Terrorisme: le Sahel vire au rouge sur le site du Quai D’Orsay

Après l'assassinat le 09 août au Niger de six Français et de deux Nigériens, Paris a estimé samedi passé, que la zone sahélienne et ses pays limitrophes, "ne peuvent plus désormais être considérés comme totalement sûrs" pour les Occidentaux.

«La menace d’attentat et d’enlèvement visant des Occidentaux demeure élevée dans la zone sahélienne mais aussi dans les pays limitrophes. Aucune zone ne peut plus désormais être considérée comme totalement sûre», fait remarquer le ministère français des Affaires étrangères.

Pour ce qui concerne spécifiquement le Burkina Faso, c’est tout le sud du territoire qui est placé dans le rouge (formellement deconseillé) par le Quai d’Orsay qui met en garde depuis le 15 août aux voyageurs d’aller dans ces zones. Sont donc concernés des villes comme Pô, Léo, Ouessa et le parc animalier de Nazinga, à la frontière ghanéenne.

Il en va de même pour Douna, Banfora et Niangoloko, à la frontière ivoirienne, ainsi que Ouahigouya qui était à la limite de la zone rouge, dans le nord du pays, et Kaya, dans le centre-nord. La situation sécuritaire s’est fortement dégradée dans ces régions, ces derniers mois.

Ces territoires du Burkina Faso étaient classés jusqu’à  samedi passé, en «zone orange» (déconseillé sauf en rasion impérative, c’est-à-dire «déconseillés sauf raison impérative». 

À ce jour, les deux plus grandes villes du pays, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, la capitale, demeurent en zone orange.

Ces modifications interviennent après celles du Niger et du Mali. Trois grandes villes maliennes - Kayes, Sikasso et Ségou - sont ainsi désormais marquées et classées en «zone rouge».

Cette extension a lieu une semaine après l’attaque de Kouré, au Niger, qui a coûté la vie à six humanitaires français et deux guides nigériens.

Il est par conséquent formellement déconseillé de se rendre dans les zones rouges au Mali, au Niger, en Mauritanie (zone jaune -vigilance renforcée) mais aussi dans l’ensemble des zones rouges des pays frontaliers.  Les ressortissants français qui se trouveraient dans ces zones doivent savoir que leur sécurité et leur vie sont explicitement et directement menacées. 

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lun, 17/08/2020 - 16:35

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