositions utiles pour assurer la participation de leurs représentants, la FBBRIM  prendra en charge tous les frais afférents. Le stage vient à point nommé tant le besoin est criant, surtout dans la préparation de la relève : arbitres, juges, entraîneurs et athlètes ». 

Déclaration sur la liquidation des sociétés de l'Etat

jeu, 2018-01-18 19:51

Le régime du général Mohamed Ould Abdel Aziz s’est attelé, dès le début, à effacer les symboles de l'Etat, sans parler de sa nature profondément autocratique et de sa volonté affichée à approfondir la crise politique que connait le pays, en œuvrant pour créer des tensions entre les différentes composantes nationales.

La gabegie du régime se traduit par le pillage systématique des richesses du pays et la propagation de la corruption à tous les niveaux, en commençant par le Chef de l'Etat qui a admis avoir reçu des offres des pots de vin dans son bureau en échange de certains services. L’usage du gré à gré pour l’obtention de marchés publics est devenu monnaie courante, au service du général et de son cercle familial.

Nous assistons aujourd'hui à une nouvelle étape dans le processus de destruction de l'économie nationale, consistant à liquider des sociétés publiques après avoir servi à enrichir, illégalement, les proches du Chef de l’Eta comme la SONIMEX et l’ENER ; certaines sources évoquent l'intention du régime à faire de même pour la SNIM et Imprimerie Nationale ...

Cette campagne de liquidation vise à éliminer les preuves de la gabegie ambiante afin d'échapper à de futures poursuites judiciaires, ce qui n’épargnera nullement ce régime de répondre, un jour, de ses actes.

Face à cette dangereuse situation, le RFD :

  • déclare son rejet absolu et sa ferme condamnation des desseins du régime visant à détruire l’économie nationale ;
  • condamne le sabotage des intérêts publics des suites de cette campagne de liquidation et le mépris des droits des travailleurs ainsi affiché par le régime ;
  • attire l'attention des partenaires au développement du pays sur ces actions néfastes pour la crédibilité de l'économie nationale ;
  • lance un appel à l’ensemble des forces vives du pays afin de s'opposer fermement aux politiques désastreuses que le régime de la gabegie fait subir au pays.

 

Nouakchott, le 29 Rabii Athani 1439 – 17/01/2018

Le Département de la Communication

Opposition Démocratique Mauritanienne: Déclaration

jeu, 2018-01-18 19:51

Le 15 janvier 2018, IRA-Mauritanie a organisé à Nouakchott, une marche pacifique de protestation contre les arrestations et détentions arbitraires et contre l'impunité des crimes liés au passif humanitaire qui prolonge les souffrances des ayants droit, mères, veuves et orphelins.

A cette occasion et sans retenue, une féroce répression s'est abattue sur les manifestants qui ne faisaient qu' exercer leurs droits garantis par la constitution et les conventions internationales auxquelles la Mauritanie est partie depuis longtemps. Plusieurs manifestants ont été passés à tabac et blessés, d'autres arrêtés et détenus arbitrairement avant d’être relâchés.

 Face à cette tendance à la répression barbare de toute manifestation même pacifique, qui intervient dans un contexte de remise en cause par le régime, des principaux droits et libertés démocratiques,    notamment par le maintien en détention de prisonniers politiques et d'opinion,  le G8:

- exige la libération immédiate de toutes les personnes encore détenues arbitrairement, notamment le sénateur Mohamed Ould Ghadda et des détenus de IRA à Bir-Moghrein

- Exige le respect de toutes les libertés démocratiques et la cessation de la campagne de répression, de persécution  et d'intimidation à l'encontre des militants politiques et des droits de l'homme;

- Renouvelle son soutien sans faille à tous ceux et à toutes celles qui sont victimes de répression et de déni de leurs droits. 

       Nouakchott le 18 janvier 2018.

L’Opposition Démocratique Mauritanienne

Retour de la presse écrite dans les kiosques

jeu, 2018-01-18 10:48

Suspendue depuis un mois, la presse papier de Mauritanie a repris ses parutions, avec notamment celle du « Quotidien de Nouakchott » ce mercredi, 17 janvier alors que d’autres publications à l’image du quotidien « l’Authentique » et de l’hebdomadaire « Le Calame » suivront  jeudi. Egalement absents depuis 2 semaines, les quotidiens gouvernementaux »‘Chaab-en Arabe » et « Horizons-Français » ont aussi repris leur parution.
La cessation de parution de  la presse écrite en Mauritanie  est née d’une pénurie de papier au niveau de l’Imprimerie Nationale. Le retour des organes écrits est rendue possible « grâce  la réception par l’imprimerie nationale,  d’une dotation couvrant une période de 2 mois. Il s’agit ainsi d’une solution provisoire », affirment les éditeurs privés. Toutefois, cette institution, qui traverse une grave crise financière, espère une solution définitive avant la fin de cette période précitée.
Mais au-delà de la crise qui touche l’Imprimerie, c’est la presse écrite en Mauritanie qui est plongée dans un coma profond et menace de rendre l’âme à l’orée d’échéances électorales capitales face au comportement d’un pouvoir qui ne cache plus ses tendances despotiques.

Disparition de Moussa Diagana : une grande figure des lettres s’en est allée

mer, 2018-01-17 22:25

Le sociologue et dramaturge mauritanien Moussa Diagana, est décédé mardi 16 Janvier, à Dakar. L’homme de la légende « Wagadu Bida » et « grande figure de la littérature mauritanienne », aux yeux de la critique, « incontestablement, l’un des meilleurs dramaturges africains de tous les temps», s’en est allé. Les hommes meurent. Les années aussi. Aux uns et aux autres de forger leur propre légende, pour demeurer une référence, triste ou belle. « Beaucoup d’hommes sont morts et aussitôt oubliés, oubliés jusqu’à leur ombre. D’autres survivent, un court moment, puis disparaissent aussi, de la mémoire des vivants. Mais d’autres encore, signent, par la grandeur de leurs actes, l’incandescence de leurs œuvres, un contrat avec l’histoire », soutient  Amadou Lamine Sall .

« Le sociologue et dramaturge Moussa Diagana fait et fera partie de ces illustres hommes qui ont signé un contrat avec l'Histoire et de la plus belle manière », fait remarquer Moussa Tandia, journaliste et professeur de français. « Avec sa disparition, la Mauritanie et l’Afrique perdent une figure prestigieuse ; l’humanité, un sage ; la littérature africaine francophone, un de ses meilleurs dramaturges ; la langue française, un de ses défenseurs les plus ardents ; la ville de Kaédi, un enfant qui lui faisait honneur. Sa perte est, pour nous, irréparable et nous compatissons à la douleur de la communauté », écrit Tandia. Il est à Dieu et nous prions que la Grâce divine l'accueille en Son vaste Paradis, Incha Allah.

Pour mieux connaître l'illustre disparu, nous vous invitons à revisiter sa vie et son œuvre, avec le docteur Mbouh Diagana : « Originaire de Kaédi, Moussa Diagana naquit en 1946, à M’Bout (Mauritanie) où son père officiait comme administrateur. Issu d’une famille de lettrés, il fut d’abord instituteur. Puis il reprit, dans les années 1970,  des études de sociologie, à l’université de Tunis et à la Sorbonne, à Paris, où il obtint un Doctorat de 3ème cycle en sociologie du développement. Expert en développement économique et social, il travaillait, depuis 1982, dans des projets de développement et de lutte contre la pauvreté. De la Mauritanie à la République Démocratique du Congo, en passant par le Mali et le Niger, il fit, des questions de développement à la base, son cheval de bataille dans les pays en situation de post-conflits.

Moussa Diagana était membre de plusieurs associations littéraires. Chevalier dans l’Ordre des arts et des lettres de la République française, il fut, en outre, lauréat du Concours théâtral interafricain, organisé par Radio France Internationale (RFI), avec « La Légende du Wagadu vue par Sia Yatabéré », en 1988, montée sur scène en 1991 et publiée en 1994. Cette même année, Patrick le Mauff la relançait, lors du Festival International des Francophonies du Limousin. La pièce fut portée à l’écran sous le titre de « Sia ou le rêve du python », par le cinéaste Burkinabé Dany Kouyaté, et présentée au Fespaco en 2001. En dehors de sa richesse et de son organisation politique et militaire, la spécificité de l’empire du Wagadu (ou Ghana) est d’être la fierté des Soninké car le mythe qui le fonde semble le seul que la communauté ait connu. Un mythe basé sur un « pacte de sang », entre un Serpent-dieu qui donne nourriture et or et doit recevoir, en contrepartie chaque année, la plus belle fille vierge de l’Empire en offrande. Le pacte sera aboli le jour où Sia, fiancée de Mamadi, soldat hors du commun, doit être sacrifiée. Se sentant trahi, le guerrier tue la bête aux sept têtes mais, avant que la dernière ne soit tranchée, l’animal profère cette terrible malédiction : « Pendant sept ans, sept mois, sept jours, pas une goutte d’eau ne tombera sur le Wagadu et votre or sera poussière de sable. » (La Légende, p56). Pendant toute cette période fatidique, les populations du Wagadu sont prises en charge par la mère de Mamadi, jusqu’à la dislocation de l’Empire et la dispersion des Soninké à travers le monde. C’est ce mythe que Moussa Diagana a osé battre en brèche car il ne fait pas, de l’homme, un responsable de ses actes mais le maintient, bien au contraire, dans une nostalgie et un passéisme outranciers, entravant toute tentative de progrès.

Le dramaturge était également l’auteur de « Targuiya ou il était une fois l’amour, au temps de la guerre », théâtre, Ed. Lansman, 2001. La pièce fut présentée en lecture publique, sous la direction de Jacques Jalbert, à Bamako, dans le cadre du Festival du Théâtre des Réalités en 2000, avec une équipe composée majoritairement d’artistes maliens. La pièce fut aussi jouée à Ottawa, lors du Festival du Théâtre des Régions en 2001 avec une équipe composée d’artiste majoritairement québécois. Targuiya, c'est, d'abord, un hymne à la paix. C'est aussi l'histoire d'une jeune fille touarègue de 17 ans, aux prises avec les tourments de la guerre et de l'amour. Une fois l'orage passé, elle met au monde un enfant de père inconnu, un enfant de l'amour au temps de la guerre. Chassée par les siens, sans souvenir précis, elle erre dans le désert en compagnie de la mystérieuse Houriya...

Ces deux femmes sont les principaux protagonistes de la pièce. Figures dominantes, troublantes, elles-mêmes allégories du destin affolant de l’Afrique noire. Leur authentique grandeur se dévoile là où s’exacerbent, en tension dramatique, la réalité, les méandres de l’inconscient et la vie rêvée.

Il a écrit aussi « Un Quart d'heure avant... », théâtre, paru dans « Cinq petites pièces africaines pour une comédie », Editions Lansmann, n°499, 2005. Et, rappelle enfin Mbouh Séta Diagana,  il préparait « En attendant Lumumba ». Inna lillahi oua inna ileyhi raji’oune.

Contribution de 1,65 milliards NU-UM de la Chine pour un pont à Nouakchott

mar, 2018-01-16 22:04

Le ministre  de l’économie et des finances, Moctar Ould Diay, et l’ambassadeur de la République Populaire de Chine à Nouakchott, Zhang Jianguo, ont signé mardi après-midi, une convention en vertu  de laquelle le gouvernement chinois va contribuer à l’érection d’un pont à Nouakchott (carrefour de Madrid-proche banlieue) pour un montant de 1,65 milliards d’ouguiyas NU-UM.
En plus de  à la contribution à l’érection du nouvel ouvrage, l’apport de la Chine va également servir à acquérir   des équipements permettant d’accroître la sécurité à l’Aéroport International Oumtounsy de Nouakchott (AION).
« La construction de ce pont est devenue un besoin pressant, en raison du développement considérable du trafic  routier et des embouteillages notés au niveau de ce carrefour, en particulier pendant les heures de pointe », a déclaré le ministre mauritanien de l’économie et des finances, à l’issue de la cérémonie de signature.
 

Dénonçons la barbarie tout en restant vigilants

mar, 2018-01-16 21:22

Nous, signataires de la présente motion, sommes particulièrement horrifiés par les images de torture et de traitements cruels et dégradants mises en circulation, depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux. Un jeune homme dont les traits et la physionomie indiquent qu’il appartiendrait à la communauté H’ratine est ligoté, les yeux bandés et proie à une meute de tortionnaires qui le soumettent à des sévices d’un sadisme caractérisé.

Les injures racistes et esclavagistes ne laisseraient aucun doute sur l’appartenance des bourreaux au groupe social des Maures « blancs ». Un enregistrement audio, posté par l’un des tortionnaires où il donne sa version des faits, avec moult fanfaronnades, confirmerait cette hypothèse.

On y apprend que, une fois les séances de torture terminées, la victime aurait été jetée, dans un état de délabrement avancé, devant l’un des commissariats de la Capitale par ses tortionnaires. En guise de secours à cette personne en danger, la victime a été jetée en prison puis déférée devant le juge sans même avoir été vue par un médecin. Pendant ce temps, les tortionnaires se racontaient leurs exploits et en  faisaient profiter tous les réseaux sociaux.

Cette affaire est d’une gravité extrême et ne peut souffrir d’être prise à la légère, ni passée sous silence. C'est l’existence de la communauté nationale  qui se trouve ici mise à l’épreuve. C’est aussi la dignité de l’homme et la sacralité de son corps qui sont ici éprouvées. C’est, en fin, le rôle de l’Etat, ses obligations et la conception qu’en font les citoyens qui sont ici interrogées et remises en cause.

Dans ce climat de tension extrême, chargé en menaces sur la paix sociale et, au-delà, sur l’existence même de notre pays, nous ne pouvons qu’attirer l’attention des gouvernants et de nos compatriotes sur ce qui suit :

  1. Quels que furent les agissements antérieurs ou immédiats de la victime, il est absolument inacceptable qu’elle soit torturée ou soumise à des traitements dégradants, surtout après l’avoir maîtrisée et mise hors d’état de menacer la vie d’autrui.
  2. Le monopôle de la violence revient au seul Etat qui doit l’exercer dans les strictes limites de la loi et dans le respect scrupuleux des procédures que cette dernière prévoit.
  3. L’Etat, l’administration et l’institution judiciaire sont les seuls responsables de la dégradation, de plus en plus inquiétante, de la situation sécuritaire en Mauritanie. Ils sont les seuls comptables des conséquences qui découlent de cette insécurité grandissante.
  4. Nous exigeons qu’une enquête minutieuse soit rapidement diligentée et ses résultats communiqués au public et que justice soit rendue. Dans l’immédiat, la mise en garde-à-vue des tortionnaires reconnus nous parait indispensable.
  5. Nous exhortons l’ensemble des Mauritaniens et Mauritaniennes, quelles que soient leurs origines et quelles que soient leurs appartenances politiques ou organisationnelles, à ne pas répondre aux provocations et à faire preuve de retenue et de responsabilité dans ce moment particulièrement lourd et difficile.
  6. Nous appelons les organisations de la société civile, les partis politiques et les syndicats à dénoncer ces ignominies d’un autre âge, tout en restant vigilants face aux tentatives de manipulations, y compris par les officines obscurantistes et des renseignements à la solde de puissances occultes ou en rivalité entre elles.

 

 

 

Signataires

BA Abdoulaye,  Juriste, Ecrivain-Journaliste (Mauritanie)

BABA Mohamed, Professeur (France)

BILAL ABEID Brahim, Professeur, Président de la Fondation SAHEL (Mauritanie)

OULD IMIGINE, Journaliste, Président forum Elawassir (Mauritanie)

OULD MERZOUG Abidine, Ingénieur (Allemagne)

OULD MOUSTAPHA Ahmed Amou, Radiologue (France)

OULD WERZEG Bilal, Diplomate (Mauritanie) 

Brakna : Aleg accueille le célèbre artiste Baba Maal

mar, 2018-01-16 10:53

La ville d’Aleg, la capitale du Brakna, a accueilli en grandes pompes les vendredi 13 et samedi 14 janvier 2017 le célèbre artiste de renommée internationale, Baba Maal, sur invitation de l’Association « Dental 2018 ».

Selon le Président de la commission d’organisation des journées, Dieng Amadou Mody, l’objectif est de « faire redécouvrir aux populations du Brakna en général, celles d’Aleg en particulier le riche patrimoine culturel local à travers ses différentes facettes, de contribuer à la consolidation de l’unité nationale et de la cohésion sociale ». Ces rencontres qui ont pour thématique « culture et développement local pour la promotion du retour au terroir » ont mobilisé les autorités administratives, municipales et sécuritaires ainsi que les élus et notables de la Région.

Ainsi le célèbre artiste, accompagné d’un staff composé de son manager, de ses batteurs, ses guitaristes et d’autres chanteurs, a organisé à la Maison des jeunes d’Aleg, deux soirées artistiques les 13 et 14 janvier qui ont mobilisé des centaines de personnes de toutes couches venues de tous les coins du département voire de la Région du Brakna.

Rappelons que l’ouverture officielle s’est déroulée vendredi à Goural (localité située à 4 km au sud d’Aleg) sous la présidence du Wali mouçaïd du Brakna entouré du Hakem d’Aleg, du Secrétaire général de la commune, du Commandant de Brigade de gendarmerie, de l’Adjudant-Chef de la police et Chef du Corps urbain, représentant le DRS et plusieurs autres personnalités civiles et militaires.

C’est dans ce village également que s’est tenue samedi, une cérémonie d’hommage à l’artiste en présence des autorités administratives et coutumières. Après la lecture de quelques versets de Coran le Chef du village, Bâ Ibrahima a prononcé une allocution dans laquelle il a d’abord précisé que « cette manifestation culturelle vise à raffermir les liens entre les communautés et à travailler la main dans la main pour un développement durable harmonieux ». Prenant la parole à son tour, le Président de la commission d’organisation, Dieng Amadou Mody a souligné que cette rencontre culturelle des ressortissants de Goural Dental 2018 vise à « faire revisiter le patrimoine culturel peule rappelant au passage le brassage multiséculaire entre les communautés du Brakna qui ont vécu en parfaite symbiose ». Poursuivant, il a remercié le grand artiste Baba Maal pour avoir répondu à l’invitation ainsi que les autorités administratives et sécuritaires qui ont facilité cette arrivée. Le Wali mouçaïd a, à son tour, souhaité la bienvenue à Baba Maal et à son équipe. Ce dernier s’est dit enfin satisfait de se retrouver encore une fois en Mauritanie, « un pays qui est dans mon cœur car le Sénégal et la Mauritanie sont deux pays frères », a-t-il affirmé.

Brahim O/ Ely Salem

Cp/Brakna

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