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Tribune – Le Qatar et ses boycotteurs : la paille et la poutre

sam, 2017-06-24 17:35

Ceci est une tribune d’Ahmed Trablissi sur la crise diplomatique entre le Qatar et plusieurs pays du monde.

La tension entre le Qatar et certains pays du Golf ne date pas d’hier. En effet, elle remonte à l’époque où ce micro-Etat a décidé de dévier de la ligne tracée et d’adopter sa propre politique médiatique, de prendre le parti du citoyen arabe et d’investir dans les rouages de l’économie mondiale. Un choix qui a été perçu par ses voisins comme une fausse note.

 

L’Arabie saoudite, le Bahreïn et les Emirats arabes unis entretenaient déjà des relations froides avec le Qatar, mais le 5 juin ils sont passés à la vitesse supérieure en annonçant la rupture de ces relations ainsi que la fermeture des frontières terrestres et maritimes qu’ils partagent avec ce pays. D’autres pays arabes tels le Yémen, la Jordanie, la Mauritanie et le gouvernement de l’Est libyen se sont ralliés à cette décision.

Les origines de la crise du golfe

Sous la pression du Parlement au sujet du budget, l’Angleterre, force colonisatrice de l’époque, a décidé de quitter la péninsule arabique en 1968 et les Emirats arabes ont entrepris de nouer des alliances pour mettre en place des entités politiques afin de colmater la brèche.

Ainsi, cheikh Rached bin Said Al Maktoum et cheikh Zayed bin Soltane Al Nahyane ont œuvré à une grande alliance dans la région sous la bannière d’un seul Etat qui sera déclaré avant le départ des Anglais. Cette alliance comprend les sept émirats actuellement connus sous le nom d’Emirats Arabes Unis en plus du Qatar et du Bahreïn, sauf que les deux derniers cités ont refusé d’en faire partie et s’en sont sortis comme deux pays indépendants.

Auparavant, l’Arabie Saoudite avait caressé le rêve d’annexer le Qatar sous prétexte qu’il faisait partie de la province Alahsaa, mais les Anglais l’en avaient dissuadée.

En 1974, l’Arabie Saoudite a concédé une partie de l’oasis Brimi aux Emirats Arabes Unis en contrepartie de la bande côtière Khour Aladid, qui est devenue une digue frontalière naturelle entre le Qatar et les Emirats Arabes. Cela est perçu comme une ingérence saoudienne pour changer les frontières du Qatar. La conséquence en est que le Qatar et les Emirats Arabes n’ont plus de frontières communes et que les Qataris sont obligés de passer par le territoire saoudien pour aller aux Emirats Arabes.
Le 30 septembre 1992, un bref conflit militaire entre l’Arabie Saoudite et le Qatar s’est soldé par la mort d’un officier saoudien et de deux soldats qatariens ainsi que  l’occupation d’une région appelée Alkhafous par l’armée saoudienne.

Après le coup d’Etat militaire déjoué en 1996, le gouvernement qatarien a révélé l’implication de l’Arabie Saoudite et de l’Egypte dans le putsch manqué qui a pris une tournure purement tribale.
Pour remonter loin dans l’histoire, il y a lieu de rappeler qu’en 1939 l’Angleterre, force colonisatrice de l’époque, a concédé l’archipel Hiwar au Bahreïn qui l’a transformé en site touristique. A l’époque, le Qatar n’avait pas reconnu cette concession et en 2001 il a proposé de régler le litige territorial pacifiquement en ayant recours à la Cour Internationale de justice (CIJ), laquelle a statué et déclaré que la plupart des îles Hiwar reviennent au Bahrein puis a confirmé la souveraineté du Qatar sur les îles Jinane et FechtDubel et la région Zobara.
La décision de de la CIJ, qui a mis fin à une longue tension qui a risqué de dégénérer en conflit armée en 1986, a été acceptée de bonne foi par les Qatariens mais elle est restée en travers de la gorge des Bahreïnis, qui accusent leurs voisins qatariens de faire main basse sur le tiers de leur territoire.

Au sommet du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) tenu à Mascat en décembre 1996, le saoudien Jamil Hjailane a été désigné secrétaire général du Conseil au détriment du candidat qatarien AbdurrahmaneAlatiya qui s’est porte candidat pour un deuxième mandat. Cette manœuvre a poussé l’émir du Qatar de l’époque, Hamad Bin Khalifa Al Thani, à boycotter la séance de clôture du sommet.

Le dossier de la tension a été clos, mais les litiges frontaliers se sont transformés en rancœurs politiques…!
En 1996, le Qatar lance la chaîne de télévision Aljazeera qui a été perçue au départ comme une tribune pour les voix réprimées et une bouffée d’oxygène pour les souffrances étouffées. Le public arabe s’est retrouvé dans cette chaîne qui reflète ses rêves et ses aspirations. Mais la création du média n’a pas été du goût des chefs d’Etats arabes, qui y ont vu le flambeau de la conscience qui tourmente les tyrans.

Et puis il y eut le grand choc pour l’Arabie saoudite et ses obligés quand le Qatar a renforcé ses relations diplomatiques avec l’Iran. Les deux pays partagent d’importantes ressources en gaz naturel qu’ils ont commencé à exploiter au début du millénaire.

Mais le facteur qui a particulièrement inquiété les tyrans arabes fut l’attitude du Qatar en 2011 face aux révolutions arabes qui ont secoué les pouvoirs en place. Doha s’est inscrit dans la logique du citoyen opprimé en soutenant ses aspirations à briser les carcans de la soumission et du suivisme.
Les autres pays du golfe ont perçu la révolte des pays arabes, connues aussi sous le nom de printemps arabe, comme un facteur de “déstabilisation de la région et une menace pour ses gouvernants”.

Sur fond de divergences d’intérêts et de points de vue, le Qatar et l’Arabie saoudite ont soutenu différents groupes en Syrie et en Libye qui n’ont pas les mêmes agendas. Ryad a poussé les pays du golfe en mars 2014 à suspendre ses relations avec le Qatar pendant des mois, menaçant même de faire pire.
Auparavant, l’Arabie saoudite avait retiré en 2002 son ambassadeur au Qatar, Saleh Touaimi, suite à la diffusion par Aljazeera d’une émission dont Ryad avait estimé qu’elle portait atteinte au fondateur du royaume, le roi Abdelaziz Al Saoud.

Griffes qatariennes

Le Qatar, qui était un petit suscitant la convoitise de ses voisines, a intelligemment renforcé son assise en lançant un appareil médiatique fort et consolidant ses relations avec les grandes puissances mondiales tels que les Etats-Unis d’Amérique, la France et la Grande-Bretagne. Il a posé les jalons d’une politique autonome de l’axe saoudien et mis en place des ponts de communication des institutions et des organisations transnationales telles que le groupe des Frères musulmans, ce qui lui a permis de jouer des rôles majeurs dans des conflits régionaux comme au Darfour et en Somalie. Ses investissements économiques ont été judicieux et efficaces. Sur le plan religieux, le pays a mis au goût du jour sa doctrine wahhabite en permettant aux femmes la conduite des voitures et en accordant une plus garde marge de liberté aux étrangers résidents.
Ainsi, le petit frère s’est vu pousser des griffes pour se défendre de la régence provocante du « grand frère ».

Des arguments infondés

Il y a eu des signes annonciateurs de la décision de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes de rompre leurs relations avec le Qatar. Par exemple, le site Internet de l’agence de presse officielle qatarienne avait été piraté et des déclarations montées de toute pièceavaient été, à tort, attribuées à l’émir du Qatar Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani. Quelques jours après cette manœuvre, et sous prétexte que le « Le Qatar soutient le terrorisme », l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis ont décidé de boycotter le Qatar et poussé d’autres pays, en brandissant « le bâton et la carotte », à faire de même.

A propos de terrorisme, l’Arabie saoudite « voit la paille dans l’œil de son voisin mais pas la poutre dans le sien ». Son nom figure en premier dans les rapports de toutes les institutions et instances concernées par la lutte contre le terrorisme. L’Occident considère que le terrorisme et l’extrémisme religieux tirent leur source de la pensée wahhabite, en référence à Mohammed bin Abdel Wahhabe (1703-1791), que les saoudiens considèrent comme un réformateur religieux, le socle idéologique sur lequel s’est fondé le premier Etat saoudien (1745-1818).

Les attentats du 11 septembre 2011 ont été le début d’une nouvelle ère dans la pratique terroriste et leurs auteurs, au nombre de 19, étaient constitués de : 15 Saoudiens, 2 Emiratis, 1 Egyptien et 1 Libanais. Il était prévu qu’une 20epersonne, un Saoudien, participe aux attentats (TurkiAlmoutairi ou MohammedManeaAlqahtani, selon les services de renseignements américains).

Le Bureau fédéral d’investigation américain a ouvert une enquête sur HayfaaAlfayçal, épouse de l’ex-ambassadeur saoudien à Washington Bandar Bin Soltane, accusée de verser des sommes d’argent au profit de deux des auteurs des attentats, Khalid Almahdhar et NawafAlhazmi, qui étaient à bord du vol 77 de Boeing qui a heurté le siège du ministère de la Défense (Pentagone).

Parmi les arabes détenus dans la prison de Guantanamo, les Saoudiens sont majoritaires, suivis par les Yéménites, les Egyptiens et les Emiratis. Le seul Qatarien détenu dans cette tristement célèbre prison est Jar Allah Almarri, qui a été recruté en 2001 à la Mecque par le Saoudien Abou AlwalidAlmakki pour rejoindre les rangs d’Al-Qaïda.

Au regard de l’actualité concernant les attentats suicides visant les civils, il ressort toujours que les Saoudiens entretiennent des rapports étroits avec les auteurs de ces actes terroristes, alors qu’il est impossible de prouver l’implication des Qatariens dans lesdits actes.

Les Saoudiens occupent des postes de direction au sein d’Al-Qaida et de l’organisation Etat islamique, connue aussi sous le nom de Daesh et le Royaume, avec sa doctrine, son mode de gouvernance et ses ressources financières, constitue un milieu incubateur du terrorisme. Cela a amené Claudia Roth à affirmer récemment que « l’Arabie saoudite est le premier exportateur de terrorisme au Proche-Orient ».

Le site canadien « Global research » a publié un rapport dans lequel il évoque un document saoudien secret au sujet d’un accord entre les autorités du Royaume et près de 1300 prisonniers condamnés à la peine de mort en vertu duquel ils seront déclarés innocents et leurs proches auront droit à des pensions mensuelles, et ce en contrepartie du fait qu’ils s’engagent dans une mission de jihad en Syrie.

Ainsi, Ben Emmerson, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme et la lutte contre le terrorisme, s’est dit préoccupé par le fait que la plupart des groupes impliqués dans des actes de violence ont des ressources financières et logistiques au sein de l’Arabie Saoudite.

Les tentacules de la pieuvre émiratie

Parmi les raisons invoquées pour imposer un blocus injuste au Qatar, il y a celle fallacieuse de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes selon laquelle Doha  s’ingérerait« dans les affaires internes des pays arabes ».
Mais pour l’observateur du paysage politique arabe, les tentacules de la pieuvre émiratie sont visibles partout. Qui sont les complices du président tchadien Idriss Deby dans ses manœuvres de déstabilisation de la Libye ?
Le président Deby s’est rendu à Dubai le 25 mai 2016 couronnant les visites effectuées par le directeur de la sécurité tchadien Jeddi Saleh. Ces visites étaient arrangées par le général libyen Haftar qui s’est rendu au Tchad en octobre 2015 pour coordonner l’action de ses soutiens (les Emirats Arabes, l’Egypte, la Jordanie et le Tchad).

Selon des sources concordantes, Haftar a proposé la mise en place d’une liaison entre les services de sécurité tchadiens et émiratis et la première rencontre a eu lieu le 19 octobre 2015 entre Jeddi Saleh et Hazaa Bin Zayed, conseiller à la sécurité nationale des Emirats Arabes.

Cette rencontre s’est conclue par un accord de coopération en matière de sécurité et de renseignement entre les deux pays en plus de l’Egypte pour venir en soutien de Haftar dans sa lutte contre les groupes de Tripoli. Les Emirats Arabes s’engagent à assurer un soutien matériel et logistique au Tchad qui s’engage, pour sa part, à fournir une part de ce soutien au groupe de Haftar.
Les Emirats ont confié au Tchad la mission de préparer une force militaire pour intervenir en Libye.
Le 11 janvier 2016,Jeddi Saleh s’est de nouveau rendu aux Emirtas arabes pour faire le suivi de l’accord conclu en octobre 2015.

Des sources libyennes bien informées affirment que les Emirats arabes unis ont fait parvenir une quantité d’armes àHaftar via le Tchad en mars 2016. Le général Omar Deby (frère du président tchadien et directeur de l’approvisionnement de son armée) s’est rendu, en compagnie de Zakaria Driss Deby (fils du président tchadien) aux Emirats Arabes du 6 au 8 juin 2016 pour recevoir une certaine quantité d’armes.

Les Emirats Arabes ont dit à leurs pions Deby et Haftar qu’il n’y aurait pas de trêve sans la défaite des groupes de Tripoli, qu’il n’y avait pas lieu de reconnaître le gouvernement de Serraj et qu’il fallait œuvrer inlassablement à saper le projet de réconciliation entre les Touaregs et les Tebus parrainé par Doha. Toutes ces manœuvres visaient à renforcer la position de négociation de Haftar et à consolider sa mainmise sur les champs pétroliers.

Dans le sud du pays, Les Emirats arabes ont soutenu militairement des milices relevant de Zantane (Alqaaqaa, Assawaie, Almadani) à travers ses hommes liges Mahmoud Jibril, AlarefAnnayed, Abdellah Nakir et d’autres personnes. Ils ont aussi soutenu les tribus Tabus dans leur gueree contre les Touaregs en leur fournissant des armes via l’aéroport Oum Jars et par voie du Sahara en coordination avec Deby et le mouvement soudanais de la Justice et de l’Egalité. Cette guerre a fait 367 morts parmi les Touaregs et provoqué l’exode de 37 mille personnes d’Oubari.

Quand le Qatar a commencé à œuvrer à réconcilier les Touaregs et les Tebus et a engrangé des succès dans ce sens, les Emirats Arabes n’ont ménagé aucun effort pour la reprise de la guerre entre les deux parties en mobilisant leurs hommes dans les deux camps. Ils ont soutenu l’officier Bin Nayel qui était emprisonné à Misrata pour avoir attaqué la « troisième force ».
Ainsi a débuté leur projet à travers la mainmise sur la base Barak Chatie qui a été le théâtre d’une guerre féroce entre, d’une part, la « troisième force » et de l’autre part les milices de Bin Nayel et les forces Alkarama soutenues par les Emirats arabes et L’Égypte. Ces confrontations ont fait 141 morts.

La presse soudanaise parle de l’ingérence des Emirats Arabes dans les affaires internes de Khartoum à travers leurs liaisons avec Taha Osman, ex-directeur du bureau du président de la République.

La presse turque, pour sa part, fait état de l’implication des Emirats Arabes dans le coup d’Etat contre le président Erdogan, et ce à travers un soutien financier estimé à 3 milliards de dollars.

En matière « d’ingérence dans les affaires des autres », les Emirats Arabes Unis sont les derniers à être bien placés pour en parler. Avérée est la parole du prophète de l’islam(paix et salut sur lui) : « Si vous n’avez pas honte, faites ce que vous voulez. »

Mahmud Ahmed Trablissi

https://burkina24.com/2017/06/24/tribune-le-qatar-et-ses-boycotteurs-la-paille-et-la-poutre/

Vol charter Paris-Atar, c’est reparti !

sam, 2017-06-24 17:32

Maurice Freund,  le directeur de « Point Afrique  », a annoncé, vendredi sur sa page facebook avoir, « en fin de journée ( du 23 juin) conclu le contrat avec la compagnie française ASL pour l’exécution du Paris –Atar, à raison d’un vol direct hebdomadaire chaque samedi à compter du 23 décembre prochain et jusqu’en avril 2018 ». Cette annonce constitue une confirmation définitive", écrit-il. Selon la programmation établie, le départ  de l'aéroport de Roissy  s’effectue à 08h du matin et le retour s’opère le même jour à 18h50 à Roissy.
« Apres huit  années d’absence , les conditions sécuritaires nous permettent à nouveau de faire " revivre" cette partie du Sahara», s’est réjoui Freund qui affrétait les avions pour assurer les vols hebdomadaires transportant les touristes entre Paris -Atar de 1997 à 2007.

Pour mener à bonne fin cette opération, Point Afrique, informe-t-il, vendra début juillet 2017 son dernier patrimoine (un peu plus d un million d euros) à un agent immobilier.
« Il ne reste plus qu’à rassembler tous les amoureux de ce désert. Tout dépend de vous dorénavant !», alerte-t-il.
Le  Quai d’Orsay français  a retiré, il y a quelques mois, les villes historiques de Chinguetti et Ouadane de la zone déconseillée aux touristes français.

Guérou : Le ministre de l’Hydraulique joue au rassembleur

sam, 2017-06-24 17:31

Depuis sa nomination à la tête du ministère de l’Hydraulique, Yahya Ould Abd Daim n’est pas resté les bras croisés. En plus des dossiers chauds qu’il a hérités de son prédécesseur, notamment le problème récurrent de l’eau qui se pose partout dans le pays, y compris à Nouakchott, Yahya veut aussi s’investir localement. Natif de Guérou, une localité qui a toujours connu les affres de la division (notamment lors des dernières législatives où les candidats de l’UPR ont fait les frais des tiraillements politiques locaux), Yahya commence déjà à baliser le terrain. Le jeudi et le vendredi dernier, il a organisé chez lui deux ftours (rupture du jeûne) au profit de plus d’une centaine d’élus, de notables et de personnalités  issus des deux localités de Guérou et Kankossa. Tous se sont retrouvés autour d’une table pour briser la glace et se parler.  Il n’y eut pas d’échanges d’allocutions, juste une atmosphère conviviale. Conscient que ce qui unit tout ce monde est plus fort que ce qui les sépare, le ministre de l’hydraulique veut aider au rassemblement, sans chercher à tirer la couverture à lui. Dans une ville où les susceptibilités sont souvent à fleur de peau, Yahya sait qu’il avance sur un terrain difficile mais il veut au moins avoir le mérite d’essayer. Et rien n’indique qu’il ne pourra pas réussir ce challenge. Les premiers signes sont en tout cas encourageants.

Senoboussobé cale son festival culturel

sam, 2017-06-24 17:21

Le festival culturel de Senoboussobé (Commune de Haéré M’Bare-département de Bababé) est programmé les 10, 11 et 12 juillet prochain. Au menu de cette manifestation : des Conférences et hommages, un semi marathon, des rencontres de football, de la lutte traditionnelle Nyaaro Baali (spectacle de moutons) et dingiral (Grand'place) et enfin des activités de reboisement. Les troupes artistiques de Djoudé Diéri, Haéré Goléré, Haéré M’bare, les artistes  Mamoudou Diol, Demba Lah, Mariame Diéri  ainsi que les rappeurs Las Vega, Amadi, Thiamma ont été conviés à ce festival. Ces 72 heures culturelles permettront au Gomou Pinaal fuuta, troupe artistique et culturelle, initiatrice de ce festival,  de  revaloriser la culture, l’art, la tradition et l’histoire des localités du département de Bababé ; le développement des relations de bon voisinage et la promotion de l’unité nationale. Avec le concours de différents artistes et troupes culturels du pays , les organisateurs espèrent ériger un espace culturel pour la formation des jeunes. Cet espace facilitera la formation des jeunes artistes et la rencontre des artistes à tous les niveaux. Le Gomou pinal Fuuta Toro de SenoBoussobé accorde une importance capitale à ce programme. Composé de plusieurs artistes et acteurs du département de Bababé, le Gomou Pinaal fuuta, fondé en septembre 2004, continue d’œuvrer pour le développement de la culture et de l’art dans toute la Mauritanie. La troupe a pour objectif de promouvoir l’unité nationale par la culture et l’art. Elle entend contribuer à  la propagation des valeurs traditionnelles et culturelles à travers l’éducation artistique. Avec un budget, estimé à 3 700 000 UM, les  organisateurs qui s’activent depuis sept mois, n’ont pas réussi à décrocher des partenaires. « Nos différentes tentatives ont été vaines », déplore Ba Moussa chargé conjointement avec Mme Aïssata Lom de l’organisation de la rencontre. Néanmoins, nous espérons relever le pari grâce à nos maigres cotisations, poursuit-il. Les résultats attendus (promotion culturelle et réalisation d’un espace culturel) permettront, à en croire les organisateurs, de résoudre le problème d’acculturation. Le département aura à revisiter l’histoire et la tradition. Le résultat obtenu contribuera en partie à la construction d’un espace culturel.

Communiqué de presse: Une nouvelle plainte a été déposée contre la Mauritanie au Parquet de Paris en vertu du principe de la compétence universelle

sam, 2017-06-24 14:24

L’une des salles de conférence du Parlement européen a abrité lecjeudi 22 juin 2017 une conférence de presse animée par la Fondation pour l’Egalité des Chances en Afrique, en collaboration avec l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) avec la présence effective de l’Honorable député, ancien ministre et ancien Président de la Commission Européenne, Monsieur Louis Michel.
Sous l’intitulé «L’esclavage et la torture en Mauritanie : deux luttes à mener au 21ème siècle», la conférence s’est déroulée devant une salle composée de députés européens, de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme.
Monsieur Louis Michel a ouvert les débats, reconnaissant la gravité de l’esclavage en Mauritanie, tout en réitérant le soutien de l’Union Européenne à l’action pacifique menée par le mouvement IRA – Mauritanie  et son président. Il a relevé les dimensions culturelles du phénomène de l’esclavage, notamment la résignation des victimes. Il a pointé du doigt l’un des plus grands obstacles à l’éradication du phénomène, en l’occurrence l’Etat mauritanien ainsi que la majorité de l’élite harratine qui ont opté pour le négationnisme des pratiques esclavagistes en Mauritanie contre vents et marées.
Maître Georges Henri Beauthier, avocat auprès des cours et tribunaux belges et français, président de la Fondation pour l’Egalité des Chances en Afrique  et Maître William Bourdon, avocat belge et membre de la Fondation, citant les rapports et conclusions des différentes organisations internationales des droits de l’homme et les représentants d’organismes internationaux comme les Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur les droits de l’homme en Mauritanie, ont mis en exergue l’unanime condamnation des acteurs de la communauté internationale sur la persistance de l’esclavage dans ce pays, qui selon eux, entraîne la mort sociale d’une forte majorité des Mauritaniens.
Maître Georges Henri Beauthier, a ainsi indexé la France qui, selon lui, facilite le déplacement en toute impunité des fonctionnaires mauritaniens accusés de pratiques liées à la torture alors qu’elle complique le voyage des défenseurs des droits de l’homme qui veulent aller en Europe pour témoigner.  Il a annoncé dans la foulée avoir déposé ce jeudi 22 juin 2017 auprès du Parquet de Paris, une plainte contre les présumés tortionnaires et auteurs d’actes esclavagistes mauritaniens  en déplacement en France et en Europe, selon le principe de la compétence universelle. Cette plainte viendrait s’ajouter à d’autres déposées auprès de plusieurs autres institutions internationales, comme la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, les Rapporteurs Spéciaux des Nations Unies sur la torture et la violation systémique des autres fondamentaux des droits de l’homme que le pouvoir mauritanien transgresse allègrement, notamment sur les militants abolitionnistes du mouvement IRA - Mauritanie.
Quant à Maître William Bourdon, il a classé le régime de Mohamed Abdel Aziz implanté en Mauritanie comme un régime prédateur des droits de l’homme, en ce qu’il viole les lois condamnant un crime contre l’Humanité tel que l’esclavage et persécute une grande partie de sa population. L’esclavage, selon lui, est systématique dans son application contre les groupes défavorisés haratine en ce que le pouvoir mauritanien soustrait les criminels de l’esclavage de la rigueur de la loi. Il a décrit dans son exposé, un esclavage par ascendance raciale et la torture en tant que levier d’intimidation et de soumission contre toute revendication des antiesclavagistes.  Me Bourdon a dénoncé la complicité de l’Europe avec le régime mauritanien dans ce forfait et ces crimes inhumains sous le couvert de la coopération militaire et sécuritaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. En réalité, dira-t-il en substance, la lutte contre le terrorisme est instrumentalisée pour jouer sur la peur des gouvernements occidentaux afin de mieux sévir contre le mouvement IRA dans son combat contre l’esclavage en Mauritanie et pour  l’instauration d’une alternance pacifique et démocratique au pouvoir ainsi qu’un véritable Etat de droit.
A son tour, Biram Dah Abeid, président du mouvement IRA a d’abord remercié l’honorable député et ancien ministre, Monsieur Louis Michel pour son invitation et pour l’organisation dans l’enceinte du Parlement européen de cette conférence de presse, en présence d’un public d’élus européens, d’avocats, de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes.  Il a dénoncé de prime abord, la situation des droits de l’homme en Mauritanie, caractérisée, selon lui, par l’application d’une politique de violence indicible tendant à éradiquer le mouvement IRA au lieu d’éradiquer l’esclavage. Qualifiant le régime de Mohamed Abdel Aziz d’afrophobe et de réfractaire à toute amélioration des droits de l’homme en Mauritanie, mais aussi de «Daïchisant » et de «Fachisant»,  le président d’IRA a cité l’Etat mauritanien comme le principal acteur du maintien et de la pérennisation de l’esclavage, l’accusant de régir des lois pour faire taire les abolitionnistes par l’intermédiaire de mesures liberticides et à coups de répressions, d’arrestations arbitraires, de procès inéquitables, de condamnations lourdes et de tortures.
Biram Dah Abeid a dénoncé également les tentatives du régime de Mohamed Abdel Aziz d’étouffer le large et massif mouvement de droit civique que l’action du mouvement IRA a impulsé en Mauritanie. Dans la foulée de ses dénonciations, il a assimilé la coopération économique, financière, diplomatique, sécuritaire et militaire entre l’Union Européen et les États-Unis d'Amérique, d’une part et la Mauritanie d’autre part, comme un appui à la gouvernance esclavagiste, assimilant ces appuis massifs comme un soutien indirect à la faction de l’extrême droite mauritanienne, esclavagiste, obscurantiste, xénophobe et réfractaire au droit, qui domine en Mauritanie les franges défavorisés par la répression, le faux et l’usage du faux.
Biram Dah Abeid a interpellé dans ce cadre les élus européens à qui il a demandé de tenir tête à ceux parmi leurs décideurs qui instrumentalisent l’argent du contribuable européen pour engraisser et solidifier le pouvoir d’une poignée de personnes, dépositaires d’idées suprématistes et antidémocratiques en Mauritanie.
Il a annoncé que le mouvement IRA Mauritanie va continuer la mobilisation et la dénonciation populaire et intellectuelle contre le pouvoir en place, à l’intérieur des frontières comme à l’extérieur, jusqu’à sa chute. Il a appelé toutes les communautés mauritaniennes à faire barrage à la politique du «diviser pour régner » que le pouvoir veut ériger en instrument de dressage des communautés les unes contre les autres. Pour lui, aucune communauté, même celles dont sont issues les esclavagistes et les tortionnaires, ne doit être assimilée à ces derniers.
Enfin, le président du mouvement IRA a dénoncé les deux lois proposées par l’Etat et approuvées récemment par le Parlement, et dont l’une d’elle prévoit une peine allant de 1 à 5 ans d’emprisonnement ferme contre quiconque critiquerait ou remettrait en cause les Codes noirs de l’esclavage en Mauritanie, considérés comme la Charia sacrée et principale source du droit dans le pays. Il s’agit selon lui, d’une mesure moyenâgeuse éloquemment prise par le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz pour se mettre en porte-à-faux contre la Déclaration Universelle des droits de l’Homme dont la Constitution mauritanienne, dans son préambule, déclare s’être inspirée.
Tout ce qu’il y a à déplorer, c’est le retard accusé par cinq défenseurs des droits de l’homme, victimes d’emprisonnements arbitraires et de tortures et qui devaient témoigner lors de cette conférence de presse. Une escale mal négociée et les contingences d’un vol non planifié les ont ainsi empêchés d’apporter leurs témoignages qui étaient très attendus par les députés européens, les activistes des droits de l’homme et les journalistes. Toutefois, plusieurs rencontres ont été programmées pour leur permettre d’apporter leurs témoignages durant leur séjour en Belgique.
A noter que plusieurs sections d’IRA en Europe, notamment IRA Belgique, IRA Espagne, IRA France, IRA Italie, IRA Allemagne et IRA Hollande, ont fait le déplacement pour assister à la conférence de presse.
La commission de communication                                Bruxelles, le 22 juin 2017

Amnistie pour 9 détenus de droit commun

sam, 2017-06-24 00:42

Une amnistie générale est accordée à 9 prisonniers de droit commun, selon une annonce faite vendredi après-midi  par un décret de la présidence en Mauritanie.
La liste  des bénéficiaires de cette mesure et la nature des infractions pour lesquelles ils avaient été condamnés  n’ont  pas été précisés.
Toutefois, celle-ci ne devrait pas concerner des individus condamnés pour crimes de sang, terrorisme ou trafic de drogue, estiment les observateurs.

Mauritanie: plaintes contre l’esclavagisme et la torture devant l'ONU et l'UA

ven, 2017-06-23 13:25

A Bruxelles, des avocats ont déposé une plainte internationale pour dénoncer l'esclavage et la torture en Mauritanie. Elle a été adressée au rapporteur des Nations unies sur l'esclavage et à la commission juridique de l'Union africaine. Pour les défenseurs des victimes, c'est une situation qui perdure en Mauritanie malgré l'abolition de l'esclavage : des familles entières sont esclaves de mère en fille et de père en fils.

Avec notre bureau de Bruxelles,

C'est dans un lieu symbolique, le Parlement européen, que les avocats ont tenu à présenter leur plainte. L'eurodéputé Louis Michel rappelle que l'esclavage perdure en Mauritanie. « L’esclavage a été aboli officiellement en 1981, a-t-il affirmé, il a été érigé en crime depuis 2007 et la loi a été renforcée depuis 2015. Malheureusement il existe encore de très nombreuses situations de servitude totale, de travail forcé et non rémunéré. »

Pour Me William Bourdon, avocat français de l'association mauritanienne Ira, qui lutte contre l'esclavagisme, il n'y a pas de doute : « Il n’y a aucune volonté des autorités mauritaniennes de mettre fin à l’esclavage dans le pays. »

Une plainte internationale a donc été déposée auprès des Nations unies et de l'Union africaine. Biram Dah Abeid est le président de l'association Ira. Il déplore l'acharnement des autorités mauritaniennes contre les militants anti-esclavagisme. « Une peine d’une année à cinq ans de prison a été votée pour sanctionner toute personne qui critique ce code négrier que l’Europe et l’Amérique ont aboli depuis des siècles. C’est l’Etat mauritanien, c’est le Parlement mauritanien », déplore-t-il.

Avec cette plainte, tous espèrent une reconnaissance internationale de cette situation en Mauritanie et des sanctions réelles à l'encontre des esclavagistes.

 

Par RFI 

La Société Générale célèbre ses 10 ans en Mauritanie: Ensemble, continuons dans la confiance

ven, 2017-06-23 12:11

La Société Générale Mauritanie a célébré ce jeudi 22 juin ses 10 ans de présence en Mauritanie. La cérémonie fut marquée par un cocktail ramadanesque/Iftour « sous les tentes » , organisé à l’intention de ses clients , officiels et administrateurs au MONOTEL DAR ELBARKA qui a abrité les festivités commémorant cet anniversaire décennal. Ce fut aussi l’occasion pour les responsables de la SGM de rappeler la solidité de son modèle bancaire qui a suscité la confiance des clients. La cérémonie s’est déroulée en présence d’une importante délégation venue du siège, composée de Jean LUC Parer, Co-directeur de la Banque et Services Financiers Internationaux (IBFS), Alexandre MAYMAT, Directeur délégué d’IBFS en charge de la région Afrique/Asie Moyen Ori ent et Ahmed El YACOUBI (Directeur régional Afrique de l’Ouest ). Le Président du Conseil d’Administration, M. Eric-Bastien BALLOUHEY et le Directeur Général, M. Vernet ont réaffirmé l’engagement de la Banque à continuer à soutenir le développement social et économique en Mauritanie à travers le financement et la concrétisation des projets locaux. Rappelons que la première agence Société Générale a vu le jour à Nouakchott le 1er janvier 2007. Depuis, la Banque continue à étoffer son réseau et occupe aujourd’hui une place importante dans le paysage bancaire mauritanien grâce à ses valeurs : Esprit d’Equipe, Responsabilité, Engagement et Innovation.

Sahel : Résolution relookée pour la force conjointe

ven, 2017-06-23 02:40

Réuni ce mardi  en début d’après midi à New York, le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSO/ONU) a finalement  adopté une résolution a minima et  fortement relookée, sur le déploiement de la force Conjointe du Groupe 5 (G5) Sahel. Ce texte est le fruit d’un compromis entre 2 pays membres du CS, à savoir  la France, ancienne puissance coloniale de tous les états impliqués dans le combat anti-terroriste au Sahel, et les Etats-Unis, qui ont tout fait pour limiter les prérogatives juridiques et diplomatiques du nouvel instrument sécuritaire, et anéanti toute idée de son financement par l’organisation siégeant à New York.
La quintessence de la résolution du 21 juin 2017 accepte  la création  «d’une  force  autorisée à utiliser tous les moyens nécessaires  pour combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes». Elle « salue  le déploiement » de la force africaine  « en vue de ramener la paix et la sécurité au Sahel ». Mais se gardant de  faire référence au chapitre 7 de la Charte  des Nations Unies (ONU) qui autorise l’usage de la force. Tout cela montre qu’il s’agit d’un compris difficile. Un « consensus » qui   laisse à l’Amérique toute ses prérogatives de première puissance du monde, chef de file de l’occident, tout en sauvant les apparences pour la France, puissance moyenne, décidée à garder la main sur son pré carré sahélien, estiment les observateurs.  Ce qui explique le fait que la démarche de Paris,  visant à ouvrir les vannes du financement, ce  véritable nerf de la guerre, se soit soldée par un flop. Les premières estimations relatives au  financement de la force conjointe du G5 Sahel, dont l’effectif initial était fixé à 5000 hommes avant de passer au double, portent sur une enveloppe de 56 millions de dollars us. Quels seront alors les contributeurs en dehors de la France ?
De la réponse à cette interrogation vitale, dépendra en grande partie, l’efficacité sur le terrain  de la force conjointe du G5 Sahel.
Toutefois, le soutien politique et diplomatique américain, déterminant par rapport à l’attitude du Conseil de Sécurité, qui a abouti à l’adoption de la  résolution satisfait la France. Car  «elle  envoie un message fort et montre que la communauté internationale  est unie  face au terrorisme dans le Sahel. Je pense que tout le monde est conscient qu’une telle mission est plus que jamais nécessaire dans cette région », déclare François Delattre, ambassadeur de France aux Nations Unies (ONU), cité l’Agence France Presse (AFP).
L’adoption de la  résolution du Conseil de Sécurité intervient à une dizaine de jours du sommet des chefs d’État du G5 Sahel, prévu le 02 juillet prochain à Bamako (Mali) en présence  du président Emmanuel Macron.
Les pays membres du G5 sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.
Cette sous -région de plus de 5 millions de kilomètres carrés, avec une population d’environ 60 millions d’habitants, est composée d’états aux frontières poreuses,  confrontés  à la violence des groupuscules terroristes islamistes et au développement  de la criminalité transnationale sous forme de multiples trafics.

Mauritania Airlines : Turbulences en vue

jeu, 2017-06-22 01:35

L’Etat mauritanien n'a ménagé aucun effort, de l’indépendance nationale à nos jours, pour se doter d’une compagnie nationale de transport aérien digne de ce nom. Mais, faute de compétences et, surtout, suite à une accumulation de très mauvaises décisions gestionnaires, la compagnie n’a jamais pu… décoller, avec des dirigeants qui ne connaissaient pas la différence entre cockpit (espace réservé au pilote, porte blindée) et commande de vol (gouverne, aileron, elevon et flaperon).  « MAI », la plus récente de ces compagnies éphémères, celle qui a bénéficié d’un appui particulièrement conséquent (achat d’avions, énormes facilités financières…), est en grand danger de débâcle : absence totale de politique commerciale et opérationnelle, déficit d'encadrement professionnel, manque notoire de personnel technique qualifié, pilotes, techniciens...

Le transport aérien est une activité en perpétuelle mutation qui implique une très grande variété d’acteurs, pour la mise en œuvre de systèmes relativement complexes mais sûrs, dans des contextes difficiles, parfois ; c’est aussi un métier potentiellement dangereux, requérant une très grande exigence professionnelle. Cette activité transfrontalière repose sur toute une chaîne de compétences et des exigences réglementaires internationales visant à standardiser les procédures générales  et à définir une toujours meilleure organisation et des techniques propres à exploiter, en toute sécurité, des avions de plus en plus automatisés.

Mais avant d’aller plus loin, il convient d’évoquer même de manière succincte, l’évolution du transport aérien mauritanien, depuis la privatisation (en 1998),  et la faillite de la première compagnie nationale, Air Mauritanie (2007) à la fondation, toute récente (2011) de la « Mauritania Airlines », en passant par la mauritano-tunisienne (Mauritania Airways).

 

Un gouffre nommé Air Mauritanie

La compagnie nationale Air Mauritanie qui assurait, tant bien que mal, le transport aérien régulier, depuis les premières années de l’indépendance (1963), fut privatisée en 1998, sous la pression des institutions de Bretton Woods, avec, comme partenaire stratégique, Air Afrique, alors en faillite avancée, et des actionnaires privés nationaux qui ignoraient tout, bien évidemment, de la complexité du sujet. Grace à un renouvellement partiel de sa flotte, en 2002, avec l’introduction du moyen courrier Boeing B737-NG, dont le leasing fut conclu avec ILFC, une succursale de la compagnie d’assurance américaine (AIG), Air Mauritanie exploita deux de ces appareils, pour développer un réseau important dans la zone ouest-africaine, en s’appuyant exclusivement sur des compétences techniques nationales. Malheureusement, la  société n’a jamais réussi à acquérir un minimum de structures  fonctionnelles et ses dirigeants successifs l’ont fait sombrer, finalement, vers la mi-2006, dans les ténèbres d’une situation catastrophique, à plus d’un titre :

  • désorganisation totale des opérations  aériennes préjudiciable à la sécurité des vols ;
  • impasse financière qui ne permettait plus à la compagnie d'honorer ses engagements ;
  • personnel pléthorique et de piètre qualité ; 
  • délestage, sans raison, du réseau domestique, pourtant trame de relations vitales, pour l’économie nationale et le désenclavement des régions ;
  • autant d'erreurs d’appréciation du potentiel réel du marché domestique : activités touristiques, recherches minières et exploitation pétrolières etc. Alors que le choix judicieux aurait été de favoriser le développement des aéroports domestiques qui constituent, de nos jours, le meilleur moyen de désenclaver les régions et un puissant inducteur d’emplois.

L’immaturité de l’encadrement, sur le plan de la gestion, et les fantasmes d’un soi-disant succès, par la mise en service de nouveaux B737, détruisirent les chances de réussite d’une importante richesse du pays. Quel gâchis ! Quand ILFC décida de reprendre ses deux appareils, le dirigeant d’Air Mauritanie ignorait même l’existence d’un compte, domicilié aux USA et crédité de huit millions de dollars US, destiné aux réserves de maintenance ! Or, en cas de défaut de paiement, ce pactole revenait, de droit, au loueur. Cette somme aurait pu couvrir, largement, les arriérés de loyer à l’époque, qui étaient de l’ordre de deux millions de dollars.

 

Mauritania Airways ou l’arnaque Tunisair

Air Mauritanie mettra les clés sous la porte en 2008, après avoir coexisté pendant deux ans avec Mauritania Airways, créée en 2006 et fruit d’un partenariat entre l’Etat (10%),  un opérateur stratégique, en l’occurrence Tunisair (51%) et le groupe privé BSA Investissement (39%). La compagnie était dirigée par un staff dédiée par Tunisair et sous sa responsabilité directe. Les dérives de la gestion et, notamment, les écarts par rapport au Business Plan furent  signalées, par BSA, dès les premiers mois de son fonctionnement. En Septembre 2010 et devant l'ampleur des difficultés, Tunisair demanda à remplacer le directeur général et le directeur financier et se mit à rapatrier, discrètement en Tunisie, tous ses équipements et outillages, par ses vols réguliers  Nouakchott/Tunis. Le 17 Janvier 2011, tout le staff dirigeant quitte le sol mauritanien, abandonnant les véhicules à l'aéroport et les climatiseurs en marche dans les bureaux et les logements.

La suite, on la connaît : des employés laissés en rade, manifestant et criant leur colère, devant l'ambassade de Tunisie et l'agence de Tunisair ; ce que Mohamed Bouamatou, par amitié pour la Tunisie, ne put admettre : il ordonna, à la Fondation éponyme, de régler tous leurs droits aux employés que la MAI n'a pas embauchés. Alors ministre des Transports, l'actuel Premier ministre Ould Hademine fut mis à contribution, par le PCA de Mauritania Airways, pour obtenir, de la MAI, la liste exacte du personnel de la nouvelle compagnie et c’est sur cette base que la liste des employés restés en rade fut définie ; leurs droits calculés et entièrement liquidés, par la Fondation Bouamatou, conformément à un accord avec leurs délégués, visé par l'Inspection régionale du travail de Nouakchott.

Suite à une plainte déposée par Mohamed ould Horma, le liquidateur nommé par le Tribunal du commerce, Tunisair fut condamnée à couvrir le passif de Mauritania Airways, arrêté à plus de neuf milliards d'ouguiyas. Une sentence qui désavouait, de la manière la plus cinglante, le procureur Ould Baba Ahmed et le juge Ould Mouche qui avaient injustement accusé et jeté en prison, pour plusieurs mois, l'ancien PCA (désigné par le Groupe Bouamatou), Mohamed ould Debagh. Mais ceci est une autre histoire…

   

Tendances et perspectives d’avenir

Mais tout ceci n’est pas une fatalité. Il n’est pas trop tard pour faire amende honorable, dans l’intérêt national ; procéder, d’urgence, à l’élaboration d’une stratégie d’avenir, tenant compte de la mise en service de l’aéroport international « Oum Tounsy » et des expériences passées, pour aider la compagnie nationale (souveraineté oblige) à se développer dans un environnement régional très compétitif où les plus faibles disparaissent nécessairement, à court terme. Encore à ses débuts, Mauritania Airlines est fatalement exposée à un certain nombre de risques qui pourraient lui être fatals : mauvaise gestion et absence d’encadrement professionnel à même de planifier la croissance ; faiblesses organisationnelles ne favorisant pas le développement des structures ; manque de moyens financiers pour assurer les investissements nécessaires à la standardisation des activités techniques et opérationnelles ; mauvaise gestion du portefeuille des droits de trafic dans le ciel mauritanien... Dans ce cadre, l’Etat doit envisager, sérieusement, de rénover les statuts de la compagnie, en instituant un Conseil de surveillance, sans autre attribution que le contrôle, au nom de l’intérêt général ; tous les pouvoirs de gestion relevant de sa responsabilité exclusive.

 

Ben Abdellah

 

Encadré

L’Aéroport international de Nouakchott & MAI

L’essor de la compagnie nationale dépend, en grande partie, de sa présence en l’aéroport Oum Tounsy qui offre d’énormes avantages dont un fort potentiel d'extension et de développement, un atout majeur, pour MAI qui devrait en faire la plaque tournante de son réseau. Avec une importante capacité d’accueil (2 millions de passagers par an), l’aéroport doit permettre, à Mauritania Airlines, de gérer au mieux les fréquences des vols, ainsi que des horaires adaptés à sa clientèle, afin de bien remplir ses avions et optimiser la disponibilité de sièges offerts par les compagnies étrangères qui fréquentent l’aéroport pour les correspondances : la stratégie consiste à chercher des passagers partout en Afrique de l’Ouest, pour les faire décoller à partir de Nouakchott, dans toutes les directions, en d’autres appareils (compagnies partenaires).

Grâce à sa position dominante sur cette nouvelle plateforme, la compagnie pourra maîtriser les horaires de ses vols, en les adaptant aux desiderata de sa clientèle, remanier également ses fréquences, dans le sens d’une plus grande utilisation des avions, le but étant de mettre en correspondance un maximum de vols, dans un délai inférieur à deux heures.

Propos du PM sur l’unité nationale : Silence complice et coupable !

jeu, 2017-06-22 01:34

Les propos, prêtés au Premier ministre, sur le refus délibéré du gouvernement de jouer son rôle régalien à développer l’ensemble du territoire du pays, y compris, donc, la rive droite du  fleuve Sénégal, essentiellement occupées par des populations négro-africaines, sont passées quasiment inaperçues. La déclaration a été rapportée par Alakhbar. Si elle émane réellement du PM, elle est gravissime. Elle n’a suscité, pourtant et en dépit de leur caractère « séparatiste », raciste même, que peu d’indignation, pas plus au sein de l’opinion mauritanienne que de la Communauté internationale. Un silence incompréhensible, dans la mesure où  l’acte posé, par le gouvernement mauritanien, à l’endroit d’une partie de son terroir, ressemble à un acte de trahison, à un refus d’assistance à personne en danger. Faire obstruction au développement d’une partie du territoire  national, au prétexte qu’elle est peuplée de populations négro-africaines, donc  proches du Sénégal ou, même, carrément sénégalaises, pour certains, est, tout simplement, une abomination, une provocation. La rive droite du fleuve Sénégal a trop souffert des  « politiques ségrégationnistes » et des  « agressions »  en tout genre. En 1989, elle souffrit de l’embargo imposé par la soldatesque  d’Ould Taya. On y viola, exécuta et  emprisonna, à tour de bras, à la seule suspicion d’être proche du Sénégal. Certaines organisations de défense des populations n’hésitèrent pas à parler de « dénégrification » de la Mauritanie.  Rien ne fut ménagé, par le pouvoir de l’époque, pour pousser ces riverains  vers le  Sénégal et au Mali.

Et comme si cela ne suffisait pas, un Premier ministre de la République est accusé, aujourd’hui,  de tenir un discours ouvertement raciste. Nous voilà donc en système d’Apartheid, comme naguère en Afrique du Sud ? Si les propos du Premier  ministre sont avérés, (lieu, circonstances, assistance), ils font, de la Vallée, une sorte de Bantoustan où les populations seraient abandonnées à elles-mêmes. Sans que les patriotes ne crient gare ? Exceptée « Touche pas à ma nationalité », présidée par le docteur Dia Alassane,  les autres organisations de défense des droits humains et les partis politiques n’ont  osé lever le petit doigt, pour dénoncer  les dires du PM. La question n’a fait l’objet d’aucun  débat en l’une ou l’autre des chambres parlementaires où une interpellation devrait, à tout le moins, lui être adressée. Les syndicats ont brillé, quant à eux, par leur silence. Aucun sit-in devant la Primature ou devant la Commission nationale des droits de l’homme. Pire, les acteurs politiques de la Vallée se sont faits tout-petits, pour ne pas être amenés à se prononcer sur la question. Un vrai scandale !

Ben Abdallah

Finale de la coupe nationale : Le FC TVZ déclaré forfait, le FC Nouadhibou proclamé vainqueur

jeu, 2017-06-22 01:33

Finalement, les folles rumeurs qui couraient ces dernières vingt-quatre heures se sont malheureusement confirmées. Le  FC Tevragh Zeïna  a bel et bien mis à exécution ses menaces. La direction du club a décidé de ne pas disputer la finale de la Coupe nationale, face au FC Nouadhibou, en signe de protestation contre la décision prise, par le Comité exécutif, confirmant le résultat acquis sur le terrain, lors de la demi-finale. Les Galactiques de la  capitale ne se sont pas présentés, dimanche 18 Juin, à l’heure indiquée au stade Cheikha Boidiya. Et les officiels de la rencontre se sont résolus à constater le forfait. Au final, le FC Nouadhibou a donc été  proclamé vainqueur de l’édition 2017.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Djibril, remet, finalement, le trophée au capitaine du FC Nouadhibou. Sidérés, les spectateurs venus en grand nombre n’ont que leurs yeux pour constater cette grosse fausse note. Dans un communiqué, la FFRIM renseigne n’avoir «  reçu aucune correspondance officielle, voire privée, du FC Tevragh-Zeïna, au sujet d’un éventuel forfait. Ce qui est pour le moins surprenant, loin de répondre aux règles de déontologie et de convenance, de la part d’un grand club s’affichant en exemple de professionnalisme et d’organisation. Ce comportement révèle une volonté délibérée de sabotage, les représentants du FCTV ayant assisté, dans la matinée, à la réunion technique habituelle d’avant-match. Et ils n’ont, à aucun moment, évoqué, de manière implicite ou explicite, la probabilité de leur forfait ».

 

« C’est un sabotage. C’est bien un acte prémédité », dénonce Ahmed ould Yahya

La belle empoignade tant attendue,  par le public sportif, entre les deux grosses formations de Mauritanie,  a donc capoté, suite au faux bond du FC Tevragh Zeïna. C’est un fait inédit et sans précédent dans les annales du football mauritanien. Sidéré, le public est rentré bredouille. N’y allant pas de main morte, Ahmed ould Yahya promet de sévir contre le club, coupable d’avoir gâché la fête. « Les sanctions seront à la hauteur de l’acte », s’est confié le président de la FFRIM, au micro de www.rimsport.net, « Certes, on était parti pour jouer la finale de la Coupe du président de la République entre le FC Tevragh Zeïna et le FC Nouadhibou. A notre grande surprise et à la dernière minute –  nous n’avons  pas été avertis, ni par écrit, ni verbalement – nous avons constaté l’absence de l’équipe de Tevragh Zeïna. C’est une sorte de sabotage, d’autant plus osé que le Premier ministre devait assister à la rencontre. Les membres du gouvernement étaient présents. Et le ministre de la Jeunesse et des Sports a remis les trophées. Tout ce que je peux vous assurer, c’est que cet acte n’entachera ni n’handicapera, en rien, le travail que la fédération a entrepris, pour développer notre football et nos équipes nationales. Face à ce forfait inacceptable, les commissions compétentes et la FFRIM vont siéger pour prendre les mesures qui s’imposent à l’encontre de cette équipe. Elles seront prises à temps pour préparer la prochaine saison. Oui, c’est un coup sérieux porté à l’image de notre football, comme vous l’avez jugé. Mais ce qu’ils ont voulu, nous allons l’affronter. C’est bien un acte délibéré, prémédité. Néanmoins, nous allons le surmonter… », a  promis Ould Yahya.

 

Thiam Mamadou

Instauration prochaine d’une super D1 et Super D2

jeu, 2017-06-22 01:32

Le championnat mauritanien de première division changera de dénomination, à partir de la prochaine saison. La FFRIM va mettre sur pied une super D1 et une Super D2. Ces deux innovations de taille seront introduites suite à l’adoption, par  la 17ème  Assemblée Générale ordinaire de la fédé, des propositions y afférentes. Un groupe de travail réunissant la FFRIM, la DTN et des représentants de la Ligue Nationale de Football (LNF) avait arrêté les contours de la réforme qui verra les premier et second niveaux de championnat changer d’appellation. Si la première division, rebaptisée « Super D1 », ne change pas de formule, la deuxième division change à la fois de nom (Super D2) et de format. Le Championnat régional, à l’origine considéré comme la seconde division, fera office de troisième échelon. Plusieurs innovations, donc, parmi lesquelles la fondation d’une compétition réservée aux joueurs âgés de moins de 20 ans, qui regroupera les équipes réserves des clubs de la Super D1.

 Dans son exposé, Ahmed Yahya a indiqué que ces réformes significatives ont pour objectif d’augmenter la compétitivité des championnats, le nombre de matches passant de 400 à 1500 par saison. Ce qui entraînera, inévitablement, une hausse des dépenses « mais nous sommes tenus à développer le football », a-t-il affirmé.

 Chaque formation de première division devra former une équipe-réserve, composée de joueurs U20 issus des U17 ayant disputé le récent championnat de la catégorie. Un championnat local  aura lieu à cet effet, à Nouakchott. Les 14 formations de Super D1 joueront,  chacune, dans leur zone respective (Nouadhibou, Kaédi, Aïoun, Zouérate et Nouakchott), du 15 Septembre au 31 Décembre 2017. Quant au Super D2, les douze équipes régionales ayant validé leur ticket, à l’issue des championnats locaux, rejoindront l’Armée et Toujounine (rétrogradés à l’issue de la saison 2016/2017 en seconde division), pour disputer la compétition, en vue de la montée, en treize journées (aller simple).

1593 matches (toutes catégories confondues) seront joués la saison prochaine. « Un record qui marque notre souci de développer et pérenniser la discipline, et rendre meilleurs et compétitifs nos joueurs», juge le président de la FRIM. « L’initiation de ces compétitions garantira un développement harmonieux de notre football et constitue la voie de salut pour le hisser au diapason. C’est le chemin du progrès que nous devons emprunter ».

La FFRIM n’entend pas lésiner sur les moyens financiers et les ressources humaines mais l’organisation de ces compétitions n’est pas sans poser de sérieux problèmes d’infrastructures. Le président de la FFRIM a dévoilé la maquette du Stade Cheikha dont les travaux de réhabilitation seront entamés en Septembre prochain. Ses capacités d’accueil seront portées à 8700 places assises, avec toutes les commodités afférentes.

Ahmed Ould Yahya a annoncé l’acquisition de la totalité du financement, soit 1.600.000 $, alloué par la FIFA. La direction technique nationale disposera d’un nouveau bloc technique. Tandis que la Ligue nationale déménagera dans l’ancien siège de la FFRIM. Des boutiques de vente de produits dérivés et une cafétéria-restaurant, avec terrasse, seront aménagés au sein des anciens locaux de la LNF. « L’objectif », précise Ould Yahya, « est de générer des ressources qui devront être réintégrées dans les activités de la FFRIM ». Tous ces chantiers sont financés à partir des 500 000 $ alloués, par la FIFA, au titre de la gestion. Le Président de la FFRIM a également parlé de la construction d’un hôtel et d’une mosquée, au siège de l’instance qu’il dirige.

Sur un autre plan, les délégués ont approuvé le rapport d’activités, présenté par Ould Yahya. Tout comme celui financier, présenté par le troisième vice-président Pape Amghar Dieng, qui fait ressortir 1.486.604.588 ouguiyas de recettes et 1.479.611.214 ouguiyas de dépenses. Des  résolutions sur le dopage, le contrat d’objectifs FIFA/FFRIM, le règlement des intermédiaires de joueurs, assorti de l’obligation de leur présence, sous peine d’invalidation desdits contrats, par la FFRIM, et les statuts des ligues régionales ont été adoptés. Deux nouveaux membres, en l’occurrence les présidents de FC Kaédi et FC Markez d’Aïoun, ont été admis, à la faveur de leur montée en première division.

Ould Yahya clôt le contentieux FC Nouadhibou-ASC Garde

jeu, 2017-06-22 01:31

Le contentieux FC Nouadhibou-ASC Garde s’est invité, comme il fallait s’y attendre, à la 17ème  Assemblée Générale  ordinaire de la fédé. Et ce fut une passe d’armes. Face à l’auditoire, Ahmed ould Eleya, le président de l’ASC Garde, dénonce l’injustice dont est victime son club appelant au respect des textes qui ont été, selon lui, violés. Et de tenter de démonter la fraude concernant le joueur Cheikh Yacine Elwely.

En réponse à cette intervention et à celle du président de Toujounine sollicitant des explications sur le contentieux et le supposé « penchant » du président de la FFRIM pour les Orange, celui-ci balaie, d’un revers de main, de telles « accusations, infondées » à ses yeux, précisant qu’« en Mauritanie, nous sommes victimes d’un complexe qui ne prévaut nulle part ailleurs. En France, le président de la FFF est issu de Guingamp ; au Sénégal, Augustin Senghor est président de la FSF et président en exercice de l’US Gorée, équipe championne durant son mandat, le président de la Ligue pro, Saër Seck est président de Djambar. Est-ce faute à mon appartenance passée au FC Nouadhibou que ce club n’est pas champion depuis cinq ans ? En tout cas, je subis toutes les foudres. On ne cesse de me répéter que le FC Nouadhibou bénéficie d’une programmation favorable. Il n’en est rien. Mon passé de dirigeant ou de membre nuit, considérablement, au FC Nouadhibou qui est, de loin et qu’on le veuille ou non, le plus gros budget du championnat. Certains ont voulu interpréter, à leur manière, cette affaire, pour devenir champion ; d’autres veulent, tout simplement, jouer la finale. […] Je tiens à dire, ici, que le problème ne concerne ni la justice ni le ministère [NDLR : de la Jeunesse et des Sports]. Qui veut se plaindre n’a qu’aller au Tribunal Arbitral du Sport, comme s’y employa le FC Nouadhibou pour reprendre son titre, en y mettant les moyens financiers […] », a conseillé Ould Yahya. Ecartant tout favoritisme et volonté du corps arbitral de s’en prendre à des formations ciblées, le président de la FFRIM a estimé que « les équipes de corps qui s’engagent dans les compétitions sont des associations comme toutes les autres […] ». Et de faire remarquer que, « face à la « démission du président de la Commission de discipline, qui n’a jamais répondu à nos différentes sollicitations, le secrétariat général a repris le dossier. L’article 88 me donne entier pouvoir de trancher ce litige et j’ai décidé de le soumettre à l’examen du Comité Exécutif. Celui-ci a confirmé, avec une majorité écrasante, le résultat sur le terrain. Les réunions nocturnes en domiciles privés et les tractations de tous ordres dont nous sommes au courant n’y feront rien : la FFRIM a fait ce qu’elle avait à faire ; le dossier est clos ! », tonne Ould Yahya. Il lève alors la séance, dans une ambiance indescriptible et échange musclé avec le capitaine Ahmed ould Eleya, président de l’ASC Garde. Mais que ce fut chaud, vraiment chaud !

Passif humanitaire/cas des fonctionnaires et agents victimes des évènements 89/91: Une commission pour surmonter les derniers blocages au niveau de fonction publique

mer, 2017-06-21 17:15

Les fonctionnaires et agents de l’État, victimes des licenciements abusifs des années 89 – 91, ne sont toujours pas au bout de leur peine. Ils continuent, depuis la  production  par le gouvernement d’une circulaire en  2012 pour régler définitivement le dossier des fonctionnaires et agents de l’Etat victimes des licenciements des années 89/91, à courir pour rien, Malgré quelques indemnisations, mises à la retraite et reconstitution des carrières, le processus connaît toujours des blocages au niveau de la direction de la fonction publique et  de la formation. 

L’arrivée de la ministre Bâ Coumba  à la tête de la fonction publique, au moment où les blocages avaient atteint leur paroxysme,  sa connaissance du dossier pour l’avoir  mis en branle, lors de son premier passage à la tête de ce  département, a suscité un  grand espoir chez les victimes.  Mme la ministre avait promis,  lors d’une première rencontre avec les intéressés,  d’étudier le dossier  afin d’apporter des solutions idoines.  Suite à cette rencontre, les  victimes  ont eu à débattre, le 20 mai passé,  de leurs doléances avec  un chargé de mission  du ministre  chargé du dossier. Cet homme  connaît parfaitement l’ensemble des préoccupations des victimes  pour avoir piloté les premières indemnisations, dénommées  les 716. Mais, déplore une victime, il prêche le même discours  que celui  de  l’ancienne équipe, source de  tous les blocages du dossier. Il  adopterait la même attitude que l’équipe sortante face aux victimes.  Aujourd’hui, renseigne notre source, tout est  à l’arrêt ; les indemnisations  au titre de l’année 2017  ne sont pas effectuées  et  sous peu, on   invoquera  que le budget  de l’état  est épuisé. Les victimes déplorent  également le fait qu’on   démarre les indemnisations  à compter  de 2012, au lieu de la date de révocation des intéressés en 1989. Autre problème, le refus, selon notre source d’un agent du ministère de dresser les arrêtés de mise à la retraite ou de réintégration…

Les victimes attirent, enfin,  l’attention de la ministre  sur cette situation de mauritaniens victimes de l’arbitraire  et qui continuent à courir ce ministère pour trouver des solutions à leur calvaire qui n’a que trop duré.

Côté ministère, une source nous  apprend qu’une commission, mise sur pied, après la première rencontre avec  madame  la ministre est  à  l’œuvre depuis bientôt plus de deux semaines ; elle étudie,  cas par cas,  l’ensemble des dossiers  en souffrance devant la direction de la fonction publique, précise la même source.. 

Le Club Afrique Développement honore son rendez-vous au Cameroun du 1er au 3 juin 2017 à ACADEMIA SCB Centre de formation de la banque

mer, 2017-06-21 12:27

Le Club Afrique Développement du Cameroun et SCB Cameroun ont organisé du 1er au 3 juin 2017 une rencontre multisectorielle et une mission de prospection autour du thème « Agro-industrie: potentiel et croissance économique », en présence des membres du Club du Cameroun, du Tchad et du Sénégal.

Placée sous le parrainage conjoint du Ministre du Commerce, Son excellence M. Luc Magloire Mbarga Atangana et du Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique Son Excellence M. Ernest Ngwaboubou, cette manifestation économique couverte par une quarantaine de médias a réuni en 48 heures près de 400 personnalités et hommes d’affaires ; et a donné lieu à plus de 200 rencontres commerciales officielles tout secteur confondu. Les deux panels organisés au cours de la rencontre avaient comme modérateurs, M. VictorEmmanuel Menye Directeur Général Adjoint de SCB Cameroun pour le premier panel et M. Naoufal Bensalah Directeur Général d’Attijari Securities Central Africa pour le second panel. Le premier panel sur l’état des lieux du secteur avait comme panélistes, Monsieur Christophe Eken Président de la Chambre de Commerce de l’Industrie des Mines et de l’Artisanat, M. Martin Yankwa Inspecteur Général représentant du ministère des mines, Monsieur Protais Ayangma Président de l’Ecam (Entreprises du Cameroun) et M. Vincent Kouete Economiste principal représentant du Gicam (Groupement Inter-Patronal du Cameroun) et l’autre sur les opportunités d’investissement dont les panélistes étaient Mme Marthe Angéline Minja, Directeur de l’Agence de Promotion des Investissements, M. Jean-Claude Ebe Evina Expert économique et financier et M. Célestin Tawamba Président Directeur Général de Cadyst Invest, ont permis à l’assistance d’avoir un état des lieux du secteur, d’en définir la cartographie, de mesurer le poids des mesures incitatives initiées par l’Etat du Cameroun et d’avoir en définitive une liste des filières clés de ce secteur au Cameroun ainsi que les opportunités d’affaires concrètes qui en découlent.

Pour terminer, la mission de prospection s’est poursuivie le samedi 3 juin 2017 par la visite des usines : Azur (savonnerie et huilerie) et COFIL (Coton et filature) à Douala ; Producam (usine de transformation des fèves de Cacao) à Kekem et AFIDI (Plantations produisant le poivre de Penja, produit labélisé) dans la bourgade de Penja.

Cette manifestation intervient dans le sillage de la dynamique du Forum International Afrique Développement organisé par le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank, sous l’égide de son actionnaire de référence la SNI et auquel le Cameroun prend part depuis sa création en 2010.

Les services du Club s’articulent autour du plaidoyer économique au nom du secteur privé africain, de la mise en relation d’entreprise à entreprise et de la mise en réseau des banques de projets d’investissements.

Depuis sa création en 2016, le Club compte aujourd’hui plus de 400 membres; et dispose de représentations dans huit pays du continent: le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Tunisie, la République du Congo, le Gabon, le Mali et le Maroc.

Communiqué de presse CONSTRUISONS ENSEMBLE NOTRE RÉSEAU D’OPPORTUNITÉS

Contact Presse - groupe Attijariwafa bank Ouafaa GHAOUAT

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Email : O.Ghaouat@attijariwafa.com

Mali: La principale alliance terroriste au Sahel revendique l'attaque du complexe de Kangaba

mar, 2017-06-20 13:43

Le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans, dernière alliance terroriste islamiste née au Sahel de la fusion de plusieurs groupes, a revendiqué  l'attaque perpétrée dimanche dernier contre le complexe de villégiature de Kangaba, prés de Bamako, la capitale malienne, dans une déclaration publiée lundi soir sur les réseaux sociaux,  et mise en ligne par des sites d’informations en ligne mauritaniens.
Ces organes relaient habituellement les communiqués de revendications de la nébuleuse terroriste au Sahel après des attentats.
L’attaque du dimanche 18 juin a été perpétrée par trois individus d'ethnie peul tués au cours de l’opération qui a fait cinq morts, quatre civils et un élément des forces anti-terroristes maliennes, selon un bilan officiel.
Plusieurs attaques contre des lieux de villégiature, endroits généralement  fréquentés par les occidentaux en Afrique de l’Ouest (Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire), ont été notées au cours des 18 derniers mois, de même que des actions violentes visant les forces armées et de sécurité (Mali, Niger, Burkina Faso).
L’attaque contre le complexe de Kangaba intervient à une quinzaine de jours de la tenue d’un sommet des chefs d’Etat du Groupe 5 du Sahel (G5), regroupant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, prévu le 02 prochain à Bamako, en présence du nouveau président français,  Emmanuel Macron.
La France soutient actuellement au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies une initiative visant la validation d’un processus de déploiement d’une force conjointe de 10.000 éléments du G5,  dédiée à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.
Cette initiative rencontre la résistance des Etats-Unis.

Le ministre iranien des AE en tournée au Maghreb

mar, 2017-06-20 02:47

Le ministre iranien des affaires étrangères, Mohamed Jawad Dharif, effectue actuellement une tournée sous-régionale dans 3 pays du!Maghreb, qui a débuté ce lundi par Nouakchott.
Le chef de la diplomatie iranienne a été reçu par le président Mohamed Ould Abdel Aziz A  l’issue de cette rencontre, le chef de la diplomatie  iranienne a déclaré avoir abordé avec le président mauritanien les relations bilatérales « dans tous les domaines, notamment au plan économique et la lutte contre l’extrémisme et  le  terrorisme». Nouakchott et Téhéran vont  renforcer l’action commune  contre ces fléaux. « Nous avons aussi  décidé de déployer des efforts communs pour dynamiser  les accords déjà signés entre nos 2 pays. Dans ce cadre, nous allons renforcer la coopération bancaire et la collaboration  entre secteurs privés de nos pays, notamment dans le domaine des mines, de l’énergie, de l’urbanisme et des pêches », a ajouté le ministre.
Par ailleurs, au cours de cette audience, le  chef de l’Etat mauritanien et le haut  responsable de la diplomatie iranienne ont réaffirmé l’attachement  des 2 pays au principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des états, et au dialogue pour le règlement des différents au sein du monde islamique.
Cette tournée du chef de la diplomatie iranienne au Maghreb intervient dans un contexte particulier marqué par la crise diplomatique  dans le Golfe,  impliquant  l’Arabie Saoudite et ses alliés d’une part, et le Qatar de l’autre.
L’émirat du Qatar bénéficie du soutien diplomatique de l’Iran, alors que la Mauritanie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec Doha, l’accusant de soutenir des groupuscules extrémistes.
 A l’instar des autres pays du Maghreb, Nouakchott craint aussi l’influence de Téhéran sur des franges chiites ultra-minoritaires dans un environnement fortement dominé par le rite sunnite  Malékite.

Nouakchott: La colonie mauritanienne en Espagne organise l'opération "Siquaya"

dim, 2017-06-18 17:27
La colonie mauritanienne en Espagne, par le biais de l'Union des mauritaniens en Espagne, mène depuis le début du mois béni de Ramadan une campagne de distribution gratuite d'eau dans les quartiers défavorisés de la ville de Nouakchott. Cette opération dénommée “siquaya” a pour objectif la distribution de plus de 20 camions citernes d'eau potable durant le mois de Ramadan aux populations qui souffrent de la soif dans des quartiers périphériques de la ville où il y a un manque cruel d'eau potable. Cette opération a très bien été accueillie par les populations de ces zones pauvres où l'accès à l'eau potable devient malheureusement très difficile. L'opération sera prolongée en cas de nécessité.

Vastes opérations de fraude pour enregistrement sur les listes électorales

sam, 2017-06-17 16:24

Le site Tawary, citant  des sources qualifiées de spéciales, signale l’existence de violations dans l’opération d’enregistrement sur les listes électorales et cela à travers le fait que certaines commissions de la CENI enregistrent sur la base de carte nationale d’identité par procuration, ce qui est complètement contraire aux dispositions de la loi. Ainsi, des notables procèdent à l’enregistrement de plusieurs centaines de personnes absentes en présentant au responsable de la CENI leurs pièces d’identification que celui-ci accepte malgré l’irrégularité de la mesure. Les commissions de la CENI procèdent aussi à l’enregistrement sur les listes de citoyens qui n’ont pas encore atteint l’âge de dix huit ans. Ce qui constitue aussi une autre violation grave de la loi. La commission électorale nationale indépendante a prolongé pour la deuxième fois le délai de l’enregistrement sur les listes électorales pour inscrire le maximum d’électeurs possible dans un contexte marqué par une très faible affluence vers les bureaux d’enregistrement.

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