Le Calame

Subscribe to flux Le Calame
Mis à jour : il y a 2 heures 51 min

Vote des sénateurs : Et après ?

il y a 11 heures 38 min

Les sénateurs mauritaniens ont rejeté, à une écrasante majorité, les amendements constitutionnels préconisés par l’accord politique du 20 Octobre dernier, entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Grosse surprise, douche froide, même, pour le gouvernement qui n’avait ménagé aucun effort pour faire passer ce texte dans les deux chambres du Parlement.

Unanimement salué par l’opposition, l’évènement ne recueille, côté gouvernement, que le plus total mutisme. Aucun des responsables du parti au pouvoir n’a osé piper mot, exceptée la sénatrice Malouma mint Meïdah  qui veut y voir, a contrario des allégations de pression du Président sur les sénateurs, témoignage de la vitalité de la démocratie mauritanienne, espérant que ce vote  ouvre une nouvelle ère  de consensus et  un tournant pour le pays.

Les sénateurs ont donc franchi le Rubicon, administrant, au  pouvoir,  une bonne  raclée. Ils ont réglé leur compte au président de la République qui leur avait, non seulement, demandé, dans son discours de Néma, de signer leur propre arrêt de mort mais, aussi,  traité  leur chambre  de quasiment « inutile ». Mais quelles seront les implications de cette fronde ?

 

Deux principaux scénarii

Première option : le président de la République en tire les conséquences politiques  et juridiques, décide de mettre, entre parenthèses, l’accord du 20 Octobre et appelle à un nouveau dialogue avec, cette fois, toute l’opposition. Un geste certainement bien accueilli par celle-ci. D’ailleurs, le  FNDU  vient d’exprimer  sa disponibilité à telle enseigne, au cours de sa conférence de presse du lundi 20 Mars. Préparer sa sortie, tête haute, en 2019, tel semblerait alors l’objectif central du Président. Cela passerait, bien évidemment, par la préparation consensuelle d’élections municipales, législatives et présidentielle. Une option qui conforterait Ould Abdel Aziz dans une stature de grand homme dont les accomplissements – réalisations structurelles et alternance pacifique  -- emporteraient la reconnaissance éternelle – et l’indulgence – du peuple mauritanien… Mais nombre d’observateurs ne croient guère en cette option. Mohamed ould Abdel Aziz leur semble beaucoup trop « têtu », jusqu’au boutiste et  fonceur, pour renoncer ainsi à son agenda. Aussi le voient-ils plutôt décidé à mener celui-ci jusqu’à son terme. On en saura plus mercredi soir, après son allocution ou conférence de presse. On sait déjà que passé sa surprise, l’homme du 8 Août a contacté plusieurs de ses proches pour examiner le meilleur moyen de sortir de l’impasse où l’ont fourré les sénateurs. Les constitutionnalistes seraient, dit-on, mis à contribution.

Deuxième option :   le président décide d’ignorer le désaveu des sénateurs et  décide de poursuivre, comme si de rien n’était,  son agenda. Sévirait-il, alors, contre les brebis « galeuses » de la majorité qui ont eu la témérité de s’opposer à son désir ? Ce n’est pas exclu. A en croire certaines confidences, la Présidence s’arracherait ce qui lui reste de cheveux pour connaître les noms des sénateurs opposés au texte, afin de les « sanctionner ». Retrait de marchés, pour les hommes d’affaires d’entre eux, remboursement immédiat de prêts éventuellement contractés auprès de certaines banques, et autres chausse-trappes de l’arsenal présidentiel… Une option qui risque fort de mener droit vers le mur déjà bien lézardé par le fameux discours de Néma. Le gouvernement courrait-il le risque de  pousser  les sénateurs, qui n’attendent plus rien de lui,  dans les bras de l’opposition ?

 

Ould  Hademine et  Ould Maham dans l’œil du cyclone ?

La claque infligée au gouvernement place, sur la sellette, le Premier ministre, Ould Hademine, et  le président de l’UPR, Ould Maham, deux hommes qui se sont fortement impliqués dans la bataille avec les sénateurs. Un échec qui sonne, soit dit en passant, comme une espèce de revanche, pour  Moulaye ould Mohamed Lagdhaf, ministre secrétaire général de la Présidence. On raconte que le PM a passé la journée de vendredi dans son bureau à la Primature, pour suivre, de près, l’évolution de la situation  au Sénat. A l’arrivée, toutes les promesses ou garanties  que ces deux hommes avaient reçues, après force dîners, audiences voire « petits » gestes, ont volé en éclats.

Certains observateurs n’excluent pas leur mise à l’écart d’ici peu. N’est pas de Gaulle ou Mitterrand  qui veut, comme l’a rappelé le candidat socialiste, Benoît Hamon, lundi soir, au cours de son meeting à Bercy : ce n’est pas une vérité réduite au seul Hexagone et nos deux lampistes nationaux semblent effectivement bien près de se retrouver les boucs émissaires d’une majorité désormais aux abois.

 

DL

 

Encadré

Un ‘’tournant’’, selon Moussa Fall
L’acte posé par les sénateurs qui ont rejeté, contrairement aux députés, les amendements constitutionnels est pour Moussa Fall, vice-président  du FNDU « un tournant », dans  l’évolution  de  la démocratie Mauritanienne. En effet, explique, le président du MCD, ce non ciglant, opposé au président de la République, qui comptait sur lesdits amendements et  ses réalisations  pour  passer à une 3e république,  pour  entrer donc dans  l’histoire,  constitue un « camouflet », pour celui-ci et une fissuration fatale de sa majorité.
Pour Moussa Fall, ce rejet par le Sénat vient s’ajouter aux autres refus de la classe politique et du peuple mauritanien  qui ont eu à l’exprimer  de diverses  manières notamment quand l’offensive pour faire passer le 3e mandat avait été engagée.
Les sénateurs ne  pardonnent pas à Mohamed Ould Abdel Aziz  d’avoir décidé la suppression du sénat, donc de les envoyer au chômage. Ils n’ont pas apprécié  également, les critiques dont ils ont fait l’objet de la part des membres du gouvernement  et du principal parti de la majorité, l’UPR. Et les nombreuses pressions  et autres prébendes distribuées n’auront  servi  à rien.
Le sénat, qui devrait voter sa  mise à mort,  revient avec force, par sa décision historique,  dans l’arène pour  constituer, en quelque sorte, un  « rempart » contre la « dérive »  du pouvoir en place.
Reste aujourd’hui  à savoir ce qui va advenir de cette chambre haute du Parlement. 
 
Signalons que le RFD a très vite salué, dans un communiqué publié, peu, après le vote, l’acte  des sénateurs.

              
 
Conférence de presse : « Le vote des sénateurs  ouvre une nouvelle crise politique », affirme Moussa Fall, vice-président du FNDU
« Le rejet, par les sénateurs, des amendements constitutionnels ouvre une nouvelle crise politique qu’il faudra gérer », a lancé Moussa Fall, vice-président du FNDU, au cours d’un point de presse, tenu, lundi midi, au siège du parti Tawassoul. « En effet », ajoute-t-il, « c’est pour la première fois qu’une chambre s’oppose ouvertement et vertement à l’exécutif, par son vote ». Selon le FNDU, deux options s’offrent au pouvoir. « D’abord, et c’est celle-là que nous préférons », note monsieur Fall, « comprendre qu’il s’agit d’un choix politique  exprimé par les sénateurs et en tirer toutes les conséquences : tourner la page desdits amendements ; ouvrir une phase de vraies concertations  politiques ;  engager, à terme, un véritable dialogue, ouvert à toutes les forces  politiques du pays, afin de résoudre la crise multidimensionnelle qu’il subit ». Pour Moussa Fall, le pays connaît une  crise économique et sociale sans précédent, avec la cherté de la vie, des tensions avec ses voisins, etc. « Cela ira en se renforçant, alors que la Mauritanie s’apprête à vivre une phase essentielle de son histoire, avec la présidentielle de 2019 qu’il faut préparer sérieusement et dans la quiétude ».
« La seconde option », poursuit-il, «  serait de faire fi du  vote des sénateurs et  opérer un forcing pour faire adopter les amendements, avec tous les risques que cela comporte pour le pays ».  Et le vice-président du FNDU de prévenir : « si l’exécutif fait ce choix, le FNDU s’y opposera fermement et il ne sera pas seul dans ce combat ».
Auparavant, le responsable du FNDU avait tenu à remercier les sénateurs de l’opposition et de la majorité, pour leur acte courageux et patriotique. Il s’est félicité du succès de la campagne de sensibilisation et de communication que le Forum a menée,  avec les autres partis de l’opposition, pour faire échec à l’agenda du gouvernement. Moussa Fall a situé, dans ce contexte, les sit-in et la marche grandiose du 11 Mars, « couronnés par la décision des  sénateurs ».

AVIS DE CONCOURS : PRIX HABIB OULD MAHFOUDH DE LA PRESSE Édition 2017

il y a 11 heures 42 min

Pour célébrer la journée Internationale de la liberté de la Presse et pour perpétuer la mémoire du combat de Habib ould Mahfoudh pour la liberté de la presse, sa Fondation organise un concours du meilleur article en Arabe et en français.

Le thème retenu est la liberté d’expression. Le texte inédit ne dépassant pas 2500 caractères doit être expédié à l’adresse : habibfondation@gmail.com   Avant le 14 avril 2017.

Les prix des 2 lauréats seront remis au cours d’une cérémonie qui sera organisée le Mercredi 3 mai 2017.

 

إعلان

 

جائزة حبيب ولد محفوظ للصحافة

 

في إطار تخليد اليوم العالمي لحرية الصحافة ووفاء لنضال المرحوم حبيب ولد محفوظ من أجل حرية الصحافة تعتزم تنظيم مؤسسته مسابقة أجود مقال بالعربية و الفرنسية وقد تم اختيار موضوع حرية التعبير و يلزم إرسال النص الذي لم يسبق نشره ولا يزيد علي 2500 حرف على العنوان habibfondation@gmail.com   قبل يوم 14 ابريل 2017.

تقدم الجائزتان خلال حفل سينظم يوم الأربعاء 3 مايو 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

JURY DE CORRECTION

FRANÇAIS

Abdoulaye ciré Ba

Ely Ould Abdellah

Hindou mint Ainina

Madellah o Bellal

 

ARABE

Abdelah Seyid

Husayn o Meddou

Md vall ould Sidi Mayla

 

 

Thème:  Liberté d’expression

Texte inédit

 

Maximum 2500 caractères  espaces non compris

Faits divers… Faits divers… Faits divers…

il y a 11 heures 43 min

2016 : 127 viols à  Nouakchott

Le viol s’est banalisé à Nouakchott. Chaque jour apporte son lot de fillettes, filles et femmes victimes d’abus sexuels. Le cas de la jeune Sahraouie, kidnappée, ligotée et violée, par un monstrueux taximan, choque encore l’opinion publique. Une jeune ivoirienne a été victime d’une « tournante » (viol en réunion), tout dernièrement, à Dar Naïm. Forcée, par un groupe de voyous, à les accompagner, la nuit, dans un coin isolé et obscur, la malheureuse s’y est vue sauvagement outragée par ces brutes bestiales qui l’ont violée méthodiquement, à tour de rôle, avant de l’abandonner dans le plus piteux des états et prendre la poudre d’escampette. Le sadique et maniaque violeur de Nouakchott demeure insaisissable depuis 2006, refaisant surface, de loin en loin, pour sévir et disparaître, à nouveau, sans laisser de traces. Sa plus jeune victime, Fatimetou mint Abdallahi, n’avait qu’un an et demi, au moment des faits, en 2008 et ne cesse, depuis, d’en souffrir dans sa chair.

Les statistiques de la police et des organismes non gouvernementaux qui travaillent dans le domaine social chiffrent à 127 le nombre de viols déclarés à Nouakchott et ses environs, au cours de l’année 2016. Combien ne l’ont pas été ? Dans plus de 68% des cas, les victimes étaient des mineures. Il y est souvent question de maladies sexuellement transmissibles et l’on dénombre, précisément, seize grossesses consécutives à ces agressions.

Grâce à Dieu, diverses ONG aident à soulager, soigner et réinsérer les victimes qu’elles prennent en charge dans la durée, pendant de longues périodes. Ces organismes de bienfaisance sont parfois confrontés à des cas-limites de jeunes filles qui se sont déclarées victimes, après constat de leur grossesse, alors qu’en réalité, elles s’étaient donnés volontairement à leur(s) « agresseur(s) », mais, insiste-t-on, cela ne concerne qu’un nombre très limité de cas.  

 

La pègre du vol de voitures décapitée  

Les deux précédents mois ont connu une vague sans précédent de vols de voitures, partout dans Nouakchott et ses environs. Les modèles les plus ciblées étaient les Mercedes 190, Mercedes 200 et Toyota Avensis. Le commissariat de police d’Arafat 2 a reçu plus d’une dizaine de déclarations de vol et ouvert enquête en conséquence. Une piste les a conduits vers un suspect qu’ils ont filé plusieurs jours avant de l’appréhender. Son interrogatoire a permis de démanteler un redoutable gang dont le chef est un grand récidiviste relâché de prison il y a peu. La police l’a arrêté à Nouakchott avec deux de ses sbires, puis ses principaux lieutenants à Kiffa et Kaédi où ils étaient en train d’écouler leur dernier butin. Réunie à Nouakchott, la bande a passé quelques jours en garde à vue avant d’être déférée et écrouée. Des dizaines de voitures ont été saisies. Celles encore reconnaissables ont été rendues à leurs propriétaires fort heureux, on les comprend, de cet inespéré dénouement. Les véhicules repeints et diversement maquillés (simple substitution des plaques numérologiques, le plus souvent) restent parqués au commissariat de police d’Arafat 2.

Rappelons que les deux plus grands spécialistes du vol de voitures, Moussa « Chassis » et El Vervar croupissent toujours à la prison d’Aleg où ils purgent leurs peines. Ce sont leurs « élèves », dont les éléments de la bande démantelée ces jours derniers, qui assurent leur relève. Un peu moins assurée, donc, après l’heureux coup de filet de la police…  

 

Un domicile cambriolé

Les vols et cambriolages ont repris du poil de la bête, ces jours-ci à Arafat, malgré les rondes de la Garde et de la police. Plusieurs de ces méfaits ont ainsi été déclarés en rafales, dans les quatre commissariats de la moughataa. Lors des derniers jours de la canicule de la semaine passée, au cours d’une nuit pas très fraîche, la mère d’une famille qui vit au quartier Poteau 13 s’endort, seule au salon, son sac posé à côté d’elle. Son mari dort avec les enfants dans la chambre à coucher. Des malfaiteurs remarquent, par la fenêtre grande ouverte, que la dame est isolée et décident de s’emparer de son sac. Forçant la grille, ils finissent par accéder au salon et subtilisent le sac qui contient quatre-vingt mille ouguiyas, ainsi que divers effets de la maîtresse de maison. Mais celle-ci se réveille en sursaut et commence à crier. Son époux accourt et commence à se bagarrer avec les intrus.  Voyant sa détermination, ils abandonnent vite la partie et filent avec le sac. Le lendemain, le mari se rend au commissariat d’Arafat 4 pour porter plainte contre X. La police s’est engagée à arrêter les malfaiteurs. Pour l’instant en vain, se lamente  la victime.

Mosy

Calamités…. Calamités…. Calamités…

il y a 11 heures 49 min

Le rejet, vendredi dernier, des amendements constitutionnels, par trente-trois sénateurs retentit en véritable coup de tonnerre, sur la scène politique nationale. Pour les uns, c’est un camouflet que nul ne pouvait prévoir, puisque le Sénat est majoritairement composé de soutiens de Mohamed ould Abdel Aziz qui avait initié et parrainé lesdits amendements constitutionnels. Est-ce de s’être sentis régulièrement humiliés, depuis le discours de Néma, le 3 Mai 2016, que les sénateurs ont rageusement refusé ce qu’avaient accepté les dialoguistes de Septembre-Octobre derniers ? D’autres ne manquent pas de souligner  qu’un tel désaveu, véritable claque politique, aurait, ailleurs, entraîné la démission, sinon du président de la République, du moins du gouvernement. Et les explications de fuser de toutes parts. Bien sûr que les honorables n’allaient pas signer l’arrêt de leur propre mort, puisqu’un des amendements constitutionnels prévoyait, précisément, la suppression pure et simple de leur chambre ; bien sûr que les brimades exercées, par leurs pairs de la majorité, pour justifier la déclaration présidentielle de leur inutilité et de leur pesanteur, dans le processus d’adoption des textes de loi, n’allaient pas rester sans suites ! Comme quoi, qui veut noyer son chien l’accuse de rage. Extraordinaire : depuis vendredi, toutes les oppositions nationales ont accordé leurs violons avec ceux des sénateurs de la majorité, subitement élevés au rang de sauveurs providentiels des symboles d’une république aux abois, garants de l’intégrité d’une Constitution dont les termes disposent, pourtant et clairement, de la péremption de leur mandat, depuis plusieurs années. Mais les sénateurs ont-ils agi en leur âme et conscience, refusant, tout simplement, des amendements dont la pertinence ne leur a pas paru irrésistible ? Ou n’ont-ils fait qu’exécuter une énième manœuvre, savamment concoctée, pour permettre, au pouvoir, de se débarrasser, à bon compte, d’amendements constitutionnels qui se sont avérés dangereusement impopulaires ? Les deux traits rouges au-dessus et en-dessous du drapeau, les fameux conseils régionaux et la renonciation à la Haute cour de justice ne semblent avoir convaincu personne. Impossible d’imaginer, à aucun moment, une fronde d’aussi grande ampleur, au sein d’une majorité de béni-oui-oui plus accrochée que des tiques à la volonté du Président et du gouvernement en place. Ce qui s’est passé au Sénat n’a sûrement pas surpris la Présidence. Toute la semaine d’avant le vote, le président du Sénat s’est vu régulièrement convoqué au Palais. Les manifestations des oppositions, les appels à voter contre les amendements, les propos des partis, personnalités et autres organisations de la société civile n’ont été d’aucun impact sur la décision des sénateurs. A cet égard, les piques des uns et les témoignages de gratitude des autres devraient attendre, un peu, de voir plus clair, avant de se déclarer. Ridicule que des députés se rappellent, subitement, que le mandat de leurs collègues sénateurs est expiré depuis longtemps et qu’ils devraient, par conséquent, rembourser tout l’argent perçu depuis. Très belle parade pour renflouer les caisses publiques d’un argent vraiment hypothétique. Ridicule encore que de demander la démission de Mohamed ould Abdel Aziz, suite au rejet des amendements constitutionnels. A la de Gaulle ou à la Mattéo Renzi ? La Mauritanie n’est ni la France ni l’Italie, c’est évident. Le général Ould Abdel Aziz n’est pas, non plus, le Général de Gaulle. C’est beaucoup plus évident encore. Lorsque les Français congédièrent de Gaulle, en 1969, suite au rejet de sa réforme de régionalisation, le Grand homme (au propre comme au figuré) se retira à Colombey-les-Deux-Eglises, en donnant deux consignes : en un, qu’aucun président ni ministre n’assiste à ses funérailles ; en deux, que, sur sa tombe, on écrive juste : de Gaulle, année de naissance (1890)/année de décès (ce qui advint en 1970). Charisme, modestie, grandeur, patriotisme, intégrité, culture : n’est pas Charles de Gaulle qui veut.

Sneiba El Kory     

Le Quai d'Orsay retire Chinguetti et Ouadane de la Zone Rouge

mer, 2017-03-22 17:44

Le Ministère des affaires étrangères français a annoncé dans la section "conseils aux voyageurs" sur son site électronique une modification de la coloration de la carte de la Mauritanie.
Selon la nouvelle coloration, les villes historiques de Chinguetti et Ouadane sont désormais en zone orange, ce qui permet aux citoyens français d'y accéder et aux compagnies d'assurance d'y couvrir les voyageurs et les entreprises qui y opèrent.
Cette même modification a annoncé le passage de l'orange au jaune, pour toutes les villes côtières y compris la capitale Nouakchott, ainsi que la région d'Inchiri.
Ce changement de couleurs intervient environ deux ans après une mesure similaire entreprise par le Royaume d'Espagne qui considère désormais la Mauritanie comme zone sûre.

La présidence s’adresse à la Commission électorale

mer, 2017-03-22 15:32

Selon des sources citées par Saharamedias, le ministre secrétaire général de la présidence a adressé une correspondance écrite à la Commission électorale nationale indépendante pour lui demander de faire une proposition en vue de l’organisation d’un référendum populaire sur la réforme constitutionnelle. Selon les sources précitées, Moulaye Ould Mohamed Lagdaf, qui préside le comité de suivi de l’application des résultats du dernier dialogue politique, aurait demandé à la CENI de faire la proposition afin que le référendum puisse être organisé juste après la fin du mois du Ramadan, c'est-à-dire d’ici trois mois. Ould Mohamed Lagdaf a présidé mardi une réunion de ce comité de suivi à laquelle ont assisté de hauts fonctionnaires de la présidence à côté de quelques présidents de partis politiques ‘’dialoguistes’’ notamment Naha Mint Mouknass, Boidiel Ould Houmoid et Messaoud Ould Boulkhair entre autres. Le comité est composé de membres appartenant à toutes les forces politiques ayant participé au dialogue et comptent mener une vaste campagne en faveur d’un vote populaire favorable aux amendements constitutionnels  dans la perspective au recours à l’article 38 de la constitution qui donne le droit au président de pouvoir consulter le peuple par voie de référendum direct dans toute ‘’affaire d’importance nationale’’. Tout cela, malgré que tous les grands spécialistes du droit constitutionnel sont unanimes sur le fait des dispositions de l’article 99 de la Constitution qui oblige le passage par les deux chambres (Assemblée Nationale et Sénat) pour entreprendre n’importe quelle reforme constitutionnelle.

Remous au Conseil Constitutionnel

mer, 2017-03-22 15:28

Des membres du Conseil Constitutionnel ont entrepris depuis quelques jours des séances de travail à la suite  de la crise politique engendrée par le rejet des amendements constitutionnels par le Sénat le vendredi 17 mars dernier. Certains observateurs n’excluent pas que le Conseil Constitutionnel soit dans la perspective d’une consultation au profit du chef de l’État avant sa conférence de presse du mercredi 22 mars 2017. Il est à noter que les membres de l’actuel Conseil Constitutionnel étaient parmi ceux qui allaient profiter des amendements ‘’copieusement’’ rejetés par le Sénat puisqu’ils allaient leur permettre de bénéficier d’un nouveau mandat.

Félicitations de la communauté mauritanienne en Espagne suite à la réouverture du Centre d’Accueil des Citoyens de Madrid

mer, 2017-03-22 11:58

La colonie mauritanienne en Espagne à travers la Fédération des associations de mauritaniens en Espagne ( Maktab El Jalye al mouritanye vi Ispanya) , se félicite de la réouverture du Centre d’Accueil des Citoyens (Registre Civil) de l’ambassade de Mauritanie à Madrid ce mardi 21 mars 2017.
A ce titre, nous adressons nos vives félicitations à tous les membres de notre communauté qui ont manifesté le 16 mars devant notre ambassade à Madrid pour demander aux autorités nationales la réouverture sans délais du centre en question.
Au nom de toute la colonie mauritanienne en Espagne, nous tenons à remercier les autorités nationales et la Direction de l’ANRPTS qui ont entendu nos appels et ont ordonné la remise en service du Centre.
Nous remercions aussi l’ambassade de la République Islamique de Mauritanie à Madrid et son corps diplomatique pour le travail accompli durant ces derniers temps en faveur du rétablissement du Centre d’Accueil du Citoyen.
UNE Communauté unie peut affronter tous les défis.

Conférence de presse : l’exclusion continue

mer, 2017-03-22 00:26

Comme attendu, le président Mohamed Ould Abdel Aziz organisera le mercredi 22 mars 2017 à 22 heures une conférence de presse. Cette sortie médiatique intervient cinq jours après le rejet par le Sénat des amendements constitutionnels proposés par le président lui-même. Un désaveu qui a créé un grand trouble au sein de la majorité politique qui soutient l’action et le programme de Mohamed Ould Abdel Aziz. Comme toujours, sans que personne ne sache sur quelle base, les services de l’Etat choisissent quelques journalistes pour débattre avec le président. Comme toujours, ces fameux services prennent toujours le soin de ne pas  choisir un journaliste du Calame. Alors qu’objectivement, rien n’explique qu’aucun journaliste de cet hebdomadaire n’ait jamais été invité ni au cours des conférences de presse ni aux fameuses rencontres avec le peuple durant les neuf ans du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz. Que pour cette fois, une équipe de remarquables journalistes nationaux soient choisis pour cet entretien est important puisque cela nous redonne l’espoir qu’enfin nos responsables politiques vont rompre avec le complexe prégnant de s’adresser à la presse étrangère pour parler des questions nationales. Puis ensuite, la presse nationale est cosmopolite et riche de toutes ses communautés. Ceux qui se permettent toujours de continuer à choisir les journalistes par copinage, régionalisme voire même racisme doivent savoir qu’ils desservent plus le pays qu’ils ne le servent. Pas question de dosage en tout. Mais une simple affaire de justice et d’équité envers toutes les composantes d’un même peuple.

Le Sénat de tous les risques/Par Elyezid Ould YEZID, avocat

mar, 2017-03-21 20:55

Le Sénat a donc rejeté la proposition de loi tendant à modifier la constitution. Pour beaucoup d’observateurs, il s’agit d’un séisme politique. D’autres, plus sceptiques, n’en croient pas leurs yeux et se demandent s’il ne s’agit pas d’un subterfuge, d’une manœuvre destinée à préparer on ne sait quoi encore. Quoiqu’il en soit, les faits parlent d’eux-mêmes. Les sénateurs par une très large majorité de 33 sur 54 (plus de 61%) ont rejeté la loi constitutionnelle.

Au-delà du débat de fond sur la pertinence ou non du contenu de la loi, ce scrutin implique un certain nombre de conclusions. Tout d’abord, d’un point de vue juridique, on peut considérer le projet de loi constitutionnelle comme définitivement mort et enterré. Certains continuent à me poser la question suivante : « maintenant, le gouvernement ne sera-t-il pas obligé d’aller directement au référendum ?», certains médias aussi l’affirment comme une évidence sans même se poser la question.

Il convient de rappeler que les dispositions de la constitution sont claires à ce sujet et ne prêtent à aucune confusion. L’article 99 alinéa 3 dispose ce qui suit : « Tout projet de révision doit être voté à la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée Nationale et des deux tiers (2/3) des sénateurs composant le Sénat pour pouvoir être soumis au référendum ».

N’ayant pas recueilli cette majorité qualifiée des 2/3 des sénateurs, le projet de révision ne peut plus être soumis au référendum.

Certains juristes sont tentés, sans grande conviction il est vrai, de mettre en avant l’article 38 de la constitution (« Le président de la République peut, sur toute question d’importance nationale, saisir le peuple par voie de référendum »). Ils se posent ainsi la question, l’air de rien. Si le président de République juge qu’il s’agit d’une question d’importance, ne peut-il pas saisir directement le peuple par référendum, en application de cet article 38 ?

La réponse est évidemment NON, puisque ces « questions d’importance nationale » prévues par l’article 38 ne peuvent en aucun cas concerner la révision de la constitution qui est prévue explicitement et exclusivement par les articles 99 et suivants, au sein du Titre XI qui lui est spécialement consacré  (TITRE XI - DE LA REVISION DE LA CONSTITUTION). Au plan juridique pur, ce chapitre de la révision constitutionnelle est définitivement clos.

 

Peut-on toujours parler de majorité ?

 

Mais au plan politique ? Jusqu’à présent, le pays comptait une majorité et une opposition. A partir de ce scrutin, même si l’opposition est toujours là, on peut se demander s’il existe toujours une majorité. En effet, sur les 54 sénateurs, la plupart (plus de 40) provenaient de la majorité. Cela ne les a pas empêchés de rejeter un projet de loi proposé par le gouvernement, reflétant les décisions personnelles du Chef de l’Etat, défendu par le gouvernement et par l’UPR et déjà approuvé à une très large majorité par l’Assemblée nationale. L'ont-ils fait par patriotisme, pour défendre la constitution, comme les encensent depuis quelques jours les réseaux sociaux ?

Ou ne s'agit-il en réalité que d'une corporation qui, dans un élan strictement matériel, veut défendre bec et ongles son statut, comme beaucoup le pensent ? On serait tenté de le penser ; il est facile en effet d’accuser l’autre, surtout quand l’autre, effectivement, n’est pas innocent.

Nous n’irons pas jusque là. Anges ou démons, nos sénateurs nous auront en tous cas sortis de la torpeur dans laquelle cette révision programmée nous avait installés. Et dès lors, nous ne pouvons que nous poser la question de fond à savoir s’il existe toujours une majorité politique dans notre pays.

Les récriminations indignées et les accusations de trahison que les militants de la majorité lancent à l’encontre des sénateurs, et que Radio-Mauritanie diffuse en boucle à longueur de journée, dévoilent aux au grand jour l’ampleur de la déception née de ce vote du Sénat.

Il apparaît ainsi que la majorité n’était pas liée par un projet commun, ni même par un consensus politique général, mais simplement par des intérêts partagés. Dès qu’on touche aux intérêts, l’union vole en éclats.

A revers, se pose aussi la question de savoir pourquoi le Chef de l’Etat a quasiment imposé l’examen de cette révision constitutionnelle et en a fait une question de principe ? Au risque de se voir désavoué par toute une chambre du Parlement.

Qu’y avait-il à gagner, au fond, avec les révisions proposées ?  L’opposition a toujours dénoncé le caractère unilatéral et non consensuel de cette révision constitutionnelle soulignant son inadéquation avec les problèmes réels du pays.

 

Sénat=danger

 

Avec le rejet par le Sénat, il apparaît qu’au sein même de la majorité, cette révision n’était pas jugée opportune, ce qui discrédite d’autant, à titre rétroactif, le grand « dialogue national » mené tambours battants en octobre 2016 et dont cette révision avait été présentée alors comme l’aboutissement. Il est vrai qu’on oublie trop souvent qu’un texte fondateur comme la constitution ne doit pas être traité avec autant de légèreté. A trop le manipuler, on court le risque inhérent aux apprentis sorciers qui voient leurs mélanges et leurs fioles leur exploser entre les mains.

Malheureusement, les révisions constitutionnelles continuent à être le sport favori des dirigeants en Afrique où le respect de la constitution et le pouvoir personnel n'ont jamais fait bon ménage.

Napoléon, qui n'était pas le plus mauvais des dictateurs, et qui avait son avis sur le sujet, disait qu'une bonne constitution doit être courte et obscure. Mais Napoléon n’a jamais touché aux sénateurs ; il les désignait même à vie. Notre Exécutif a peut-être oublié que le Sénat est toujours au centre de tous les dangers.

Déjà, dans la Rome antique, les sénateurs avaient assassiné César à qui on prêtait des velléités de se proclamer roi. L’histoire a retenu qu’ils l'avaient fait pour défendre la République.

Plus près de nous, c'est une banale réforme du Sénat (non sa suppression) qui avait été rejetée en 1969 par les français par référendum, ce qui avait obligé de Gaulle à démissionner.

Notons que de Gaulle avait eu recours directement au référendum en vertu de l’article 11 de la constitution française (l’équivalent de notre article 38 cité plus haut). Mal lui en avait pris, puisqu’il avait été fortement critiqué au niveau des principes, en référence à l’orthodoxie constitutionnelle, sans compter que les électeurs français avaient par la suite refusé de ratifier par référendum la révision constitutionnelle que de Gaulle avait présentée.

Outré par ce rejet qu’il a pris comme un désaveu personnel (ce qui était vrai puisqu’il avait lié sa démission à la victoire du « non »), le grand homme avait démissionné de ses fonctions de Président de la République et tiré un trait définitif sur sa vie politique.

Qu’en sera-t-il chez nous ?

Assises Nationales de Concertation et de Partage sur la SCAPP

mar, 2017-03-21 15:00

Le Centre International des Conférences de Nouakchott (CICN)  abrite les Assises  de Concertation et de Partage de la Stratégie Nationale de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP), organisées du 21 au 22 mars 2017.
Cette rencontre réunit des ministres, des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques, les gouverneurs de régions, les élus, les acteurs du secteur, les représentants des Organisations de la Société Civile et des organisations socioprofessionnelles, en vue de partager un nouveau référentiel pour les politiques publiques de développement pour  la période 2016/2030, calqué sur l’agenda international, notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Dans une allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie d’ouverture, le ministre mauritanien de l’économie et des finances, Moctar Ould Diay, a expliqué  que « la Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP) repose  sur 3 leviers stratégiques :1- assurer une croissance forte, durable et inclusive.
2-Promouvoir le capital humain et l’accès aux services de base.
3-Créer les conditions et assurer la bonne gouvernance dans toutes ses dimensions.
Cette vision ambitieuse sera concrétisée à travers 3 plans quinquennaux dont le premier couvre la période 2016-2020.
La  première étape de la SCAPP 2016/2020 comporte 15 chantiers stratégiques et 59 interventions prioritaires (réformes, projets et activités).
Le coût du financement est d’environ 10,5 milliards de dollars us à mobiliser d’une part sur les ressources propres de l’État, et d’autre part, avec l’appui de nos partenaires au développement, ou à travers la formule du  Partenariat Public/Privé (PPP) ».
Le gouvernement mauritanien  envisage l’organisation d’une table pour la mobilisation des ressources nécessaires au  financement de la SCAPP auprès des partenaires très prochainement.

Clash à l’Assemblée Nationale

mar, 2017-03-21 14:59

D’après des sources citées par Taqadoumi.Net, le président de l’Assemblée Nationale a suspendu une session parlementaire à cause d’une vive altercation entre plusieurs députés dont certains voulaient discuter et analyser le rejet de leurs collègues sénateurs des amendements constitutionnels et son impact sur la scène politique nationale. Le président Mohamed Ould Boilil aurait, selon Taqadoumi.Net, catégoriquement refusé la requête de certains parlementaires. Aussi, d’autres députés ont-ils demandé à leur auguste assemblée d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre du directeur général de la radio Mauritanie pour les propos et les accusations de traitrise proférés contre les sénateurs qui ont voté contre l’adoption des amendements constitutionnels. Selon les députés, Ould Hormatallah doit être jugé pour agression contre le pouvoir législatif et leur jet en pâture à la vindicte populaire.

Conférence de presse d'Aziz

mar, 2017-03-21 14:58

Au cours de la conférence de presse que le président Aziz compte organiser le mercredi 22 mars au soir, des sources rapportent qu’il sera entouré de quelques personnalités de sa majorité et de l’opposition qui a assisté au dernier dialogue de septembre/octobre dernier. Les sources citent le premier ministre Yahya Ould Hademine, le président de l’UPR, Sidi Mohamed Ould Maham, Messoud Ould Boulkheir, Boydiel Ould Houmeid, le ministre secretaire général de la république, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, le président de l’Assemblée nationale, Mohamed Ould Boilil. Les mêmes sources rapportent que les journalistes qui animeront la conférence de presse n’ont pas encore été désignés. D’autre part, les observateurs attendent avec impatience le contenu de cette sortie médiatique qui intervient à quelques jours de la claque infligée par le Sénat à travers le rejet des amendements constitutionnels proposés par le président de la république

Cinquième Forum International Afrique Développement d’Attijariwafa Bank : Une Afrique qui croit en ses forces

mar, 2017-03-21 12:44

Le cinquième Forum international Afrique Développement a tenu toutes ses promesses : près de quatre mille rendez-vous d’affaires, en moins d’un jour et demi, principalement dans l’import-export, la logistique, la franchise et distribution croisée, l’investissement et les joint-ventures.

Carton plein, donc. Ce grand événement de promotion de la coopération inter-africaine, organisé par le groupe Attijariwafa Bank, a tenu toutes ses promesses. «Vous avez été plus de deux mille opérateurs économiques provenant de trente pays, à venir à Casablanca, pour construire, ensemble, de nouvelles opportunités d’affaires et d’investissements. », a notamment déclaré Mohamed El Kettani, président-directeur général dudit groupe. Ainsi s’exprimait-il le 17 Mars, lors de la cérémonie de clôture du Forum, marquée par la présence du grand invité de cette cinquième édition, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Le bilan provisoire montre que les secteurs les plus sollicités concernent le bâtiment et le développement urbain, l’agriculture et l’agro-industrie, l’énergie, les services financiers, ainsi que le commerce de gros et le négoce.

« J’ai vu, durant ces deux jours au Marché de l’Investissement, notamment à l’espace accueillant les rendez-vous d’affaires, […] une Afrique qui croit en ses forces, une nouvelle génération d’entrepreneurs engagés, innovants, combatifs, pugnaces en négociation aussi », a souligné le PDG du groupe bancaire. Selon lui, le Marché de l’Investissement, où sept pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, République du Congo, Madagascar, Rwanda et Tunisie) sont venus exposer leurs plans nationaux de développement et projets d’investissements-phares, a révélé de nouveaux horizons d’échanges et de coopération. Globalement, le Forum a pu offrir plus de visibilité sur le monde des affaires en Afrique, de répertorier les projets d’investissement les plus porteurs sur le continent, tout en suscitant la réflexion et le débat sur des thématiques liées au développement inclusif en Afrique, notamment l’inclusion financière. Afin d’accompagner et pérenniser cette dynamique d’affaires, le Club Afrique Développement a arrêté un programme d’actions pour cette année. Si 2016 avait été consacré au lancement du club dans six capitales d’Afrique (Abidjan, Dakar, Douala, Libreville, Pointe-Noire, Tunis), 2017 sera l’année des rencontres sectorielles, des missions de découverte, des réunions d’affaires, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, Cameroun, Congo, Sénégal, Gabon ainsi qu’au Maroc.

À noter que pour ces deux jours de partage et de business, les recommandations issues des débats feront l’objet d’une restitution « exhaustive », dans le Livre blanc annuel du Forum, à destination des communautés d’affaires et des décideurs publics. Pour la sixième édition prévue en 2018, trois thèmes sont déjà programmés : « Nos héroïnes africaines », « La jeunesse africaine » et « Quelles synergies en perspectives, pour rapprocher davantage l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est ? » Comme le veut la tradition, la cérémonie de clôture du Forum a été marquée par la remise des trophées de la coopération Sud-Sud. Ces derniers récompensent les entreprises leaders et pionnières dans l’intégration économique en Afrique. Le premier prix, « Trophée Platinum », est allé à la société tunisienne Lilas. Le deuxième, « Trophée Gold », à l'entreprise marocaine HPS et le troisième, « Trophée Silver », à la société ivoirienne Sania.

 

Plateforme d’échanges et de dialogues

En s’inscrivant, depuis 2015, dans une périodicité annuelle, le Forum s’est imposé comme une plateforme d’échanges et de dialogues permettant, aux acteurs économiques et décideurs politiques, d’apporter leur contribution à l’intégration économique de notre continent. Le grand succès des éditions 2010, 2012, 2015 et 2016 a permis de réunir pas moins de six mille opérateurs, issus de trente-six pays, et de générer près de treize mille réunions d’affaires, donnant lieu à d’innombrables opportunités d’échanges et d’investissements.

Dans son allocution d’ouverture, le président du Burkina Faso a exprimé son émotion d’être présent à l’évènement. « C’est un immense plaisir, pour moi, de m’adresser à vous et une toute aussi si grande fierté, pour mon pays, d’avoir été choisi comme invité d’honneur », a-t-il précisé, avant d’insister sur les défis qui attendent le continent. « Nous devons faire des choix stratégiques judicieux. Dans cette entreprise commune, le rôle du secteur privé est crucial et le choix de cette thématique témoigne de la pertinence du Forum et de l’importance de ce rôle […] Ensemble, nous pouvons et nous devons construire cette Afrique qui gagne, décomplexée et certaine de devoir renforcer, pour sceller des partenariats avec le reste du monde, les échanges et partenariats entre ses pays membres », a souligné le Président burkinabais.

Dans son discours d’ouverture, monsieur Mohamed El Kettani, le PDG d’Attijariwafa bank, a retenu, pour sa part, que « depuis sa fondation, notre Forum est devenu incontournable, dans l’agenda des opérateurs économiques et décideurs politiques engagés en Afrique […] voilà pourquoi avons-nous souhaité placer sa cinquième édition sous le signe de la croissance inclusive, car seule l’inclusion véritable est le garant de la pérennité et de la sécurité de notre continent  ». Le président du groupe Attijariwafa Bank a également tenu à souligner que « pleinement conscients des défis qui se posent à nos entrepreneurs, et suite à de nombreux échanges avec des Africaines chefs d’entreprises, nous avons décidé de lancer pour l’année à venir le programme : «Stand Up For African Women Entrepreneurs », afin de fédérer les énergies et soutenir l’entrepreneuriat des Africaines, en gage de reconnaissance et d’appui à toutes celles qui entreprennent tout, au quotidien, pour solutionner les nombreuses difficultés qu’elles affrontent. Aux héroïnes de notre continent, nous dédions donc espace et programme spécifiques ».

Ahmed Ould Cheikh, envoyé spécial à Casablanca

 

Encadré

Forte présence mauritanienne

Cette année, 19 hommes d’affaires mauritaniens ont fait le déplacement de Casablanca pour assister au 5ème FIAD. Représentant divers secteurs d’activités (BTP, agroalimentaire, pêche entre autres), ils ont pu échanger avec des hommes d’affaires du continent lors de 140 rendez vous B to B. Le Gabon, le Cameroun et la Côte d’ivoire, notamment, étaient les plus intéressés par ce que proposaient leurs homologues de notre pays. On peut donc s’attendre à ce que dans les jours qui viennent, des accords de partenariat soit signés avec des hommes d’affaires de ces pays qui offrent de grandes opportunités dans le domaine du BTP et des débouchés pour les produits de la pêche.

 

Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa Bank : ‘’Nous sommes aujourd’hui le premier réseau bancaire au niveau du continent africain, où nous avons près de 3900 agences’’

mar, 2017-03-21 12:41

Quelle appréciation faites-vous de la tenue de la 5e édition du Forum international Afrique développement (FIAD) dont vous êtes l’artisan ?

J’en suis particulièrement satisfait puisque cette édition a eu le privilège du haut patronage du Roi Mohammed VI, mais aussi l’ouverture et la clôture ont été assurées par le président de la République du Burkina Faso qui nous a honorés de sa présence et qui a accompagné les travaux pendant deux jours. Ça a été un moment très fort parce que la thématique choisie pour ce forum : « quels modèles de croissance inclusive en Afrique ? » est d’une extrême pertinence. Parce qu’on remarque que sur la dernière décennie, certes l’Afrique a connu une croissance économique importante, mais quand on fait le bilan de l’impact de cette croissance, on constate qu’elle n’a pas été inclusive. Le chômage demeure à des niveaux importants, surtout au niveau des jeunes africains. Nous en avons 13 millions qui viennent chaque année sur le marché du travail et il fallait que les différents experts et les différentes nationalités que nous avons pu réunir dans le cadre de ce forum, puissent réfléchir sur la meilleure manière de développer de nouveaux modèles de croissance économique, à même de favoriser l’investissement du secteur privé, des PME et PMI. Parce que ce sont ces petites entreprises qui, en Afrique, vont nous permettre de résorber le chômage, notamment des jeunes.

 

On parle sans cesse des difficultés d’accès aux financements de ces PME. Que propose Attijariwafa Bank pour atténuer le mal ?

Sincèrement, les banques panafricaines apportent de plus en plus de solutions de proximités, développent des politiques de capillarité et d’ouverture d’agences qui s’ouvrent justement sur les différents champs sociaux. Elles commencent aussi à s’intéresser à la très petite entreprise (TPE), aux PME et PMI. Je crois que nous, secteur bancaire, sommes un dispositif important pour accompagner la dynamique de création d’entreprises de petites tailles. Cela demande cependant, une qualification de nos hommes et femmes. L’avantage que nous avons à Attijariwafa Bank c’est que nous existons depuis 112 ans au Maroc et nous sommes une banque fortement implantée dans le marché de la PME et des très petites entreprises. Nous avons développé depuis très longtemps, des méthodes et outils de travail, des systèmes d’information qui nous permettent d’appréhender le risque des très petites entreprises et des PME/PMI et d’être très proches de leurs besoins. Ce modèle a réussi au Maroc, où nous avons près de 900 mille clients TPE. Nous sommes en train de le dupliquer en Afrique subsaharienne et je peux dire que les résultats sont probants parce qu’avec les ouvertures d’agences que nous faisons chaque année, nous sommes aujourd’hui le premier réseau bancaire au niveau du continent africain, où nous avons près de 3900 agences. Toute chose qui traduit la philosophie d’Attijariwafa Bank, d’être proche des TPE, PME/PMI.

 

Justement, quel peut être le rôle de l’intégration régionale pour favoriser le développement ?

L’intégration régionale a l’avantage que chaque pays membre du bloc régional connait ses avantages compétitifs. Parce que chacun a des avantages comparatifs à d’autres pays. L’intégration capitalise cette complémentarité pour qu’il y ait une sorte de spécialisation dans la chaine globale des valeurs. C’est de cette façon que le Maroc s’est inséré dans la carte mondiale des équipementiers automobiles et de la fabrication des voitures, mais aussi des équipementiers aéronautiques, parce qu’il a capitalisé ce secteur dans lequel il présente un avantage compétitif et concurrentiel, à travers le port de Tanger Med qui offre une grande capacité logistique, une zone industrielle aux normes internationales, une infrastructure ferroviaire, autoroutière, portuaire et télécom vraiment importante. Et surtout une capacité de disponibilité de l’énergie électrique, indispensable au fonctionnement optimal des industries. Bref, l’avantage de l’intégration économique c’est que chaque pays arrive à capitaliser ses forces et apporte sa complémentarité au groupe.

 

Propos recueillis par AOC

Quinzaine de la femme mauritanienne : L’AMDH fête autrement

mar, 2017-03-21 10:03

« Célébrer la fête de la Femme autrement », tel est le challenge qu’entend relever l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH), en commémorant, à compter du 18 Mars 2017,  la Quinzaine de la Femme Mauritanienne. « C’est une façon de se démarquer », éclaire maître Fatimata M’Baye, présidente de l’organisation, lors d’une conférence de presse, en prélude à la manifestation, des autres initiatives lancées dans ce sillage, « notre objectif est d’introduire une certaine décentralisation de la Fête internationale de la Femme, en portant l’accent sur la situation des droits de la femme et de la jeune fille en Mauritanie ».

Lors de cette quinzaine, l’AMDH entend permettre, aux Mauritaniennes, de revisiter l’arsenal juridique national, en mettant un accent particulier sur la sensibilisation, la  pertinence des lois et l’obligation de protéger les « gardiennes de la tradition », soupape de sécurité, et de rentrer dans l’arène. « Notre but : vivre dans une société où la femme ne sera plus exposée à aucune forme de violence ». M’ Baye a rappelé que le gouvernement et la Société civile mauritanienne ont pris des engagements internationaux en ce sens. D’où l’intérêt de rappeler l’arsenal juridique existant en Mauritanie qui garantit les droits des femmes.

Déclinant les grandes lignes de ladite Quinzaine, maître M’Baye fait savoir que « nous parlerons du droit des femmes et de notre volonté de les préserver contre toute forme de violence ». S’y adjoint un paramètre plus précis : les préserver contre toutes formes de viol. La femme et la petite fille sont, depuis des lustres, des cibles privilégiées des actions violentes. Mais avec l’évolution de l’environnement, elles sont confrontées, aujourd’hui, à des formes inédites de viol. Celle de leur conscience, liée au terrorisme qui les transforme en kamikazes. Le visage innocent de la petite fille est désormais associé à la terreur, ce n’est pas acceptable ».

 

Revisiter les droits de la femme

Autre pôle de la Quinzaine, la lutte contre les mutilations génitales féminines. « Le taux des mutilations reste très élevé, en Mauritanie, par rapport à nombre d’autres pays », déplore la présidente de l’AMDH. Il est d’autant plus nécessaire de se pencher sur cette question qu’à en croire différents rapports de  l’UNICEF, « 71% de filles continuent à être excisées, dans le pays, malgré les dépôts en masse des couteaux, les campagnes de sensibilisation, les mécanismes régionaux et internationaux dont la Mauritanie est partie prenante, et malgré l’implication des religieux et de la Société civile ». Et d’affirmer : « Seule une loi réprimant sévèrement la pratique pourra juguler le drame que vivent des centaines de jeunes filles ».

Maître M’Baye précise, en outre, que certaines dispositions de la loi sur le genre (rejetée par l’Assemblée nationale) ne conviennent pas à la société mauritanienne et que ladite loi n’a rien à voir avec l’homosexualité. « Genre ne veut pas dire homosexualité. Par genre, on veut rendre justice aux femmes violées, aux jeunes garçons, aux hommes violés dans les prisons mauritaniennes. Et aussi extirper les fillettes des mutilations génitales féminines ». Elle soutient que ladite « loi comporte des termes qui peuvent prêter à confusion. Il faut l’améliorer, de sorte qu’on ne brûle pas les étapes, face à des mentalités encore très peu mûres, vis-à-vis de certaines sémantiques internationales ». Mais le jour où cette loi sera « correctement formulée et adoptée, les Mauritaniens se rendront compte des acquis qu’ils ont obtenus ».

Auparavant, le secrétaire général de l’AMDH, monsieur M’Bow Amadou, avait planté le décor, en annonçant l’organisation d’un paquet d’activités, tant à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays. « Les prochaines décennies de la Communauté internationale et de la Société civile mettront davantage l’accent sur la valorisation du travail des femmes, dans tous les milieux, et leur participation effective et citoyenne, dans la construction de sociétés démocratiques, ouvertes et tolérantes ». Dans le contexte actuel, marqué par  la montée des violences  et des intolérances, l’AMDH aura donc particulièrement à cœur d’organiser l’information visant à réduire les situations de précarité et d’irrespect des droits féminins fondamentaux, en appuyant leur plus grande vulgarisation possible.

Pour ce faire, l’AMDH utilisera les canaux de communication notamment les media et les sessions de sensibilisation destinées au grand public. Les journalistes, les leaders d’opinion, les élus, les décideurs politiques, les partis politiques et les organisations de la Société civile sont interpellés en ce sens, afin que tous les efforts soient conjugués et mutualisés, pour la réussite de cette œuvre qui contribue à combattre toutes les formes des violences faites aux femmes.

Compte-rendu Thiam

 

FNDU : Déclaration

lun, 2017-03-20 15:36

Après le suspense et l’attente, le Sénat, par les voix de 33 de ses membres, a scellé le sort des amendements constitutionnels scélérat en les rejetant dans une soirée mémorable dont les échos ont été accueillis par une satisfaction et une allégresse manifestes par de très larges franges du peuple mauritanien.

Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité, s’est porté, dès le début, à la direction de l’action populaire contre ces amendements irrecevables dans leur logique (dialogue non consensuel) et inacceptables dans leur contenu (mutilation des symboles nationaux, suppression du Sénat et de la haute cour de justice…). Il a organisé, avec le soutien des forces patriotiques engagées, les sit-in, les marches, les rassemblements qui ont démontré clairement le rejet de ces amendements par le peuple qui a participé de manière massive et sincère à toutes ces manifestations. C’est ainsi que le processus de ces amendements depuis leur origine (l’agenda unilatéral) jusqu’à leur sort (leur rejet par les sénateurs) n’aura été qu’un chainon des politiques erratiques et antinationales d’un régime dont la faillite politique se manifeste jour après jour.

Les sénateurs n’ont pas raté leur rendez-vous avec la patrie et le peuple. Ils ont été à la hauteur des espoirs de leur nation lorsqu’ils ont, de manière résolue et incontestable, fermé la parenthèse des amendements scélérats, préservant ainsi la Constitution et le Drapeau ; ce qui place aujourd’hui le pays dans une situation nouvelle qui n’offre que deux alternatives :

  • Ou bien le pouvoir décide de poursuivre sa fuite en avant en affrontant le peuple et la démocratie par la provocation à travers des arguties juridiques fallacieuses, et s’en prend par des représailles contre les vaillants sénateurs. Alors, et nous le déclarons fermement, nous nous dresserons contre cette orientation, soutenus en cela par un peuple qui ne cache plus son ras-le-bol de la tyrannie et de la gabegie, ainsi que par une frange de ses valeureux représentants ; tout en mettant en garde contre un tel choix irresponsable dont les conséquences sont imprévisibles pour le pays, pour son unité et pour son avenir.
  • Ou bien l’esprit de responsabilité prend le dessus et l’on s’achemine vers la prise en considération des leçons que l’on doit tirer du sort de l’agenda unilatéral. Le FNDU, conscient de ses responsabilités et prenant la mesure de l’instant politique, appelle le pouvoir ainsi que tous les partenaires de la scène nationale à s’orienter de nouveau vers la recherche d’une sortie de crise consensuelle à travers un dialogue inclusif, sérieux et utile dont la préparation, la gestion et les résultats seront une œuvre commune.

Le FNDU, tout en félicitant tous les patriotes qui ont manifesté pour défendre la Constitution et le Drapeau et tout en saluant les sénateurs pour leur position historique, réaffirme que son attachement à la patrie, à sa stabilité, à sa sécurité et à son unité n’a d’égal que son attachement à voir y régner la justice, la démocratie et la citoyenneté véritable. Dans ce cadre, il réaffirme la nécessité impérieuse pour le pays de traiter les dossiers inquiétants par l’éradication de toutes les formes et de toutes manifestations et séquelles de l’esclavage, et par la réparation de toutes les injustices et de toutes les souffrances des diverses composantes de notre peuple.

Enfin, le FNDU met toutes les parties devant leurs responsabilités dans cette étape sensible de l’histoire de notre pays et de notre société, en leur rappelant que le temps ne permet plus de se cacher la réalité ni de se contenter des solutions simplistes.

Nouakchott, 20 Mars 2017

La Commission Exécutive

Conférence de presse: «Le vote des sénateurs ouvre une nouvelle crise politique», dixit Moussa Fall, vice-président du FNDU

lun, 2017-03-20 14:59

Le rejet   par les sénateurs des amendements constitutionnels ouvre une nouvelle crise politique qu’il faudra gérer, a indiqué  M. Moussa Fall, vice président du FNDU, au cours d’un point de presse, tenu, ce midi au siège du parti Tawassoul. En effet, ajoute-t-il, c’est pour la première fois qu’une chambre s’oppose vertement à l’exécutif par son vote.

Pour le FNDU, deux options s’offrent au pouvoir.

D’abord, et c’est celle-là que nous préférons, indique M Fall, comprendre qu’il s’agit là d’un choix politique  exprimé par les sénateurs et en tirer toutes les conséquences politiques, et partant tourner la page desdits amendements  et ouvrir une phase de concertations  politiques,  engager, à terme, un véritable dialogue ouvert à toutes les forces  politiques du pays afin de résoudre la crise multidimensionnelle  que connaît le pays. Pour Moussa Fall, le pays connaît une  crise économique, sociale sans précédent, avec la cherté de la vie et connaît des tensions avec ses voisins etc. Cette crise ira se renforçant alors que la Mauritanie s’apprête à vivre une phase essentielle de son histoire, avec la présidentielle de 2019 qu’il faut préparer sérieusement et dans la quiétude.

Ensuite, celle de faire fi du vote des sénateurs et  opérer un forcing pour faire adopter les amendements constitutionnels, avec tous les risques que cela comporte pour le pays.  Et le vice/président du FNDU de prévenir : si l’exécutif décide d’opérer un forcing, le FNDU s’y opposera fermement, et il ne sera pas seul dans ce combat.

 

Auparavant, ce responsable du FNDU avait tenu à remercier les sénateurs de l’opposition et de la majorité  pour leur acte courageux et patriotique.

Management de la sécurité des denrées alimentaires

lun, 2017-03-20 14:59

La Direction de la Normalisation et de la Promotion de la Qualité au Ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, a abrité, ce lundi 20 mars, un atelier de formation qualifiante en Système de management de la sécurité des denrées alimentaires au profit des 7 experts ayant passé  avec succès l’examen de la formation préliminaire organisée à Nouakchott les 08 et 09 Août 2016.
Cet atelier est organisé en collaboration avec le « Programme Système Qualité de l’Afrique de l'Ouest (PSQAO) » financé par l'Union européenne (UE) et exécuté par l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI). Il permettra de disposer d’un noyau d’expertise nationale dans le domaine des systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires.
Le PSQAO vise à soutenir la mise en œuvre de la politique qualité dans les pays de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO + Mauritanie) et à bâtir une infrastructure de la qualité efficace afin de faciliter les échanges et encourager la mise en place du Marché Commun Ouest-Africain.
L'atelier s’inscrit dans le cadre des politiques initiées par les autorités dans le domaine de la sécurité alimentaire dans le but d’assurer la santé et la sécurité des citoyens en vue de réaliser leurs aspirations légitimes à une plus grande prospérité et à une vie décente.

Forum de sensibilisation sur les dangers de la migration irrégulière et le terrorisme

lun, 2017-03-20 11:15

200 jeunes de Nouakchott ont pris part au Forum d’échanges et de discussions sur les dangers de la migration illégale, l'extrémisme et le terrorisme. Des exposés et des sketchs traitant les trois phénomènes et leurs dangers sur la société ont été au menu de ce forum organisé par le réseau des associations des jeunes, en collaboration avec l'Organisation Internationale de la Migration, sur financement du gouvernement japonais..
La rencontre a été aussi l'occasion pour les jeunes participants d'échanger les vues à ce sujet. Dans un mot prononcé pour la circonstance, Moustapha Ould Youmbaba, directeur général de la jeunesse au ministère de la jeunesse et des sports a insisté sur l'importance de cette rencontre de concertation qui a regroupé, a-t-il dit, un grand nombre de jeunes pour les informer de la gravité de certaines manifestations comme la migration illégale, le terrorisme et l'extrémisme.
Pour sa part, le président du réseau des associations des jeunes, Moussa M'Bareck a indiqué que cette rencontre intervient après deux activités menées par le réseau et qui ont permis la formation de 45 jeunes et l'organisation d'une caravane de sensibilisation qui a sillonné trois départements de Nouakchott pour expliquer les dangers de la migration irrégulière, du terrorisme et de l'extrémisme violent et sensibiliser l'opinion et les jeunes en particulier sur les dangers de ces phénomènes.
Il a ajouté que la rencontre vise à permettre un échange de vues entre les jeunes participants dans le but de concevoir les moyens nécessaires permettant de faire face aux trois phénomènes en mettant en garde la société contre leurs dangers.
De leur côté, Mesdames Tomoko Sato représentante de l'Organisation Internationale de la Migration et Yaka Yonda, attachée économique et politique à l'ambassade du Japon en Mauritanie ont loué l'organisation de ce genre de rencontres qui contribuent, ont-elles dit, à la sensibilisation de la société sur les dangers de la migration irrégulière et de l'extrémisme.

Pages