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Un groupe de 1 100 personnes a pris d'assaut la double clôture qui sépare le Maroc de l'enclave espagnole de Ceuta, ce 1er janvier. Il s'agit du deuxième évènement de ce type en moins d'un mois, après que 400 migrants ont tenté de passer cette frontière le 9 décembre dernier.
Un millier de migrants ont pris d'assaut le 1er janvier la double clôture séparant le Maroc de l'enclave espagnole de Ceuta.
Un groupe de 1 100 personnes originaires d'Afrique subsaharienne qui voulaient gagner l'Europe, s'est précipité sur la clôture haute de six mètres, vers 4h (heure locale), d'une manière « extrêmement violente et organisée », selon la préfecture de Ceuta.
Les migrants ont utilisé des barres en fer, des cisailles et des grandes pierres avec lesquelles ils ont attaqué les forces marocaines et des agents de la Guardia Civil, la police espagnole.
Aucun d'entre eux n'a réussi à passer de l'autre côté, sauf deux migrants, grièvement blessés, qui ont été hospitalisés à Ceuta. Un policier a perdu un œil dans les heurts qui ont suivi.
« Cette tentative avortée par les forces de l'ordre a permis l'arrestation de l'ensemble des immigrés clandestins, alors que l'on déplore cinquante blessés dont dix graves parmi les éléments des forces de sécurité », a indiqué de son côté le ministère de l'Intérieur marocain.
Le Maroc, de pays de transit à pays d'accueil
Lors d'un assaut similaire, le 9 décembre, près de 400 migrants avaient tenté de forcer cette même barrière.
Cette nouvelle tentative intervient alors que les autorités marocaines mènent depuis la mi-décembre une nouvelle campagne de régularisation des étrangers en situation irrégulière, pour la plupart originaires d'Afrique subsaharienne.
Autrefois simple pays de transit, le Maroc est progressivement devenu pays d'accueil, même si de nombreux migrants gardent l'espoir de rejoindre l'Europe, en traversant le détroit de Gibraltar ou en pénétrant dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.
Entre début janvier et le 30 septembre 2016, quelque 10 800 migrants avaient atteint l'Espagne par voie terrestre ou maritime, selon l'Organisation internationale pour les migrations.
AFP