
Les chefs de la diplomatie du Mali, du Burkina Faso et du Niger réunis dans l’Alliance des États du Sahel (AES), sont attendus à Moscou ce 3 avril pour participer à la première « consultation » entre leur confédération et la Russie, ont-ils indiqué dans un communiqué publié le 31 mars.
Les trois pays sahéliens ont quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qu’ils estiment notamment inféodée à la France, et ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES).
À l’invitation du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, les chefs de la diplomatie des trois pays séjourneront à Moscou, les 3 et 4 avril, « en vue de prendre part à la première session des consultations AES-Russie », indiquent les ministres sahéliens dans un communiqué publié sur Facebook par le ministère des Affaires étrangères du Mali, qui assure la présidence de la confédération.
« Cette rencontre participe de la volonté commune des chefs d’État de la confédération AES et de la Fédération de Russie d’étendre leur partenariat et leur dialogue politique à l’échelle confédérale et de les inscrire au cœur de leur agenda diplomatique, de développement et de défense. Le rendez-vous de Moscou constitue une étape importante dans l’établissement des relations de coopération et de partenariat stratégique […] dans les domaines d’intérêt commun entre l’AES et la Russie », écrivent également les ministres.
La Russie et sa société de mercenaires privée Wagner, actuellement regroupés au sein de l’Africa Corps, aident les pays de l’AES à lutter contre les groupes jihadistes qui ont fait des dizaines de milliers de morts sur la majeure partie de leurs territoires. Moscou a également signé des accords de défense avec les trois pays à qui il a livré des matériels militaires. La Russie coopère aussi avec l’AES dans les domaines de l’énergie et des mines notamment.